Indépendance du Québec: ça devient urgent

Opinion publiée dans Le Devoir par: Marc Laviolette et Pierre Dubuc, respectivement président et secrétaire du club politique Syndicalistes et progressistes pour un Québec libre (SPQ Libre) .

La détérioration rapide de la situation économique et la mise à l’écart du Québec par le gouvernement fédéral mettent à l’ordre du jour l’urgence de l’indépendance nationale. Depuis son accession au pouvoir, le gouvernement Harper accorde des milliards de dollars en subventions à l’industrie pétrolière de l’ouest du pays. Maintenant, c’est «bar ouvert» pour l’Ontario.

Les gouvernements fédéral et de l’Ontario s’apprêtent à verser plus de 13,5 milliards aux seules entreprises Chrysler et GM. Après avoir financé l’Ontario à réoutiller son industrie automobile, Ottawa le fera encore pour l’aider à renover son parc de centrales nucléaires. Pendant ce temps, l’industrie forestière québécoise doit se contenter de quelques centaines de millions et Hydro-Québec développe à nos frais, sans aide fédérale, ses projets hydro-électriques. .

 

Le déclin du poids politique du Québec à Ottawa commence à se faire sentir. Le gouvernement Harper a annoncé son intention de modifier la carte électorale pour mieux refléter la réalité démographique du pays. On ajouterait 24 nouvelles circonscriptions en Ontario et un nombre à définir en Alberta et en Colombie-Britannique.

À cela s’ajoute le déclin relatif de la population francophone au Québec même. Celle-ci est descendue en dessous de 80 % dans l’ensemble du Québec, et sous la barre psychologique des 50 % sur l’île de Montréal. Il n’y a pas 36 000 interprétations à ces données: elles annoncent la marginalisation du Québec et son insignifiance politique à Ottawa.

Pour s’assurer que le Québec ne relève pas la tête, les forces fédéralistes poursuivent la «guerre» (expression de Jean Pelletier, ex-chef de cabinet de Jean Chrétien) entreprise contre le mouvement souverainiste. Un livre (Le Référendum volé) a documenté les hauts faits d’armes du fédéral lors de la dernière campagne référendaire (et ses) efforts pour neutraliser trois instruments essentiels pour l’accession du Québec à la souveraineté: 1. La reconnaissance internationale. 2. Un outil économique pour contrer les pressions financières. 3. Des médias sympathiques.
(…)

Un an avant l’élection américaine, personne n’aurait prédit l’élection d’un président noir. Pourtant, Barack Obama y est parvenu, en ralliant des couches de la population — les jeunes, les Noirs, les latinos — avec le slogan: «Yes, we can!» Notre projet d’indépendance nationale est aussi noble et enthousiasmant que l’élection d’un président noir en plus d’être une nécessité absolue. Avec 101 députés péquistes et bloquistes, et tout leur personnel politique, nous avons l’ossature organisationnelle pour mener campagne. Alors, présentons une stratégie et une démarche claires et rallions la population autour du slogan: «On est capables!»

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