Monthly Archives: juillet 2012

Lettre au Parti libéral du Canada qui s’inquiète au sujet du Québec…

Lettre au Parti libéral du Canada qui se pose des questions sur le Québec

Chers amis du Parti libéral du Canada,


La Presse nous apprenait ce matin que vous vous inquiétez.

Vous vous demandez pourquoi vous n’avez plus d’appuis au Québec.

Et pourquoi les Québécois francophones refusent depuis des années de vous faire confiance.


Vous croyez avoir une explication simple. C’est la faute au scandale des commandites!

Les Québécois vous en veulent encore, croyez-vous.

Et vos grands stratèges ajoutent: c’est parce que nous avons refusé de nous en excuser.


La solution? Un peu de repentance, et vous sortirez de votre pénitence électorale.

Vous repartirez alors à zéro. Vite! Il faut jouer la scène des grandes excuses publiques. Du passé, vous feriez enfin table rase!


Ok. Comment dire, amis libéraux?

C’est plus compliqué que ça.

Ce n’est pas que le scandale des commandites, d’argent ou de corruption. 

Derrière les commandites, il y avait quelque chose de plus gros. De beaucoup plus gros.


C’est que ce scandale ne venait pas de nulle part. Il était le dernier écho du coup de force de 1982.

Je vous parle du rapatriement unilatéral de la constitution.

Je vous parle d’une révolution dans l’histoire constitutionnelle canadienne. Qui s’est jouée contre le Québec.


De l’histoire ancienne? Pas tant que ça.

Une constitution influence en profondeur un peuple. Elle est faite pour ça, d’ailleurs. Une constitution pose les fondements du pouvoir dans un pays. Elle le structure, le charpente.


On peut s’en moquer. Elle ne se moque pas de nous.


Vous vous en souvenez, de 1982?

De la Constitution que Pierre Elliot Trudeau a imposé de force, contre l’Assemblée nationale du Québec, alors qu’il avait promis, au référendum de 1980, de s’ouvrir aux revendications historiques du Québec?

C’est une page noire de notre histoire.


La Constitution de Trudeau nie le Québec.

Il n’est plus un peuple sur deux mais une province sur dix.
Il n’est plus une nation fondatrice, mais une communauté culturelle parmi d’autres
.


Le Canada se livrait au même moment au gouvernement des juges, au nom d’une Charte des droits désormais présentée comme un texte sacré. Être Canadien, cela voudrait désormais dire croire religieusement à l’œuvre de Trudeau.


Pour vous, ce Canada, il est sacré. Quiconque le remet en question passe pour hérétique. 

D’ailleurs, au moment de Meech, en 1990, lorsqu’on a cherché à faire reconnaître le Québec comme société distincte, les héritiers de Trudeau s’y sont opposés. On aurait gâché son œuvre.


Au référendum de 1995, les Québécois sont venus bien prêt de quitter ce Canada qui avait renié la théorie des deux peuples fondateurs. 

Ils ont voté oui à 49,4% à l’indépendance. 

Les Québécois francophones ont voté oui à 61%.

Le Canada a eu chaud. Il avait failli se rompre. Il s’est dit: plus jamais ça.


Il a misé sur le plan B. Ça aussi il faut s’en souvenir. Il ne fallait plus accommoder les Québécois mais combattre leur nationalisme. Ce plan B, vous l’avez porté. Il diabolisait le nationalisme québécois. Il menaçait le Québec de partition. Son grand stratège siège encore avec vous, soit dit en passant.


En son cœur, il y avait la loi C-20. Avec elle, le Québec n’a le droit de quitter qu’avec la permission du Parlement fédéral. Ce dernier, par ailleurs, serait seul juge de la clarté de la question référendaire.

On appelle cela une mise en tutelle et un déni du droit à l’autodétermination du Québec.


Les commandites s’inscrivent aussi dans le contexte du Plan B. Il fallait acheter la loyauté. Du moins celle de la frange de leurs élites qui a toujours trouvé dans sa capacité à faire accepter aux Québécois leur subordination politique la condition de ses privilèges. Ça devait être ça, le fédéralisme rentable.


Alors, vous comprenez, tout cela est compliqué. Les Québécois n’ont pas des griefs superficiels à votre égard. Il leur arrive d’avoir plus de mémoire qu’on croit.


Le PLC (le Canada?) veut s’excuser pour quelque chose?


1. Qu’il s’excuse d’avoir imposé au Québec une constitution qui diminuait les pouvoirs de l’Assemblée nationale.


Qu’il s’excuse d’avoir imposé un régime politique où la Cour suprême peut déconstruire la loi 101.


2. Qu’il s’excuse de nous avoir imposé la religion du multiculturalisme qui marginalise chez elle la nation québécoise et justifie l’idéologie des accommodements raisonnables.


Qu’il s’excuse de nous avoir imposé une Charte des droits qui consacre pratiquement le gouvernement des juges.


3. Qu’il s’excuse de nous avoir imposé la loi C-20 et d’avoir mis en tutelle l’Assemblée nationale.


4. Qu’il s’excuse d’avoir diabolisé le nationalisme québécois pendant des années en le présentant comme une passion xénophobe. Qu’il s’excuse d’avoir cherché à acheter la loyauté des Québécois.


Oui. Qu’il s’excuse de tout cela.

Et surtout, qu’il agisse en conséquence.

Qu’il amende sa constitution, qu’il désavoue l’héritage de Trudeau, qu’il s’ouvrira aux revendications historiques du Québec, qu’il n’essaiera plus jamais de nuire à la loi 101 et qu’il plaidera pour son application aux entreprises fédérales, par exemple.


Mais il ne s’excusera pas de ça. Bien sûr que non. Parce qu’il est fier de son héritage. Parce qu’il se croit le gardien du Canada. Parce qu’en renonçant au trudeauisme, qui est l’idéologie officielle du Canada de 1982, il renoncerait à son identité.


C’est justement là le problème du PLC au Québec. C’est l’héritage dont il est fier qui l’empêche de se réconcilier avec les Québécois francophones.

C’est l’idéologie qui lui sert d’identité politique qui l’empêche de renouer avec eux.

Le remariage est impossible.


Les Québécois francophones ne sont pas pressés d’aller vers l’indépendance, d’accord.

Cela ne veut pas dire qu’ils sont prêts à embrasser ceux qui l’ont floué et s’en font encore une fierté.


Amitiés,

Mathieu Bock-Côté

 

(Pierre-Elliott Trudeau)

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Ils veulent transformer Hydro-Québec en HYDRO-CANADA, autre vol du siècle

 

L’autre vol du siècle du PLQ-Power contre les Québécois (raté pour l’instant) après l’île d’Anticosti.

Des milliards et des milliard$, l’économie de tout un peuple est en jeu.

 

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Savez-vous pourquoi John James Charest voulait acheter Hydro-Nouveau-Brunswick (par Hydro-Québec)?
Parce qu’ainsi, en sortant du Québec, Hydro-Québec tombait sous la Loi Constitutionnelle canadienne de 1867, article 92a et Hydro-Québec, LE COEUR DE NOTRE ÉCONOMIE, deviendrait HYDRO-CANADA, ce n’est pas des blagues!

Le peuple Québécois s’est soulevé et Charest a reculé, mais il poursuit son travail de pillage du Québec avec Desmarais (Power Corporation), son ami Thierry Vandal qui est à la tête d’Hydro-Québec, son ami Michael Sabia de la Caisse de dépôt et placement du Québec (les économies de tout un peuple) qui passe du temps chez Desmarais à Sagard et Michel Plessis-Bélair est vice-président du conseil de Power Corp et est au conseil d’administration d’Hydro-Québec.

En prime, les médias répètent que nous sommes pauvres, ce qui est faux et vise à nous convaincre de vendre nos actifs nationaux.
Jean Charogne a endetté le Québec comme jamais et viendra le moment où ils diront qu’ils nous faut de l’argent et vendront des parties d’Hydro-Québec aux firmes de Desmarais.

RÉVEILLONS-NOUS: ILS SONT EN GUERRE CONTRE NOUS.
NOUS NE DEVONS PAS LES LAISSER FAIRE.
C’EST RENDU UNE QUESTION DE SÉCURITÉ NATIONALE POUR LE QUÉBEC.

Lisez le livre de Richard Le Hir « DESMARAIS, DÉPOSSESSION TRANQUILLE »:
http://www.vigile.net/Desmarais-la-depossession

http://www.nonauxhausses.org

Mouvement citoyen national du Québec

 

Canada fasciste? Oui, croyez-y.

Les preuves sont accablantes
Le Canada de Harper est un État autoritaire
Devant la montée du fascisme canadien, le Québec doit se lever.

Glorification outrancière de la monarchie, invention d’un patriotisme canadien via la militarisation du pays, manque de respect total pour la vie privée et les droits humains, usage d’aveux obtenus par la torture dans d’autres pays, conservatisme religieux obscurantiste, obsession pour le crime et le châtiment, protection du grand patronat par l’écrasement des travailleurs, retour des débats sur l’avortement et la peine de mort, insultes répétées envers le Québec…

Voici là quelques exemples du glissement du Canada vers l’autoritarisme, phénomène qui a commencé en 2006 après la première élection minoritaire des conservateurs de Stephen Harper à Ottawa et qui s’est concrétisé tout de suite après son élection « majoritaire » du 2 mai dernier. Après cette élection, ma prédiction pour le Québec était une catastrophe qui devait réveiller le peuple québécois et lui montrer le chemin logique vers l’indépendance, puisque le gouvernement Harper, maintenant libre de faire ce qu’il veut, sans la moindre trace d’une quelconque opposition organisée pour lui faire face au Québec comme au Canada anglais, allait nous en faire.

Depuis plusieurs mois déjà, Stephen Harper et son équipe de ministres enragés et de sénateurs non élus, nous ont bien démontré qu’ils n’ont absolument rien à foutre des préoccupations et des valeurs du peuple québécois, tout comme ils se fichent pas mal des droits humains chez eux.

Le gouvernement conservateur du Canada ne représente pas la majorité de la population, loin de là :

Les traîtres qui défendent ce gouvernement, une bande de chroniqueurs mercenaires démagogues qui haïssent les valeurs québécoises communément reconnues, n’ont comme principal argument que le rappel que ce gouvernement serait « majoritaire » et aurait donc la légitimité pour faire ce qu’il veut. Une telle affirmation est aberrante pour deux raisons précises :

La première raison est que cela réduit à néant le concept d’imputabilité des députés et du gouvernement envers la majorité du peuple, comme si on pouvait en même temps se prétendre « démocrate défenseur de la liberté » et envoyer promener 60% de la population qui s’est déplacée pour aller voter. La deuxième raison est que la prétendue « majorité » conservatrice au Canada n’est qu’une vulgaire arnaque, gracieuseté de l’archaïque système électoral à la britannique. En réalité, en sachant déjà que 39,6% ne représente en rien une majorité, c’est encore pire quand on tient compte des annulations de vote et du taux d’abstention : cela ramène « l’appui populaire » à Stephen Harper à sa taille réelle, soit un peu moins de 25% de la population adulte totale du Canada.

Rendu là, disons qu’il n’y a plus beaucoup de dirigeants dans le monde qui pourraient recevoir des « leçons de morale démocratique » du gouvernement du Canada, à part peut-être Michel Martelly d’Haïti, « l’élu » des puissances coloniales en Haïti, à la suite d’une élection avec un taux de participation ridicule de 22%, pour un grand total de 15% des citoyens d’Haïti… soit assez pour que cette farce d’élection soit saluée comme « des résultats enviables » et « une majorité clairement exprimée » par l’ex journaliste et ex gouverneure générale du Canada, Michaëlle Jean.

Les enragés antidémocratiques du gouvernement Harper :

Tout d’abord, du côté des sénateurs, la volonté de Pierre-Hugues Boisvenu de ramener la peine de mort au Canada est aujourd’hui un secret de polichinelle. Cet homme se fiche de la démocratie et des droits humains comme de sa dernière chemise. On le sait, pour lui, être accusé d’un crime, c’est la même chose qu’être coupable (il l’a clairement fait savoir dans plusieurs entrevues depuis le début de l’année, dans le cadre de son « argumentaire » en faveur du rétrograde projet de loi C-10), donc on pourrait penser qu’en suivant sa logique, après sa déclaration récente selon laquelle il désirait que des cordes soient « distribuées aux meurtriers reconnus coupables pour qu’ils se pendent », on devrait distribuer des cordes aux gens accusés de meurtre.

C’est généralement ce qui arrive quand on donne des postes d’influence à des fous furieux traumatisés qui se croient investis d’une sorte de mission de vengeance contre une imaginaire criminalité en hausse… Il ne faut jamais oublier de rappeler au passage que la peine de mort est indigne d’un État démocratique digne de ce nom.

Monsieur Boisvenu ose se cacher derrière son titre autoproclamé de « défenseur des familles des victimes de crimes » alors qu’il est en fait le porte parole d’un gouvernement qui ne s’est pas gêné pour organiser une soirée festive privée, aux frais des contribuables, pour célébrer l’abolition du registre des armes à feu, complet avec sa destruction pour empêcher le Québec d’avoir son propre registre, comme le souhaite le peuple québécois par une majorité écrasante. Pierre-Hugues Boisvenu se rend ainsi complice d’un manque de respect flagrant pour les familles des victimes de meurtres par arme à feu, dont les familles des victimes du pire massacre de l’histoire récente du Québec, celui de la polytechnique, perpétré à l’époque par un conservateur misogyne.

On en vient maintenant au ministre de la sécurité publique, l’ultra-conservateur Vic Toews. Un fanatique religieux obsédé par « la morale et l’ordre » qui a déjà proposé, il y a quelques années seulement, de faire monter l’âge légal du consentement sexuel au Canada à 21 ans. Maintenant que les conservateurs sont « majoritaires », ils se sont permis de le ressortir du placard des ministres honteux, comme pour Maxime Bernier. Aujourd’hui, Toews revient à la charge avec le projet de loi C-30, le projet de « loi et ordre » rêvé de tout État policier qui se respecte. Sous couvert de la lutte aux cyberprédateurs, cette loi donnerait des pouvoirs démesurés aux forces de police pour espionner n’importe quel citoyen canadien sans avoir besoin de la moindre autorisation supérieure. En gros, cela signifierait la mort du concept de vie privée au Canada, un beau paradoxe de la part d’un gouvernement conservateur ultra-capitaliste qui fait de la défense de la propriété privée (des grandes banques et de la bourgeoisie) une de ses principales priorités.

Il est également possible que cette loi constitue le premier assaut au Canada du projet de « législation mondiale » d’Internet, l’ACTA, un projet négocié en privé entre les gouvernements pro-occidentaux et les grandes corporations pour censurer Internet, sous couvert de la protection de la propriété intellectuelle. L’ACTA, une menace sérieuse à la liberté d’expression sur Internet à travers le monde, disposerait sensiblement des mêmes pouvoirs surdimensionnés et antidémocratiques d’espionnage de la population, sauf qu’en plus des forces de répression, les grandes corporations pourraient faire usage des mêmes pouvoirs pour faire fermer manu militari les sites qu’elles n’aiment pas.

Il y a aussi la ministre fédérale du travail, Lisa Raitt, qui a démontré que pour le gouvernement conservateur du Canada, les droits des travailleurs ne veulent rien dire. Depuis la grève chez Postes Canada l’année dernière, il est clair que le gouvernement canadien prend systématiquement la défense des employeurs en blâmant toute situation d’arrêt de travail sur les employés syndiqués, même en cas de lock-out, ce qui est complètement injuste.

Le gouvernement conservateur a même créé un précédent en imposant aux employés de Postes Canada, des employés de l’État mis en situation de lock-out contre leur gré, un retour au travail forcé assorti de conditions de travail et de baisses salariales encore plus draconiennes et injustes que ce que proposait la dernière offre patronale avant le déclenchement du conflit. Les compagnies opérant en sol canadien savent maintenant qu’elles peuvent imposer ce qu’elles veulent à leurs employés, puisque le gouvernement de Stephen Harper sera toujours de leur côté, contre les intérêts du peuple et de la classe ouvrière.

La ministre Raitt a récemment poussé l’odieux jusqu’à insinuer qu’une grève qui affecterait l’économie au Canada pourrait être considérée comme une « menace pour la santé et la sécurité des canadiens » et que cela justifierait une loi du gouvernement fédéral pour forcer le retour au travail des employés visés, sous des conditions de travail dictées par le gouvernement, sans aucune négociation. Après tout, « on ne négocie pas avec les menaces à la sécurité nationale », pas vrai ? Sauf que dans la réalité, en faisant ce genre d’amalgames répugnants, en comparant par la bande, d’honnêtes travailleurs à des terroristes, le gouvernement conservateur nous prouve une fois de plus son dédain pour la santé et la sécurité des travailleurs et des travailleuses, du Canada comme du Québec. De plus, placer ainsi l’économie avant les droits les plus élémentaires des travailleurs constitue clairement une atteinte aux droits humains.

Le rapport de force employés/employeur n’a pas été aussi nul depuis longtemps, à l’époque où on laissait les minières engager des mercenaires pour fusiller des travailleurs affamés qui faisaient la grève pour des meilleurs salaires et des conditions de travail humaines.

De l’argent dans le militaire… pour pouvoir mieux opprimer le peuple ?

De l’argent, les pays occidentaux en manquent tous… sauf quand il s’agit d’en injecter massivement dans le complexe militaro-industriel. Aux États-Unis, la structure économique réelle est en train de s’effondrer, ce qui n’empêche pas la fuite en avant des dirigeants du pays dans des dépenses militaires astronomiques, au nom d’une hypothétique guerre contre l’Iran afin de se saisir des vastes ressources pétrolières de ce pays. Le Canada, en bon petit caniche, s’enfonce dans les mêmes erreurs que ses maîtres de Washington, en se préparant à flamber des dizaines de milliards de l’argent public pour acheter des avions de guerre F-35 à la compagnie d’armement américaine Lockheed Martin. En passant, il a été confirmé que cet avion a échoué les tests de sécurité et de fiabilité du Pentagone. C’est donc dire si nous sommes en train de nous en faire « passer une vite » par le gouvernement Harper et son ministre de la défense Peter Mackay.

En fait, comme ces dépenses ne servent à rien, on pourrait croire qu’elles ne servent à rien d’autre qu’à créer de toutes pièces une sorte de patriotisme militariste aveugle, dans le but de faire oublier au peuple ses problèmes et de convaincre les citoyens d’accepter la répression de leurs semblables qui résistent pacifiquement aux politiques réactionnaires du gouvernement. Si ça ne marche pas, dans le futur, un gouvernement conservateur de plus en plus autoritaire pourra toujours tester ses engins de mort sur sa propre population récalcitrante…

Des médias privés qui ressemblent à des médias d’États totalitaires :

À une autre époque, on avait l’habitude de dire que la presse libre agissait comme un contre-pouvoir en informant les citoyens des dérives de toutes sortes de leurs gouvernements. Cette époque est révolue depuis longtemps. À part pour de rares occasions, les grands médias privés occidentaux agissent aujourd’hui comme des haut-parleurs de leurs gouvernements nationaux respectifs. Notre gouvernement prépare une guerre contre un État étranger inoffensif ? « L’unanimité derrière le gouvernement est de mise et ceux qui ne sont pas d’accord seront congédiés ! » Notre gouvernement applique de manière méthodique un agenda moralement rétrograde qui vise à faire reculer sur tous les fronts nos libertés civiles durement acquises après des décennies de luttes sociales ? « Nos chroniqueurs vous rappellent que ce gouvernement est majoritaire de ses 39,6% et que si vous vous opposez à ses politiques, vous n’êtes qu’un marginal qui ne respecte pas les choix du reste du Canada ! »

On dit qu’une démocratie peut être évaluée sur la diversité de ses médias. Dans ce cas, la démocratie est en piteux état au Canada, comme c’est le cas partout en Occident. L’unanimité forcenée de certains médias pour se ranger derrière les mensonges parfois évidents du gouvernement, en particulier quand il est question de politique étrangère, n’est pas sans rappeler les prétentions à la vérité absolue des médias d’États totalitaires.

La « presse libre » autoproclamée de l’Occident n’est plus qu’un mythe. La véritable presse libre et diversifiée, l’information alternative, est marginalisée dans un coin, parce qu’elle n’a pas accès aux subventions d’un quelconque milliardaire en quête d’influencer la prochaine campagne électorale dans son pays…

Ces dérives autoritaires ne doivent pas être tolérées

Il est faux de dire que le peuple n’a aucun pouvoir. Même en cas de perte de pouvoirs démocratiques, il aura toujours le pouvoir de sa force de travail, soit le pouvoir économique suprême. Un gouvernement autoritaire qui cherche à museler sa population peut facilement écraser un mouvement de grève ou de protestation isolé, mais il ne peut pas faire la même chose contre une population unie dans la grève générale ! Cela vaut aussi pour toi, Jean Charest !

Dans le cas du Québec, la solution la plus simple et la plus viable restera toujours l’indépendance face à la fédération monarchiste canadienne. Nous, québécois, avons plusieurs motifs historiques, culturels, économiques et idéologiques valables pour sortir de cette fédération colonialiste. Aujourd’hui, Stephen Harper ne cesse de nous en fournir d’autres à chaque semaine.

À bas l’État policier de Stephen Harper ! Vive la liberté et la révolution !

Gabriel Proulx, co-porte parole du Parti communiste du Québec

L’analphabète politique – l’imbécile

L’ANALPHABÉTISME POLITIQUE

« Le pire des analphabètes, c’est l’analphabète politique.

Il n’écoute pas, ne parle pas, ne participe pas aux événements politiques.

Il ne sait pas que le coût de la vie dépend des décisions politiques. L’analphabète politique est si bête qu’il s’enorgueillit et gonfle la poitrine pour dire qu’il déteste la politique.

Il ne sait pas, l’imbécile, que c’est son ignorance politique qui produit la prostituée, l’enfant de la rue, le voleur, le pire de tous les bandits et surtout le politicien malhonnête, menteur et corrompu, qui lèche les pieds des entreprises nationales et multinationales. »

Bertolt Brecht, poète et dramaturge allemand (1898/1956)

Québec: « Le Canada va nous mettre dehors! » Oui! Svp faites!

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