Les nouveaux barbares : dictature libérale au Québec

Superbe texte. Résumé.

Parti libéral - Cabinet Simpson
Le Québec est gouverné depuis 12 ans (exception faite de 18 mois de 2012 à 2014) par les Nouveaux barbares.
Pour le Nouveau barbare, la culture et l’Histoire n’ont pas d’intérêt.
Il n’hésite pas à tout mettre sur le même pied d’égalité.
Leur désir le plus cher serait une immense vente de garage afin de tout liquider pour repartir à zéro.
Ce qui compte pour lui, c’est le présent, le « concret », ce qui est là sous la main.
C’est ce qui a fait dire à Philippe Couillard: « on est tous venus d’ailleurs » et que « c’est juste la date d’arrivée qui change », faisant ainsi de nous tous des immigrants.
Pas surprenant dans ce contexte qu’il se soit dit disposé à signer la Constitution canadienne.
Le Nouveau barbare est tout de même intéressé par l’avenir, mais pas pour un projet de société ou des valeur, seulement la valeur marchande, ce qui est comptabilisable et surtout rentable.
S’il se dit préoccupé par la dette, c’est dans le but d’ouvrir la porte à l’entreprise privée, c’est-à-dire à lui et ses amis.
C’est que le Nouveau barbare est convaincu qu’il s’est fait lui-même, qu’il ne doit rien à personne ni à la société.
« Si je m’en suis sorti tout seul, alors tout le monde peut en faire autant. »
Pour lui, le filet social est un ruban à mouches qui attire les parasites (autres que lui).
Pour lui, le rôle du citoyen est réduit à celui de simple électeur et surtout de payeur de taxes et d’impôts.
Dans sa gestion des « vraies affaires », il s’adresse au citoyen en tant que consommateur de services, d’usager, de client.
Le Nouveau barbare est un calculateur prêt à tout sacrifier pour arriver à ses fins.
Pour lui, la nature dans son ensemble est un bassin de matière première et d’énergie, comme un immense buffet chinois dans lequel lui et ses amis peuvent se servir à volonté pour s’enrichir. Plan Nord, pétrole de schiste, projet d’oléoduc… All you can eat.
Reste l’usage que le Nouveau barbare fait de la langue.
Les mots dans sa tête se comportent comme des girouettes : leur sens change au gré de ses intérêts et selon les circonstances.
C’est ainsi que « l’intégrisme religieux est un choix personnel » dans la bouche d’un Philippe Couillard et que la ministre Weil peut – ou non – accepter un intégriste dans son cabinet.

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