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On doit exiger que François Legault publie sa déclaration d’impôts

Qu’est-ce qui a pou$$é ce fervent indépendantiste à passer soudainement à la profession de foi fédéraliste?
Dévoilement des rapports d’impôts, pour éviter de renouveler l’affaire Charest, chef du Parti libéral, qui recevait annuellement 75 000 $ du Parti Libéral, en plus de son salaire de chef de l’Opposition, puis de premier ministre.

Cet extra de 75 000 $ par année était le prix payé pour que Jean Charest abandonne la direction du Parti Conservateur et renonce à son ambition de devenir premier ministre du Canada.
21 août 2012
Pierre Dubuc
L’Aut’Journal, journal libre et indépendant.  Lien

 

Aux États-Unis, il est pratique courante d’exiger des candidats à la présidence qu’ils publient leurs plus récentes déclarations d’impôts. Présentement, d’énormes pressions sont exercées en ce sens sur un Mitt Romney réticent, mais qui aura beaucoup de difficultés à se défiler.

Au Québec, la publication des déclarations d’impôts des candidats au poste de premier ministre nous aurait permis de constater, dès son arrivées sur la scène politique québécoise en 1998, que Jean Charest recevait annuellement 75 000 $ du Parti Libéral, en plus de son salaire de chef de l’Opposition, puis de premier ministre.

Cet extra de 75 000 $ par année était le prix que les bailleurs de fonds libéraux ont accepté de payer pour que Jean Charest abandonne la direction du Parti Conservateur et renonce à son ambition de devenir premier ministre du Canada.

Nous avons un autre cas d’espèces avec François Legault. Tous se demandent qu’est-ce qui a amené ce fervent indépendantiste – il avait sa carte du PQ à 16 ans – à abandonner ses convictions les plus profondes pour des professions de foi fédéralistes.


Un comportement étrange

Dans Le mirage François Legault (VL Éditeur), le journaliste Gilles Toupin rappelle l’étrange comportement de Legault lors du scandale des FIER au printemps 2009. Ces Fonds d’intervention économique régionale (FIER) avaient été mis sur pied par le ministre des Finances Yves Séguin pour aider les entreprises à obtenir du capital de risque.

Porte-parole du PQ en matière de finances publiques, Legault avait découvert que certains dirigeants de FIER avaient investi de l’argent dans leurs propres entreprises et il étalait sur la place publique des pratiques fort douteuses.

Si bien que le ministre Bachand s’était vu contraint de demander au vérificateur général de faire enquête sur tous les projets qui avaient profité des FIER. Son rapport, publié le 2 décembre 2009, confirmait les allégations de laxisme dans la gestion des FIER.

Par sa maîtrise du dossier, Legault triomphait. Mais, nous apprend Toupin, « presque du jour au lendemain, François Legault ne voulut plus poursuivre ses charges à fond de train contre le gouvernement dans cette affaire ». Que s’était-il donc produit?

Selon Toupin, l’événement déclencheur est le fait que « le 30 avril 2009, alors qu’il se trouvait dans le Salon rouge de l’Assemblée nationale, François Legault reçut la visite impromptue d’un huissier qui lui tendit une mise en demeure de la firme d’avocats McCarthy Tétrault qui, au nom de ses clients Pietro Perrino et Valier Boivin – explicitement mis en cause dans le scandale des FIER –, lui faisait une demande formelle de rétractation ».

Toupin rapporte les propos d’un proche collaborateur de Legault : « Il était complètement paniqué et il avait peur pour son portefeuille; pour sa fortune personnelle. Il était très difficile de le raisonner. Nous avions beau lui rappeler que ses propos avaient été tenus en chambre et qu’il jouissait de l’immunité parlementaire, il ne voulait rien entendre. Nous lui disions que d’autres députés collectionnent sans conséquences les mises en demeure du genre, que le stratagème de Perrino et Boivin n’avait pour seul but que de le faire taire, qu’il ne devait pas s’inquiéter… il n’y avait rien à faire pour le rassurer. »

À partir de ce moment –là, Legault recule. Il ne veut plus toucher au dossier des FIER. A-t-il eu d’autres menaces, plus discrètes, touchant son portefeuille d’actions?


L’entrée en scène de Charles Sirois

Au moment où Legault amorce son virage, l’aile parlementaire du PQ découvre, nous apprend Toupin, que la personne qui a, au Québec, le plus d’intérêts dans les FIER est Charles Sirois, un proche de Charest, mais qui sera plus tard, le cofondateur de la CAQ!

Les recherchistes du PQ découvrent que Sirois, à la tête du holding Télésystème, est un acteur central des FIER et que les sommes en cause sont beaucoup plus importantes que dans le cas de Perrino et Boivin.

Citons à nouveau Toupin : « Les péquistes décident donc de foncer et de mettre en cause Charles Sirois dans le dossier des FIER à l’Assemblée nationale. Les questions sont rédigées. Il est pour ainsi dire minuit moins cinq, et tout est prêt pour lancer la frappe.

« Mais François Legault dit non; il refuse de faire le travail. Il s’abstient complètement. Pour s’en justifier, il se lève au caucus et annonce aux autres députés qu’il ne veut plus ‘‘ salir des réputations’’ – lui qui jugeait encore quelques jours plus tôt qu’il était pleinement justifié de dénoncer les abus commis par ceux qui avaient utilisé les FIER à mauvais escient. »

Devant le silence de Legault, c’est le député François Bonnardel de l’ADQ qui s’empara de l’affaire, de façon maladroite parce qu’il ne maîtrisait pas aussi bien le dossier que François Legault.


Fausse sortie

En juin 2009, Legault annonce qu’il quitte la vie politique. Selon Toupin, « il confie également à des collaborateurs qu’il a perdu de l’argent dans la crise économique de 2008 et qu’il aimerait bien se refaire dans le privé ».

Mais il semble bien que l’adieu à la vie politique était plutôt feint que sincère. Dans son long reportage consacré à la CAQ dans le magazine L’Actualité, (Dans le ventre de la CAQ, L’Actualité, mai 2012), le journaliste Alex Castonguay écrit que, pendant que Legault roulait vers Montréal avec son adjoint, Martin Koskinen, la sonnerie du cellulaire s’est fait entendre. « La voix grave de Lucien Bouchard retentit dans le téléphone. L’ancien premier ministre péquiste, qui a recruté Legault en 1998, le félicite pour son départ. ‘‘C’est le moment de prendre du temps pour toi’’ dit-il, avant d’ajouter d’un ton sérieux : ‘‘Il est aussi temps de penser à ton avenir politique.’’ »

On connaît la suite. Sirois et Legault vont s’associer et fonder la CAQ, avec l’appui de Pierre-Karl Péladeau de l’empire Quebecor, et la bénédiction du gouvernement Harper et de Bay Street.

Rappelons que les journaux anglophones de l’empire Quebecor, regroupés dans Sun Media, ont appuyé ouvertement le Parti conservateur et Stephen Harper lors de la dernière campagne électorale fédérale et que Charles Sirois est le président du conseil de la Banque Canadienne Impériale du Commerce (BCIC), la deuxième banque en importance au Canada, et traditionnellement liée au Parti conservateur.

On connaît la suite des événements, mais on ne sait rien des tractations qui se sont déroulées en Charles Sirois et François Legault, sous le parrainage de Lucien Bouchard. L’a-t-on aidé à se « refaire » financièrement? Touche-t-il un salaire secret comme dans le cas de Jean Charest? Ou a-t-il plutôt reçu pour sa conversion au fédéralisme des actions d’entreprises? La publication de ses récentes déclarations d’impôts et de ses transactions financières serait certainement d’intérêt public.

Aujourd’hui, Legault parle de « courage », en promettant de s’attaquer aux organisations syndicales. Mais, celui dont la fortune doit beaucoup à l’appui du Fonds de solidarité de la FTQ lors de la création d’Air Transat, était beaucoup moins « courageux » quand les Pietro Perrino, Valier Boivin, Charles Sirois lui ont intimé de cesser de fouiller dans leurs combines, comme nous l’apprend Le mirage de François Legault de Gilles Toupin.

Québec Legault = Charest, CAQ = PLQ. Desmarais tire les ficelles

Le « modus operandi » des spoliateurS
Et si vous croyez avoir tout vu…
Legault = Charest, CAQ = PLQ. Dans les deux cas, c’est l’Oncle Paul qui tire les ficelles

Richard Le Hir
Tribune libre de Vigile
samedi 26 novembre 2011      17121 visites      22 messages


Question : Quel rapport y a-t-il entre la crise mondiale, Sarkozy (lequel ?), Desmarais (Paul), Sirois (Charles), Legault (François) et le CAQ (le quoi ?) ?Réponse : Bonne question. Écoutez bien, vous allez être surpris.

Il y a quelques jours, à la recherche de ma ration quotidienne d’informations sur l’évolution de la crise, je me rends sur un site alternatif américain, surtout fréquenté par les spécialistes des marchés financiers, et je tombe sur une manchette qui m’interpelle instantanément : « Sarkozy : La crise de liquidités qui vient de s’amorcer en Europe est attribuable à un problème insoluble de 30 000 milliards » [ma traduction].

Première surprise, le Sarkozy dont il est ici question n’est pas Nicolas, c’est son demi-frère Olivier qui se trouve à être le grand patron de la division des services financiers mondiaux du Groupe Carlyle depuis 2008, ce que j’ignorais, mais que j’ai rapidement découvert en effectuant quelques recherches sur Google ».
Ainsi, on apprend sur Wikipedia que « Pierre-Olivier Sarközy de Nagy-Bocsa, dit Olivier Sarkozy, est un homme d’affaires franco-américain. Il est le demi-frère de Nicolas Sarkozy et est un dirigeant du groupe Carlyle ».
Wikipedia offre un lien qui nous mène directement au Groupe Carlyle, « … une société d’investissement américaine fondée en 1987.

Basé à Washington D.C., il est présent dans de nombreux domaines d’activités, comme l’aéronautique, la défense, l’industrie automobile et des transports, l’énergie, les télécommunications et les médias. Ses investissements sont essentiellement situés en Amérique du Nord, en Europe et en Asie du Sud-Est.
Le groupe possède 89,3 milliards de dollars de capitaux propres et il emploie plus de 515 professionnels de l’investissement dans 21 pays.
Les différentes entreprises de son portefeuille emploient au total plus de 286 000 personnes dans le monde et Carlyle compte environ 1 100 investisseurs répartis dans 31 pays à travers le monde.

Le Groupe Carlyle est dirigé depuis janvier 2003 par Louis Gerstner, ancien patron d’IBM. Parmi ses dirigeants, de nombreuses personnalités se sont succédées, telles que George H. W. Bush ou encore Olivier Sarkozy ».

Notons au passage qu’il s’agit d’un groupe privé, donc qui n’est pas inscrit en bourse et n’est pas tenu de divulguer quelque information que ce soit sur la structure de son capital-actions.

Un peu plus loin dans le texte, on découvre une rubrique intitulée « Principaux investisseurs et conseillers » qui comporte une vingtaine de noms de personnalités issues des milieux d’affaires et de la politique, parmi lesquelles on a la surprise de découvrir les noms de Laurent Beaudoin (Bombardier) et Paul Desmarais (Power Corporation).

En effet, lorsqu’on examine la composition de cette liste, les autres noms qui y figurent sont ceux de personnalités politiques ou d’affaires américaines ou étrangères importantes. Que le Canada soit représenté par deux personnalités d’affaires est déjà surprenant compte tenu de l’importance relative de l’économie canadienne dans l’économie mondiale, et que ces deux personnalités émanent du Québec est un autre facteur de surprise.
Sans vouloir minimiser l’importance de MM. Beaudoin et Desmarais et de leurs entreprises, il reste qu’il y a d’autres grandes entreprises canadiennes dont on est surpris de ne pas trouver de représentants sur cette liste. Qu’on pense seulement aux groupes Thomson ou Weston.

Pour essayer d’y voir plus clair, j’ai consulté également la version anglaise de Wikipedia. Seule différence en ce qui concerne le Canada, c’est qu’on mentionne le nom de l’ancien premier ministre Frank McKenna du Nouveau-Brunswick (l’un des trois saboteurs de l’Accord du Lac Meech, et le premier à avoir renié sa signature) parmi la liste des conseillers politiques, ce qui peut d’autant mieux se comprendre lorsqu’on sait qu’il est membre du groupe Bilderberg (comme Paul Desmarais père s’il faut en croire Wikipedia et le site Argent de Quebecor dans un article assez railleur écrit un jour où PKP devait être « en maudit » contre Desmarais), et qu’il a été ambassadeur du Canada à Washington.
On constate donc que Carlyle est un lieu d’influence important au sein duquel les Desmarais sont particulièrement bien introduits, et la présence d’Olivier Sarkozy au sein de ce groupe nous permet encore mieux de comprendre comment « l’empire » déploie ses tentacules.

Ainsi, en consultant l’annonce de la nomination d’Olivier Sarkozy au poste qu’il occupe présentement chez Carlyle, on découvre qu’il a réalisé un certain nombre de mandats importants, dont un pour la CIBC, une banque canadienne dont le président du conseil d’administration est nul autre que Charles Sirois.

On n’est évidemment pas surpris de voir tout ce beau monde baigner dans les mêmes eaux, mais le fait qu’on les y retrouve nous permet de comprendre qu’elles se rendent volontiers des petits services, du genre « Gratte-moi le dos, je te gratterai le tien », et que le genre de service qu’un Charles Sirois peut rendre à un Paul Desmarais pour le remercier d’avoir mis à sa disposition son carnet de bonnes adresses est d’aider François Legault à constituer rapidement avec sa CAQ une alternative à Jean Charest qui a désormais beaucoup trop de plomb dans l’aile pour se faire réélire.

L’hostilité de Paul Desmarais au mouvement indépendantiste est bien connue, mais jamais auparavant n’a-t-il mis tant d’efforts à s’assurer que le PQ ne prenne pas le pouvoir. La Presse fait tout ce qu’elle peut pour présenter Legault et la CAQ sous le jour le plus favorable. Encore hier, elle tirait une interprétation toute personnelle du dernier sondage CROP. À croire ce qu’elle écrit en grosses lettres, Legault consoliderait son avance…

Sauf que… Legault serait battu par Duceppe à la tête du PQ. Mais ça, c’est écrit en petites lettres. On ne s’attend évidemment à rien d’autre de La Presse. Mais ce genre de manipulation en dit long sur les intentions de ceux qui s’y livrent et trahit aussi l’importance que la question a pour eux.

Le refus de « l’empire » d’envisager une alternance indépendantiste et de chercher par tous les moyens d’en favoriser une autre ne peut s’expliquer que de deux façons.
Ou bien il est convaincu que l’élection d’un nouveau gouvernement indépendantiste règlerait de façon définitive la question de l’indépendance du Québec à l’encontre de sa propre option, ou bien l’arrivée au pouvoir d’un tel gouvernement mettrait gravement en péril ses intérêts d’affaires.

Si la motivation de l’empire est essentiellement politique, la bonne nouvelle pour les indépendantistes, c’est que leur option se porte bien mieux qu’ils ne le pensent. Mais s’il est vrai que la conjoncture externe n’a jamais été plus favorable à l’indépendance, il y a encore loin de la coupe aux lèvres sur le plan interne.

Donc, la motivation principale de l’empire Desmarais/Power Corp est essentiellement liée à la promotion et à la défense de ses intérêts d’affaires, et son engagement fédéraliste est subsidiaire, dans la mesure où il a toujours cru qu’il parviendrait plus facilement à ses fins dans un Canada fédéral que dans un Québec indépendant. Cette conclusion offre aux Québécois une grille de lecture particulièrement éclairante.

En effet, le public québécois peut voir tout d’abord que les intérêts d’affaires de « l’empire » sont non seulement différents des leurs, mais qu’ils y sont diamétralement opposés, et ensuite que « l’empire » est présentement engagé au Québec dans des activités qui revêtent pour lui un intérêt si vital qu’il est hors de question pour lui d’envisager la possibilité de l’élection d’un gouvernement à Québec qu’il ne serait pas en mesure d’influencer ou de contrôler.

Comme j’ai déjà eu l’occasion de le souligner à quelques reprises à propos de « l’empire », et notamment au cours des dernières semaines
http://www.vigile.net/Le-Plan-Nord-… ,
http://www.vigile.net/Power-Corpora… ,
http://www.vigile.net/Francois-Lega… ,
http://www.vigile.net/L-empire-tent… ,
http://www.vigile.net/Pleins-feux-s… ;
http://www.vigile.net/Une-opacite-f… ,
http://www.vigile.net/Les-visees-du…
on ne peut pas reprocher à un loup d’être un loup, mais on peut certainement reprocher au berger de lui ouvrir toutes grandes les portes de la bergerie.

À cet égard, la responsabilité du gouvernement Charest est entière, et elle est d’autant plus grande que le loup s’avance masqué, en se cachant derrière une panoplie de sociétés écrans et d’intermédiaires plus ou moins anonymes qu’il manipule à loisir http://www.vigile.net/Anticosti-les… , http://www.vigile.net/Anticosti-les… , à la connaissance du gouvernement Charest.

Jean Charest est en fonction depuis le 29 avril 2003, soit depuis un peu plus de huit ans. Pendant toutes ces années « l’empire » s’est immiscé jusque dans les derniers recoins de l’État québécois pour faire en sorte que ses intérêts soient bien servis. Il a si bien réussi son coup et il y est si incrusté que son éviction lui causerait un tort irréparable.

En effet, un examen attentif des décisions prises sous le règne Charest non seulement au gouvernement mais au sein des organes qu’il contrôle, comme la Caisse de dépôts, Hydro-Québec et autres, permettrait de mettre en lumière toutes les transactions conclues à l’avantage de l’empire Desmarais/Power Corp, donc nécessairement au détriment des intérêts du Québec et des Québécois.

Il n’a donc pas d’autre choix que de s’assurer du maintien de son contrôle et de son influence sur tout gouvernement appelé à succéder à celui de Jean Charest.
Or le tort causé par Jean Charest à son propre parti est devenu irréparable, et même avec un nouveau chef, l’empire a compris qu’il ne parviendrait pas à reprendre le pouvoir.

D’où ce lapin que l’empire sort de son chapeau sous les traits de Charles Sirois, François Legault et la CAQ. Comme nous l’avons vu plus haut, Charles Sirois « en doit une » à l’empire. Et François Legault veut tellement devenir premier ministre qu’il a retourné sa veste péquiste en pensant que ses chances seraient meilleures s’il n’avait pas l’étiquette « indépendance » collée dans le front.

Sauf que… Advenant qu’il prenne le pouvoir, Legault découvrirait rapidement qu’il a les pieds et les mains liés. À la première velléité menaçante pour « l’empire », Sirois entrerait dans son bureau pour lui dire « Souviens-toi qui t’a fait roi », et François Legault découvrirait que s’il est premier ministre, il est d’abord le premier ministre de ceux à qui il doit ses fonctions avant d’être le premier ministre du Québec. C’est un scénario vieux comme le monde !

Pour les Québécois, la conclusion est très simple : Legault = Charest, CAQ = PLQ. Dans les deux cas, c’est l’Oncle Paul qui tire les ficelles.

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