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Le Canada doit PROUVER en QUOI le Québec gagne à rester une province.

Stéphane Gobeil Source: http://www.journaldemontreal.com/2015/06/21/le-federalisme-poussiereux
québec n'égale pas le canada
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Drapeau canada - main texte
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DES COMPLOTS? PAS SÛR, MAIS DES FAITS

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Quand on compare le statut de province à celui de pays, on doit constater que le Québec est menacé non par des forces obscures venues de l’extérieur, mais par ce statut de province qui laisse une autre nation décider pour nous.
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Que le Canada ait la politique de ses intérêts, rien de plus normal, mais quand les intérêts canadiens entrent en collision avec ceux du Québec, le Canada décide. C’est comme ça. Il n’y a pas de complot.
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Après avoir reproché à Philippe Couillard, Premier ministre du Québec, son fédéralisme béat, mon collègue de blogue voulait que les souverainistes s’y mettent eux-mêmes.Curieusement, pour soutenir son propos, Patrice multiplie les exemples qui démontrent que notre statut de province nous nuit, pour ensuite nous reprocher de mettre ce fait en lumière.
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L’EXEMPLE DES CONTRATS MARITIMES: L’ARGENT DU QUÉBEC ENRICHIT LES AUTRES AU CANADA
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« Ils (les souverainistes) citent pour preuves des décisions inéquitables, comme le fait que la marine canadienne ait ignoré le chantier maritime québecois Davie dans l’octroi de ses derniers contrats. »

Voici un exemple magnifique. Le gouvernement canadien lance le plus gigantesque appel d’offres de l’histoire (100 milliards de dollars dont le quart provient du Québec) et décide d’avance que seuls deux chantiers maritimes au Canada pourront obtenir des contrats.

Seulement trois chantiers sont capables de répondre. Un en Colombie-Britannique, un au Québec, l’autre en Nouvelle-Écosse. Pourquoi limiter l’octroi de contrats à seulement deux des trois chantiers ? C’est purement arbitraire, bien sûr. Il ne s’agissait pas de maximiser les deniers publics. Il s’agissait d’une bataille politique.

Le Québec était vaincu avant même de combattre. Les députés conservateurs du Québec, comme ceux du NPD, avaient décidé de plier lâchement et d’approuver d’avance la décision du fédéral.

Pendant ce temps, ceux de la Nouvelle-Écosse et de la Colombie-Britannique se battaient comme des lions. Les gouvernements provinciaux de ces provinces ont également jeté toutes leurs forces dans la bataille. Au Québec, à part le Bloc, c’était l’indifférence, comme si ça ne nous concernait pas.

Vidéo illustrée: « Le Québec paye, le Canada s’enrichit. »

Or, dans un Québec indépendant, les 20 milliards$ (la part du Québec) que nous payons pour les navires fédéraux, nous pourrons les investir chez nous, pour créer des emplois et de la richesse chez nous.

Comme province, le Québec est soumis à ce type de décision fédérale et DOIT PAYER. Comme pays, il ne le sera pas. Rien de victimaire là-dedans.

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LES IMPÔTS

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« Ils vont s’outrager que les impôts fédéraux des Québécois puissent servir à financer des ouvrages au Yukon, comme si les Yukonnais ne contribuaient pas d’une part semblable de leurs ressources à des travaux d’infrastructures fédéraux réalisés au Québec. »

Je ne me souviens pas d’avoir vu ou entendu un seul souverainiste faire référence au Yukon. Je me souviens très bien, par contre, avoir lu Denis Lebel (ministre fédéral au Québec) affirmer que le Québec était « dépendant » du Canada. Loin de le contredire, Philippe Couillard a renchéri.

Et à propos, savais-tu que le gouvernement fédéral dépense cinq fois plus – per capita – au Yukon qu’au Québec (avec l’argent du Québec) ?

Et pourtant, si un ministre fédéral s’avisait d’écrire à ses concitoyens du Yukon pour déplorer qu’ils soient si dépendants d’Ottawa, ce ministre devrait démissionner sur le champ. Le problème, ici, ce n’est pas que le Québec soit victime ou non. Le problème, c’est la mentalité provincialiste de ratatinement des élus fédéralistes du Québec, ce que tu appelles avec beaucoup de justesse le « fédéralisme béat ».

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ÉCONOMIE FÉDÉRALE: LE QUÉBEC EST TOUJOURS PERDANT

« Ils prétendent que le Québec est saigné économiquement par le Canada. À les entendre, le Canada est une sorte de goulag, même si c’est la fédération la plus décentralisée au monde et que le Québec dispose de pouvoirs qui feraient pâlir d’envie les Catalans et les Écossais. »

Patrice recycle la rhétorique de Stéphane Dion voulant que le Canada soit « la fédération la plus décentralisée du monde ».

Or, selon la Constitution canadienne, les provinces ont le pouvoir exclusif de légiférer dans les domaines sociaux, comme la santé, l’éducation, etc. Ça, c’est la théorie. Dans la pratique, le gouvernement fédéral intervient dans absolument tous les pouvoirs en utilisant massivement le pouvoir de dépenser qu’il s’est lui-même octroyé avec NOTRE argent..

Vidéo illustrée: « Voici les preuves que l’indépendance du Québec sera payante ».

La question est de savoir si nous devrions laisser le gouvernement d’une autre nation décider pour nous. Autrefois, les fédéralistes québécois répondaient qu’il fallait demeurer dans le Canada, mais en renouvelant le fédéralisme canadien pour que le Québec ait davantage de pouvoir. Les fédéralistes québécois ont perdu toutes leurs batailles pour réformer le Canada. Toutes !

Tu voudrais que les souverainistes passent sous silence toutes les décisions prises à Ottawa qui vont à l’encontre de nos intérêts et de nos aspirations et toutes ces motions unanimes de l’Assemblée nationale ignorées par Ottawa? Non merci.

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EXTERMINATION DE LA CULTURE FRANÇAISE FONDATRICE DU CANADA

« Pour les souverainistes, le Canada menace la culture québécoise, à commencer par la langue. L’affirmation est pour le moins contestable. La première menace réelle à la langue française, c’est nous-mêmes. Nous la parlons mal, nous l’enseignons mal et nous avons sabré dans les services de francisation des immigrants. En outre, l’un des principaux outils de promotion de la langue française est une société fédérale, Radio-Canada. À moins de vouloir couper les signaux télé et internet et interdire la vente des jeux vidéo, les souverainistes auront peu d’effet sur la réalité continentale qui fait du Québec une île francophone dans un océan anglophone. »

Cher Patrice, ce n’est pas le Canada qui menace la langue française, c’est la force de l’anglais. Là-dessus, on est d’accord.

Mais crois-tu sérieusement que le français se porte mieux du fait que le Québec soit une province du Canada, plutôt qu’un pays indépendant et francophone ?

Le Canada se porte à la défense de la minorité anglophone au Québec, comme si elle était menacée, est un fait indéniable. Le Québec traite infiniment mieux sa minorité linguistique que le Canada ne le fait envers les francophones hors Québec est une autre évidence. Le gouvernement fédéral ne respecte pas sa propre politique sur le bilinguisme officiel.

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Anglos très bien traités au Québec (Richard BAIN) ENGLISHAnglos Comment reconnaître un anglo montréalais ENGLISH

Anglos très bien traités au Québec (Richard BAIN)

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Luttes incessantes du Canada fédéral pour éliminer la nation francophone (ils ont déjà réussi avec les autochtones):

CANADA LUTTE CONTRE FRANCOS

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Le « bilinguisme canadien » n’est qu’une façade, de la poudre aux yeux des Québécois francophones. Comme le dit Gilles Duceppe, il y a deux langues officielles à Ottawa : l’anglais et la traduction simultanée.

Il n’y a pas de rhétorique victimaire ici mais un simple constat. La seule et unique façon d’assurer sur la longue durée l’épanouissement du français consiste à faire du Québec un pays, un pays francophone.

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RADIO-CANADA N’EST PAS UN « CADEAU » DU FÉDÉRAL AU QUÉBEC

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Tu fais grand cas du fait que Radio-Canada soit une société fédérale, comme si le Canada nous avait fait un cadeau ! Elle est un outil devant favoriser « l’unité canadienne », c’est écrit dans la loi. C’est ce qui explique la surabondance de reportages qui nous proviennent du Manitoba, de la Saskatchewan ou de Windsor, Ontario. C’est « cute », mais qu’est-ce qu’on en a à foutre du dernier fait divers survenu à Régina ? Je ne te parle même pas des compressions successives de tous les gouvernements, ni des longues émissions pour couvrir les péripéties de la famille royale britannique. Avec mon argent!

Radio-Canada est aussi un outil de promotion de la langue française. Mais comment la nation québécoise peut-elle accepter béatement que ce vecteur de sa culture soit contrôlé depuis Ottawa, par des gens qui idolâtrent un clown comme Don Cherry sur les ondes d’une télévision publique?

Dans un Québec indépendant, notre diffuseur public constituera aussi un outil de promotion de la langue française et de la culture québécoise. En prime, nous serons débarrassés des absurdités liées à l’obligation de promouvoir l’unité canadienne ou la famille royale britannique. Au lieu de payer pour des antennes au Manitoba, nous pourrons réinvestir dans les salles de nouvelles de nos régions.

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L’HISTOIRE NIÉE OU MANIPULÉE
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« Les souverainistes ont fait une habitude de la lecture partiale de l’histoire. Ils réfèrent inlassablement à la répression des Patriotes et au Rapport Durham qui l’a suivie et qui préconisait l’assimilation des Canadiens français. Ces faits douloureux sont incontestables. Or, la France s’est totalement désintéressée du Québec pendant plus d’un siècle. Il serait correct de dire qu’à une époque où les minorités n’étaient promises qu’à l’assimilation, les Anglais n’ont pas été pires tourmenteurs que ne l’ont été les Français en d’autres contrées. Les douleurs de la décolonisation française nous en fournissent un indice. »

Ce long laïus est parfaitement ridicule. Tu nous parles d’une lecture partiale de l’histoire, ce que jamais René Lévesque n’a fait. Ni Parizeau, ni Duceppe, ni même Péladeau. Au Québec, l’histoire est largement occultée, diluée, écartée. Quant à dépeindre les Anglais « comme de vils persécuteurs », là encore tu caricatures. Comment imaginer que Parizeau, un homme qui s’enorgueillissait de son accent et des ses airs britanniques, puissent décrire les Anglais « comme de vils persécuteurs » ?

Dans ta démonstration, tu nous dis en quelque sorte qu’à l’époque coloniale, les Français ont agi aussi durement que les Anglais.

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Ce ne sont pas les Français qui ont brûlé les fermes de nos ancêtres, pendu Louis Riel et massacré les Métis au Manitoba, exécuté les patriotes à Montréal, persécuté et exilé les Acadiens, et presqu’exterminé les autochtones. Ce ne sont pas les Français qui ont interdit les écoles françaises en Ontario.

Tu voudrais que les souverainistes fassent l’impasse sur les pages sombres de notre histoire. Ce que tu as écris en ouverture, que je reproduis ici, je l’ai moi-même écris, sous une forme ou sous une autre, des dizaines de fois :

« Le Québec est une sorte de miracle de l’histoire politique. Notre peuple a su par-delà les ans et les événements faire échec à la loi du nombre pendant des siècles pour bâtir en terre d’Amérique une société francophone qui compte parmi les plus prospères. Il n’y a pas beaucoup d’équivalents d’une telle opiniâtreté dans le monde. »

Sur cette question, le plaidoyer pour l’indépendance s’impose encore. Actuellement, l’enseignement adéquat de l’histoire est évacué à cause de la peure qu’il soit instrumentalisé par les fédéralistes ou les souverainistes. Dans un Québec indépendant, nous serons libérés de ces craintes et nous pourrons enseigner avec fierté à nos enfants l’histoire de ce miracle québécois.

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LES SOUVERAINISTES NE JOUENT PAS LES VICTIMES EN RÉVÉLANT LES FAITS

« Si les souverainistes voulaient rallier plus largement les Québécois, ils devraient purger leur discours de cette logique victimaire qui est l’assise principale de leur rhétorique et qui ne correspond pas à la réalité du Québec. Les Québécois ne se conçoivent pas comme des victimes. »

Cette assertion est tout simplement fausse. Le discours de Péladeau en serait un de victime ? Et celui de Gilles Duceppe, le chef de l’autre grand parti souverainiste, serait victimaire ?

J’ai dû manquer un épisode. Le discours souverainiste, au contraire, est jonché de « nous sommes capables », de « Québec gagnant », de « imaginer un Québec souverain », de « la souveraineté, c’est payant ».

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LA PARTITION, VIEIL ARGUMENT DE PEUR ET FAUX

« Les souverainistes devraient répondre à quelques questions embarrassantes. Par exemple : si leur projet implique la divisibilité du territoire canadien au nom de quel principe juridique devrait-il impliquer l’intégralité du territoire québécois, surtout lorsqu’on considère que les Premières Nations ont des revendications sur la majeure partie de ce territoire? »

Voici la politique du pire, encore une fois inspiré de Stéphane Dion, dont le père, un grand intellectuel, écrivait que le peuple québécois avait l’art de secréter ses propres bourreaux. Cette question, régulièrement soulevée par les fédéralistes, constitue l’argument de peur par excellence jeté à la figure des Québécois.

Les souverainistes ont répondu à cette question depuis longtemps, avec des études poussées. Voici un extrait du sommaire de l’une d’elle, effectuée par Henri Brun, d’abord pour la Commission d’étude des questions afférentes à l’accession du Québec à la souveraineté (à l’époque de Bourassa, en 1991) et mise à jour en 2001:

« Pour ce qui est du territoire terrestre, sa conclusion est que le Québec accéderait à la souveraineté avec tout son territoire. Aucun argument de droit international ou de droit constitutionnel ne permettrait de soutenir sérieusement que le Canada aurait le droit de retenir dans le Canada certaines parties du territoire du Québec.

En ce qui regarde le territoire maritime, en vertu du droit constitutionnel canadien, aucun espace de cette nature ne fait partie de son territoire. L’étude démontre que l’accession à la souveraineté aurait plutôt pour effet, par application du droit international, d’accroître le territoire du Québec d’une mer territoriale de douze milles marins au large des côtes du golfe Saint-Laurent, des baies d’Hudson, James et d’Ungava et du détroit d’Hudson. »

En ce moment, comme province, le Québec n’est pas maître de larges parties de son territoire. C’est le cas du Saint-Laurent, par exemple, sous compétence fédérale. Même chose pour la construction d’un oléoduc qui pourrait traverser des centaines de nos rivières contre la volonté des Québecois.

Loin de nous faire perdre du territoire, l’indépendance nous permettra d’acquérir une compétence maritime qui nous échappe actuellement et de redevenir maître sur notre propre territoire terrestre.

Si cette question est embarrassante, c’est pour les fédéralistes québécois qui utilisent aussi légèrement un argument partitionniste responsable de tant de conflits dans l’histoire du monde.

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LA CONSTITUTION CANADIENNE EST ILLÉGITIME

« Pour les souverainistes, le rapatriement unilatéral de la constitution en 1982 et le refus du Canada de reconnaître constitutionnellement la spécificité du Québec sont des affronts innommables. C’est un Vice caché de la maison canadienne. Qu’attendent alors les souverainistes pour mettre au défi les leaders fédéralistes d’exiger réparation? »

Québec Canada POIGNARD - histoire

La Constitution d’un pays ne serait que symbolique ? Elle est pourtant la mère de toutes les lois. Tu voudrais que les souverainistes mettent au défi les leaders fédéralistes d’exiger réparation, alors que nous savons tous que c’est impossible. « Le fruit n’est pas mûr », tu te souviens ? Depuis 1982 qu’on attend qu’il mûrisse, le fruit. Depuis le temps, il a sûrement pourri sur l’arbre!

La réalité est qu’il n’y plus que deux options possibles pour les Québécois : le fédéralisme canadien tel qu’il est ou l’indépendance. Pourquoi, dans ces circonstances, les souverainistes devraient-ils faire semblant ? La seule possibilité de changement en profondeur pour le Québec, c’est l’indépendance.

« Pour les souverainistes enfin, le seul fait que le Québec soit une nation appelle le pays par voie de conséquence, comme si c’était une vision rabougrie de son destin que de concevoir l’avenir en association avec d’autres nations. L’affirmation me semble pour le moins fragile, le concept d’État-nation semblant s’empoussiérer à l’heure, par exemple, où l’Europe se fédère. »

(M.À.J.: Avec le Brexit, l’Europe tend plutôt à se dé-fédérer).

Ce qui est une vision rabougrie, c’est d’accepter le statut de province du Canada. Tu parles de concevoir « l’avenir en association avec d’autres nations. » Est-ce à dire que tu conçois le Canada comme une association entre nations? Parce que si c’est le cas, il faudrait que tu m’expliques pourquoi le Canada n’est même pas capable de reconnaître le Québec comme « société distincte » dans sa Constitution.

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LE NATIONALISME CANADIEN EST VERTUEUX, MAIS PAS CELUI DU QUÉBEC?

Il faudra un jour qu’on nous explique pourquoi la souveraineté du Canada serait si importante, pertinente et actuelle, alors que la souveraineté du Québec serait l’affaire d’un autre siècle. Si les pays souverains n’existent plus en 2015, il faudrait que quelqu’un nous prévienne…On a manqué un épisode de l’histoire du monde.

Le discours souverainiste affirme haut et fort que l’indépendance est synonyme d’ouverture sur le monde. Comme province, les relations du Québec avec les autres nations sont par définition limitées, « rabougries ».

Comme pays, le Québec pourra se déployer, multiplier et approfondir ses relations et ses associations avec toutes les nations de la planète, y compris avec la nation canadienne, d’ailleurs.

Ce serait intéressant que les fédéralistes en fassent autant, qu’ils nous expliquent en quoi il est avantageux pour le Québec de demeurer une province du Canada. Je comprends qu’il y a là un redoutable défi. Mais ce serait déjà mieux que de nous servir sans cesse les mêmes arguments poussiéreux qu’on entend depuis des décennies.

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Québec: déclaration d’indépendance à l’ONU

2014 : l’ultime offensive des NéoLibéraux contre le peuple

Texte complet ici

« Tout se passe en fait tel que prévu.

banques (4 bonhommes tassés)
L’objectif des NéoLibéraux, ici comme ailleurs, est clair : c’est la mainmise de grandes entreprises intégrées sur l’ensemble des ressources et la concentration de la richesse entre les mains d’un groupe de plus en plus restreint de joueurs.
(Au Québec, l’ennemi numéro 1 du peuple reste Power Corp./Desmarais/Parti libéral.)

Indignation - caricature - souper au milieu et police autour

Pendant des années, les NéoLibéraux ont mis en place tous les outils pour y parvenir :
– le contrôle de la monnaie par les banques privées,
– l’endettement des États et des particuliers,
– les agences de notation,
– la spéculation boursière,
– les outils de contrôle économique internationaux (OMC, BM, FMI, G8 et G20, ententes de libre-échange),
– la légalisation de l’évasion fiscale,
– les baisses d’impôt pour les entreprises,
– la rémunération des dirigeants exempte d’impôt,
– le contrôle des richesses naturelles,
– l’or noir et les pétrodollars,
– le blocage des protocoles de réduction des gaz à effet de serre,
– l’encerclement de la Russie par l’OTAN,
– la supposée guerre contre le terrorisme,
– le contrôle des médias de communication et des partis politiques dans le but de contrôler les élections et les gouvernements, etc.

Les NéoLibéraux sont maintenant parvenus à la «solution finale»: le démantèlement de l’État providence (redistributeur de la richesse), de l’État social, au profit d’un État purement contrôleur au service des intérêts économiques.

Capture
BANQUE SCOTIA.
MAIS NOUS POUVONS ENCORE AGIR ET RÉAGIR.

Au Québec, la seule inconnue politique est l’arrivée de Pierre Péladeau à la tête du Parti québécois, avec la souveraineté comme objectif premier. Ce nouveau joueur, dont l’appui populaire, mais aussi le statut, sont sans précédent, peut modifier la trajectoire de tous les acteurs en présence : il représente une possibilité, la dernière sans doute, de débloquer l’impasse du statut politique du Québec, sans toutefois apporter de réponse définitive à l’impasse du néolibéralisme.

Constitution René Lévesque

Je ne vois pas d’autre voie satisfaisante de sortie de crise qu’ un recours à la souveraineté du peuple, s’exprimant par une assemblée constituante non partisane, pour permettre une réforme en profondeur de nos institutions démocratiques (économiques, sociales et politiques) et une reprise effective du pouvoir par le peuple, et pour inscrire ces nouvelles règles du jeu dans une première véritable constitution démocratique du Québec. Et cela, c’est une Révolution…tranquille espérons-le, mais c’est la seule véritable solution. Preuve que c’est possible : certains pays ont commencé à le faire avec d’étonnants résultats : la Bolivie, l’Équateur, les pays bolivariens d’Amérique latine en général, l’Islande, et peut-être la Tunisie.

Roméo Bouchard, citoyen  constituant, Saint-Germain-de-Kamouraska. 27 décembre 2014. 

Le Canada n’est pas en position de donner de leçons en droits et libertés, sur son propre territoire!

Avant que les anglo-impérialistes canadiens puissent donner des leçons à qui que ce soit à propos de l’histoire, ils auront à « clarifier » certaines de leurs « actions » au Canada, menées principalement contre les minorités dont les autochtones et les francophones:

– Oppression et déportation en masses des Acadiens

– Massacres des autochtones et des Métis (Pontiac, Batoche, Louis Riel.. ), déplacement des survivants dans les réserves (concentration), internement de leurs enfants dans des institutions d’assimilation;
 
– Pratiquement tous les traités de paix brisés;
 
– Autochtones poussés à la famine pour expérimentations médicales
 
– Fédération imposée de force sous un pouvoir centralisé
 
– Apartheid anti-Français partout au Canada pendant plus d’un siècle pour éradiquer la majorité francopohne
 
– Les vrais Canadiens (les Français) poussés au statut de « nègres blancs », leurs conditions de vie sous la domination impériale anglo-saxonne étant alors égales ou pires que celles des noirs étasuniens; et les conditions des autochtones étaient encore pires
 
– Plus de la moitié des vrais Canadiens forcés à l’exil (par exemple aux USA) pour travailler et survivre pendant que le gouvernement canadien, au lieu de les aider, poussait à fond la machine d’immigration en provenance de l’Europe
 
– Une Constitution et une Charte des droits imposées de force (coup d’État de 1982 de Trudeau, Chrétien et autres) conçues pour rendre impossible aux vrais Canadiens de protéger leur langue et leur culture
 
– Terrorisme d’État pour simuler un terrorisme indépendantiste (FLQ), police fédérale canadienne qui posent des bombes à Montréal, l’occupation de l’armée anglo-saxonne sous les ordres de Trudeau en 1970 (Crise d’Octobre), 900 personnes emprisonnées parfois pour des mois sans accusations contre elles.
Tout ça pour tenter de détruire les mouvements indépendantiste pacifique du Québec (avec peu de succès en fin de compte).
 
– Activités criminelles (Commission Gomery, Scandale des commandites, etc) contre les lois du Québec pour gagner les deux référendum (1980, 1995) sur la souveraineté du Québec
 
– Instrumentalisation des populations ethniques, obligation de déménager à Montréal pour obtenir la citoyenneté, menaces de la perdre s’ils appuient la souveraineté (Parizeau avait raison)
 
– ETC.
LISTE PARTIELLE DES EXACTIONS DU CANADA CONTRE SA PROPRE POPULATION.

Canadian federation a fraud. Provinces already sovereign.

Few people know that Canada’s country statute, in terms of Right, is debatable, and especially that QUEBEC, AND THE OTHER PROVINCES ARE COMPLETELY SOVEREIGN SINCE the PROMULGATION OF the STATUTE OF WESTMINSTER on December 11, 1931.
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Indeed, under the terms of article 7, paragraph 2 of this Statute, the provinces were made “SOVEREIGN, FREE AND INDEPENDENT”.
And they still are.
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Explanation: Since the condition of sovereignty must be exerted by the provinces before they can federate, it was necessary that the British government gives up its authority on them.
That was done by the promulgation of the Statute of Westminster in 1931, which made the provinces “SOVEREIGN” so that they can consume the federal union which they wished to create, but that they had not been authorized to make in 1867.
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Canada did not become a federal union under the terms of the Act of British North America in 1867, but rather a plain colony.
The privilege to federate, consequently, was always a possible privilege.
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The Parliament of Canada did not become the government of Canada, and even less one federal government in 1867.
It simply became the central (geographically) legislature of a united colony, a legislative body, whose only capacity is to help and advise the general governor as an agent of the imperial Parliament (in London).
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Since December 11, 1931, the provinces of Canada did not act according to their statute, they did not sign an agreement, they did not adopt a Constitution, and the population of Canada did not ratify a Constitution.
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That fault from the provinces explain all the anomalies are still found in today’s situation. Not only this abnormal condition exists since 1931, but it came to be without any consultation made into the canadian population.
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SO THE QUESTION IS: FROM WHERE DOES THE FEDERAL PARLIAMENT TAKES ITS POWER TO GOVERN THIS « COUNTRY »?
The imperial Parliament cannot create a federal union. That can be made only by the people of Canada, and they never did it to this day.
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I thus affirm, with a majority of Canadians and until I ratify a canadian Constitution, that there is no constitution, and I launch a winning challenge to any contradiction of this assertion.
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Lettre au Parti libéral du Canada qui s’inquiète au sujet du Québec…

Lettre au Parti libéral du Canada qui se pose des questions sur le Québec

Chers amis du Parti libéral du Canada,


La Presse nous apprenait ce matin que vous vous inquiétez.

Vous vous demandez pourquoi vous n’avez plus d’appuis au Québec.

Et pourquoi les Québécois francophones refusent depuis des années de vous faire confiance.


Vous croyez avoir une explication simple. C’est la faute au scandale des commandites!

Les Québécois vous en veulent encore, croyez-vous.

Et vos grands stratèges ajoutent: c’est parce que nous avons refusé de nous en excuser.


La solution? Un peu de repentance, et vous sortirez de votre pénitence électorale.

Vous repartirez alors à zéro. Vite! Il faut jouer la scène des grandes excuses publiques. Du passé, vous feriez enfin table rase!


Ok. Comment dire, amis libéraux?

C’est plus compliqué que ça.

Ce n’est pas que le scandale des commandites, d’argent ou de corruption. 

Derrière les commandites, il y avait quelque chose de plus gros. De beaucoup plus gros.


C’est que ce scandale ne venait pas de nulle part. Il était le dernier écho du coup de force de 1982.

Je vous parle du rapatriement unilatéral de la constitution.

Je vous parle d’une révolution dans l’histoire constitutionnelle canadienne. Qui s’est jouée contre le Québec.


De l’histoire ancienne? Pas tant que ça.

Une constitution influence en profondeur un peuple. Elle est faite pour ça, d’ailleurs. Une constitution pose les fondements du pouvoir dans un pays. Elle le structure, le charpente.


On peut s’en moquer. Elle ne se moque pas de nous.


Vous vous en souvenez, de 1982?

De la Constitution que Pierre Elliot Trudeau a imposé de force, contre l’Assemblée nationale du Québec, alors qu’il avait promis, au référendum de 1980, de s’ouvrir aux revendications historiques du Québec?

C’est une page noire de notre histoire.


La Constitution de Trudeau nie le Québec.

Il n’est plus un peuple sur deux mais une province sur dix.
Il n’est plus une nation fondatrice, mais une communauté culturelle parmi d’autres
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Le Canada se livrait au même moment au gouvernement des juges, au nom d’une Charte des droits désormais présentée comme un texte sacré. Être Canadien, cela voudrait désormais dire croire religieusement à l’œuvre de Trudeau.


Pour vous, ce Canada, il est sacré. Quiconque le remet en question passe pour hérétique. 

D’ailleurs, au moment de Meech, en 1990, lorsqu’on a cherché à faire reconnaître le Québec comme société distincte, les héritiers de Trudeau s’y sont opposés. On aurait gâché son œuvre.


Au référendum de 1995, les Québécois sont venus bien prêt de quitter ce Canada qui avait renié la théorie des deux peuples fondateurs. 

Ils ont voté oui à 49,4% à l’indépendance. 

Les Québécois francophones ont voté oui à 61%.

Le Canada a eu chaud. Il avait failli se rompre. Il s’est dit: plus jamais ça.


Il a misé sur le plan B. Ça aussi il faut s’en souvenir. Il ne fallait plus accommoder les Québécois mais combattre leur nationalisme. Ce plan B, vous l’avez porté. Il diabolisait le nationalisme québécois. Il menaçait le Québec de partition. Son grand stratège siège encore avec vous, soit dit en passant.


En son cœur, il y avait la loi C-20. Avec elle, le Québec n’a le droit de quitter qu’avec la permission du Parlement fédéral. Ce dernier, par ailleurs, serait seul juge de la clarté de la question référendaire.

On appelle cela une mise en tutelle et un déni du droit à l’autodétermination du Québec.


Les commandites s’inscrivent aussi dans le contexte du Plan B. Il fallait acheter la loyauté. Du moins celle de la frange de leurs élites qui a toujours trouvé dans sa capacité à faire accepter aux Québécois leur subordination politique la condition de ses privilèges. Ça devait être ça, le fédéralisme rentable.


Alors, vous comprenez, tout cela est compliqué. Les Québécois n’ont pas des griefs superficiels à votre égard. Il leur arrive d’avoir plus de mémoire qu’on croit.


Le PLC (le Canada?) veut s’excuser pour quelque chose?


1. Qu’il s’excuse d’avoir imposé au Québec une constitution qui diminuait les pouvoirs de l’Assemblée nationale.


Qu’il s’excuse d’avoir imposé un régime politique où la Cour suprême peut déconstruire la loi 101.


2. Qu’il s’excuse de nous avoir imposé la religion du multiculturalisme qui marginalise chez elle la nation québécoise et justifie l’idéologie des accommodements raisonnables.


Qu’il s’excuse de nous avoir imposé une Charte des droits qui consacre pratiquement le gouvernement des juges.


3. Qu’il s’excuse de nous avoir imposé la loi C-20 et d’avoir mis en tutelle l’Assemblée nationale.


4. Qu’il s’excuse d’avoir diabolisé le nationalisme québécois pendant des années en le présentant comme une passion xénophobe. Qu’il s’excuse d’avoir cherché à acheter la loyauté des Québécois.


Oui. Qu’il s’excuse de tout cela.

Et surtout, qu’il agisse en conséquence.

Qu’il amende sa constitution, qu’il désavoue l’héritage de Trudeau, qu’il s’ouvrira aux revendications historiques du Québec, qu’il n’essaiera plus jamais de nuire à la loi 101 et qu’il plaidera pour son application aux entreprises fédérales, par exemple.


Mais il ne s’excusera pas de ça. Bien sûr que non. Parce qu’il est fier de son héritage. Parce qu’il se croit le gardien du Canada. Parce qu’en renonçant au trudeauisme, qui est l’idéologie officielle du Canada de 1982, il renoncerait à son identité.


C’est justement là le problème du PLC au Québec. C’est l’héritage dont il est fier qui l’empêche de se réconcilier avec les Québécois francophones.

C’est l’idéologie qui lui sert d’identité politique qui l’empêche de renouer avec eux.

Le remariage est impossible.


Les Québécois francophones ne sont pas pressés d’aller vers l’indépendance, d’accord.

Cela ne veut pas dire qu’ils sont prêts à embrasser ceux qui l’ont floué et s’en font encore une fierté.


Amitiés,

Mathieu Bock-Côté

 

(Pierre-Elliott Trudeau)

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