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Fascinant: pourquoi les gens défendent-ils l’indéfendable, contre leurs propres intérêts?

« Donne un cheval à celui qui dit la vérité : il en aura besoin pour s’enfuir. »

Comment donc se fait-il que les gens défendent des systèmes (gouvernements, institutions, entreprises, religions…) injustes, incompétents et corrompus?
Par exemple pourquoi vote-t-on encore pour le Parti Libéral au Québec?
Ou pourquoi G. W. Bush a-t-il remonté de façon spectaculaire – et immédiatement – dans l’opinion publique, le 11 septembre?072512_1429_pourquoiles1

Avec la théorie de la justification du système (1), en psychologie sociale, des études montrent que ces personnes cherchent à maintenir leurs vues selon lesquelles leurs systèmes sociaux sont légitimes même lorsqu’ils sont confrontés à des informations montrant le contraire. Ils s’engagent alors dans des processus psychologiques qui visent à défendre le système et à le justifier.

Mais ils ne justifient pas leurs systèmes sociaux en tout temps, expliquent les psychologues Aaron C. Kay de l’Université Duke et Justin Friesen de l’Université de Waterloo. Certains contextes, proposent-ils dans une étude publiée en 2011 dans la revue Current Directions in Psychological Science, motivent davantage à défendre le statu quo.

Selon les analyses des études sur le sujet, 4 conditions peuvent motiver à justifier un système.

 

  • Le système est menacé
    Lorsque ils sont menacés les gens se défendent eux-mêmes et défendent leurs systèmes. Par exemple, illustrent les chercheurs, avant la destruction des tours du World Trade Center de New York le 9 septembre 2001, le président George Bush plongeait dans les sondages. Aussitôt après, sa cote de popularité a grimpé ainsi que le soutien au Congrès et à la police.
    Autre exemple, lors de l’ouragan Katrina, les Américains ont été témoins de l’insuffisance « spectaculaire » de la capacité de la FEMA (Federal Emergency Management Agency) à sauver les victimes. Pourtant, beaucoup de gens ont blâmé les victimes plutôt que d’admettre les ratés de l’agence et de soutenir des idées pour l’améliorer.
    En temps de crise, disent les auteurs, « nous voulons croire que le système fonctionne« .
  • Les gens sont dépendants du système
    Les gens défendent également des systèmes desquels ils dépendent. Dans une expérience, illustrent les chercheurs, des étudiants ayant été mis dans un contexte les incitant à se sentir dépendants de leur université, défendaient une politique de financement de cette dernière, mais désapprouvaient la même politique de la part du gouvernement. Mais lorsque ils étaient mis dans un contexte les amenant à se sentir dépendants du gouvernement, ils approuvaient la politique de la part du gouvernement mais pas de la part de l’université.
  • Les gens ne peuvent échapper au système
    « Lorsque nous sentons que nous ne pouvons pas échapper à un système, nous nous adaptons. Cela inclut d’accepter des choses que, autrement, nous pourrions considérer indésirables« , expliquent les chercheurs.
    Dans une étude, mentionnent-ils, les participants étaient informés que les salaires des hommes dans leur pays étaient 20% plus élevés que ceux des femmes. Plutôt que de considérer le système injuste, ceux qui estimaient qu’ils ne pouvaient pas émigrer avaient tendance à attribuer l’écart salarial à des différences innées entre les sexes. « On penserait que quand les gens sont coincés avec un système, ils voudraient davantage le changer, dit Kay, mais en fait, plus ils sont coincés, plus ils sont susceptibles d’expliquer ses lacunes.»
  • Les gens ont peu de contrôle personnel
    Finalement, des études suggèrent que quand les gens sentent un manque de contrôle personnel sur leur propre vie, ils ont tendance à compenser en soutenant les systèmes et les dirigeants qui offrent un sens de l’ordre, afin d’être rassurés que les choses sont sous contrôle.

 

La justification, soulignent les chercheurs, n’est pas la même chose que l’approbation.
En justifiant un système, les gens lui attribuent souvent des qualités qu’il n’a pas mais devrait avoir. Il y aussi des limites, des point de basculement, au-delà desquels les systèmes ne sont plus considérés comme étant moins légitimes, mais comme complètement illégitimes et donc presque impossibles à défendre.
psychomedia.qc.ca avec sources: Association for Psychologial Science, Current Directions in Psychological Science.
Tous droits réservés
Voyez également:

(1) Introduite par le psychologue John. T. Jost et ses collègues en 1994.
Psychomédia avec sources: Association for Psychologial Science.

 

Voir l’article original
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Démissions: mais que se passe-t-il chez Hydro-Québec ?!

(Source originale)

Voir aussi cette vidéo (Assemblée nationale du Québec): Démissions chez Hydro-Québec – Le gouvernement doit donner des réponses aux Québécois

Quatre démissions en cascade chez Hydro-Québec, et non les moindres, forcent les questionnements. Pourquoi Thierry Vandal (ancien militant libéral), Marie-José Nadeau (épouse de l’ex-ministre des Finances libéral Yves Séguin), Michel Plessis-Bélair (homme fort de Power Corporation) et Georges Abiad (qui doit avoir quelque chose à voir avec tout ça, mais quoi?) ont-ils claqué la porte de la plus importante société d’État?

Est-ce que ces départs ont rapport, comme l’insinuait hier le député péquiste Bernard Drainville, avec une enquête de l’UPAC? Peut-être, mais rien ne le laisse jusqu’ici présumer. Est-ce que Georges Abiad a quitté à cause de son implication dans le dossier des compteurs supposément intelligents? Peut-être, mais ça reste à être démontré. Est-ce la présence de l’ex-patron de la Sûreté du Québec, Mario Laprise, dans l’enceinte d’Hydro-Québec, afin de vérifier la nature de certaines activités, aurait poussé ces personnes vers la voie de sortie? Peut-être, mais rien ne le prouve. En fait, ces départs sont tout aussi importants (puisqu’il s’agit de la tête d’Hydro) qu’ils nous prennent par surprise. Rien ne les avaient annoncés. Voilà pourquoi nous demeurons prudents à ce stade-ci.

Une chose demeure toutefois, et c’est que tout ce beau monde était jusque-là dirigé par un président de conseil d’administration qui n’a absolument pas les compétences pour se charger d’une telle mission. Michael Penner, un anglophone juif du West-Island, a été nommé par Philippe Couillard à la tête d’Hydro-Québec l’automne dernier, et ce, en remplacement de Pierre Karl Péladeau, nommé lui à ce poste par Pauline Marois. Penner n’a aucune expérience digne de ce nom en gestion publique. Il ne connaît rien à la production d’énergie électrique. C’est un simple avocat qui a fait des sous dans l’industrie de la chaussette et de la bobette.

En 2006, Penner a racheté la compagnie Bonneterie Richelieu de son père Harvey. Ce dernier l’avait acquise dans les années 1990 de la richissime famille Simard de Sorel pour qui il avait travaillé pendant 30 ans. Les Penner sont donc des proches d’une famille reconnue depuis des décennies pour ses accointances avec les libéraux.

Les Simard ont marié leur fille Andrée à Robert Bourassa qui devait diriger les destinées du Parti libéral dans les années 1970 et 1980-1990. Bourassa nomma même le frère de son épouse Andrée en tant que ministre de l’Industrie. La présence de Claude Simard dans son équipe, un junior sans aucune compétence particulière,  souleva les interrogations. Et on conclut rapidement au népotisme. Avec raison.

En tant que propriétaire de Bonneterie Richelieu, Penner s’est surtout démarqué par son grand talent à délocaliser les affaires de la compagnie (Il n’a en fait aucun lien avec le Québec, ayant en plus réalisé ses études aux États-Unis).  Ses vêtements sont aujourd’hui fabriqués en Chine, en Turquie, au Mexique et au Cambodge. Tous des endroits où les travailleurs du textile sont bien traités. Comme on le sait tous.

Penner est un allié de Philippe Couillard. Selon le journal The Gazette, il l’a soutenu dans la course à la chefferie du Parti libéral. Il a aussi versé près de 6000$ aux libéraux de 2003 à 2011. Ce n’est donc aucunement son expérience ou son talent qui lui valut de se retrouver à la tête d’Hydro-Québec, mais bien ses accointances avec la famille libérale de Philippe Couillard.

Que des cadres supérieurs d’Hydro-Québec se soient sentis mal à l’aise d’être ainsi dirigés par un amateur qui pue la nomination partisane, ce ne serait pas surprenant. Ces départs s’expliquent peut-être aussi facilement que cela. Sans que l’on doive recourir aux grands complots pour les comprendre.

Il n’en demeure pas moins que le contexte devient favorable à Philippe Couillard qui pourra remplacer ces libéraux démissionnaires presque tous issus de l’ère Charest par des libéraux qui lui seront plus loyaux.

Philippe Couillard a d’ailleurs déjà commencé le travail. Il a nommé Yvon Marcoux sur le conseil d’administration de la société d’État. Ex-ministre libéral, Marcoux avait appuyé Philippe Couillard dans la course à la chefferie du PLQ. Il a aussi nommé le maire de Rimouski, Éric Forest, sur ce même CA. Forest est un libéral qui a hésité longuement avant de finalement refusé de se joindre à l’équipe électorale de Couillard, le printemps dernier. Il préférait terminer son mandat à la mairie de Rimouski.N’en demeure pas moins que Couillard le voit dans sa soupe. Couillard a aussi nommé Laurent Ferreira. directeur à la Banque nationale. Celui-ci aurait, selon le registre du directeur des élections du Québec, versé 2000$ aux libéraux ces dernières années.

Les nouveaux barbares : dictature libérale au Québec

Superbe texte. Résumé.

Parti libéral - Cabinet Simpson
Le Québec est gouverné depuis 12 ans (exception faite de 18 mois de 2012 à 2014) par les Nouveaux barbares.
Pour le Nouveau barbare, la culture et l’Histoire n’ont pas d’intérêt.
Il n’hésite pas à tout mettre sur le même pied d’égalité.
Leur désir le plus cher serait une immense vente de garage afin de tout liquider pour repartir à zéro.
Ce qui compte pour lui, c’est le présent, le « concret », ce qui est là sous la main.
C’est ce qui a fait dire à Philippe Couillard: « on est tous venus d’ailleurs » et que « c’est juste la date d’arrivée qui change », faisant ainsi de nous tous des immigrants.
Pas surprenant dans ce contexte qu’il se soit dit disposé à signer la Constitution canadienne.
Le Nouveau barbare est tout de même intéressé par l’avenir, mais pas pour un projet de société ou des valeur, seulement la valeur marchande, ce qui est comptabilisable et surtout rentable.
S’il se dit préoccupé par la dette, c’est dans le but d’ouvrir la porte à l’entreprise privée, c’est-à-dire à lui et ses amis.
C’est que le Nouveau barbare est convaincu qu’il s’est fait lui-même, qu’il ne doit rien à personne ni à la société.
« Si je m’en suis sorti tout seul, alors tout le monde peut en faire autant. »
Pour lui, le filet social est un ruban à mouches qui attire les parasites (autres que lui).
Pour lui, le rôle du citoyen est réduit à celui de simple électeur et surtout de payeur de taxes et d’impôts.
Dans sa gestion des « vraies affaires », il s’adresse au citoyen en tant que consommateur de services, d’usager, de client.
Le Nouveau barbare est un calculateur prêt à tout sacrifier pour arriver à ses fins.
Pour lui, la nature dans son ensemble est un bassin de matière première et d’énergie, comme un immense buffet chinois dans lequel lui et ses amis peuvent se servir à volonté pour s’enrichir. Plan Nord, pétrole de schiste, projet d’oléoduc… All you can eat.
Reste l’usage que le Nouveau barbare fait de la langue.
Les mots dans sa tête se comportent comme des girouettes : leur sens change au gré de ses intérêts et selon les circonstances.
C’est ainsi que « l’intégrisme religieux est un choix personnel » dans la bouche d’un Philippe Couillard et que la ministre Weil peut – ou non – accepter un intégriste dans son cabinet.

Pourquoi le Québec doit devenir indépendant de l’empire canadien factice

Pourquoi le Québec doit devenir indépendant de l’empire canadien factice

La seule raison pourquoi le Québec fait encore partie du Canada est une invasion militaire qui s’est produite sur il y a 250 ans.
C’est le fait fondamental sur le Canada : il est le produit de la guerre, de la conquête, pas du consensus.

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Et cette guerre continue toujours, contre les minorités telles que les Français (peuple fondateur) et les Première nations (autochtones) par les blancs anglo-saxons protestants (WASP). qui voudraient les voir disparaître.
Les deux armes principales dans cette guerre sont l’intimidation et la corruption d’une classe de Québécois voulant vendre leur pays pour le gain personnel.
Parmi eux, des traîtres sont bien connus:  Trudeau, Chrétien, Dion, Desmarais, Charest et d’autres font l’impossible pour préserver l’empire parce que cela est profitable pour eux.
Les Canadiens eux-mêmes jouent une part importante en approuvant les mesures répressives prises par Ottawa.
En effet, Trudeau n’aurait jamais imposés les mesures de guerre contre le Québec (1970) s’il ne pensait pas qu’il pourrait s’en tirer politiquement avec cette décision infâme.

La combinaison de l’intimidation et de la corruption signifie que l’empire de Canadien se repose sur la peur et la cupidité.

L’indépendance du Québec libérerait non seulement le Québec, mais elle libérerait également les Canadiens de la camisole de force mentale nécessaire pour garder intact leur empire factice.

Québec, Commission Charbonneau: conflit d’intérêts de la juge et du procureur?

Commission Charbonneau: le procureur a représenté un géant de l'asphalte | Un cancer létal | Scoop.it

Commission Charbonneau: le procureur a représenté un géant de l’asphalte

Publié le 10 août 2012

 

Voilà qu’un autre pan de l’imposture libérale, dont les intérêts convergent avec ceux du monde interlope, est dévoilé sur la place publique.

Fabrice de Pierrebourg et Vincent Larouche
La Presse
Le procureur-chef de la commission Charbonneau, Me Sylvain Lussier, a représenté dans sa pratique privée les intérêts d’un géant de l’asphalte qui est cité dans les documents déposés par Jacques Duchesneau à cette même commission.
La société Asphalte Desjardins et l’une de ses sociétés soeurs, Campeau, font partie des 25 firmes de construction ayant réclamé au gouvernement les plus importantes sommes supplémentaires par rapport aux contrats initiaux, entre 2005 et 2011. Asphalte Desjardins obtient de nombreux contrats publics dans les municipalités des Laurentides, notamment à Saint-Jérôme.Me Lussier a représenté l’entreprise en 2008 dans le cadre d’un litige en Cour supérieure opposant une partie des administrateurs à la suite d’une cession de parts à Tony Accurso.

Par ailleurs, jusqu’à mercredi soir, le nom de Me Sylvain Lussier apparaissait toujours comme membre de «l’équipe Plan Nord» sur le site de son cabinet d’avocats, Osler, Hoskin et Harcourt. L’équipe propose à ses clients de «rester à l’avant-plan du développement du Plan Nord» en mettant notamment la main sur «les contrats d’ingénierie, d’approvisionnement et de construction».
 
«Réseau libéral»

En entrevue au Devoir, récemment, Jacques Duchesneau a indiqué que la commission Charbonneau a «tout en main» au sujet d’un «réseau libéral» du «Québec inc.» qui se bousculerait aux portes du Plan Nord.  «Faites le calcul seulement pour les services professionnels et vous comprendrez les intérêts en jeu: 10% de 80 milliards».

Déjà, peu après sa nomination comme procureur-chef en novembre, La Presse avait interrogé Me Lussier sur les risques d’apparence de conflit d’intérêts, puisque celui-ci représentait en parallèle la Ville de Montréal dans son litige contre le vérificateur général Jacques Bergeron. Le dossier était susceptible de se retrouver devant la commission Charbonneau, ce qui aurait placé Me Lussier dans une position délicate. Quatre mois plus tard, il avait finalement décidé de rompre ses liens avec la Ville.

Pus tard, son nom et sa photo ont été retirés de la page de «l’équipe Plan Nord» de sa firme d’avocats.
Apparence de conflit d’intérêts

Selon le criminaliste et universitaire Me Jean-Claude Hébert, la Commission n’aura pas le choix de se pencher sur les risques d’apparence de conflit d’intérêts pendant ses travaux.

«Quand la Commission va entrer dans le vif du sujet, ce sera inévitable: les grandes entreprises de construction et de génie, il n’y en a pas tant que ça, et elles sont représentées souvent par les grands cabinets d’avocats, qui ne sont pas si nombreux. Il va y avoir des chassés-croisés. Ça ne veut pas dire qu’il y a conflit d’intérêts, mais il faudra juger au cas par cas», dit-il.

En entrevue au 98,5 FM mercredi, l’ex-ministre de la Justice Marc Bellemare s’en est pris à Me Lussier qui, selon lui, «appartient à la filière libérale».

Marc Bellemare a aussi fait remarquer qu’une collègue de Me Lussier chez Osler, Me Suzanne Côté, était l’avocate du gouvernement lors de la commission Bastarache. «Je me demande comment il va pouvoir continuer à opérer», a-t-il ajouté en faisant aussi référence à ses activités liées au Plan Nord.