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Le Québec qui « vit au-dessus de ses moyens », un MYTHE libéral visant à manipuler

Source

Le Parti libéral du Québec est un expert du mensonge et de la supercherie.

Pour justifier ses mesures « d’austérité » et réduire la taille de l’État, le gouvernement Couillard cultive la fausse image de «lourdeur» de notre État. Pourtant, si l’on regarde les dépenses par habitant fournies par Statistique Canada, on constate qu’elles s’élèvent à 18 381 $ au Québec comparativement à 18 815 $ pour l’ensemble du Canada.

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Dépenses des administrations provinciales et locales par habitant, 2009

En santé 

  • Canada (sans le Québec): 3568 $
  • Québec: 3139 $
  • Ontario: 3481 $
  • Alberta: 3566 $
  • Colombie-Britannique: 3392 $

En éducation

  • Canada (sans le Québec): 2807 $
  • Québec:  2542 $
  • Ontario:  2705 $
  • Alberta:  3128 $
  • Colombie-Britannique:  2687 $

Source : Statistique Canada. Recettes et dépenses du secteur des administrations publiques, comptes économiques provinciaux, Tableau CANSIM 384-0004.

Difficile, au regard de ces chiffres, de parler «d’État obèse» ou de «Cadillac luxueuse». La population québécoise est en droit d’exiger un panier de services publics d’une qualité et d’une accessibilité comparables à ceux des autres provinces. C’est à cette mission que devraient être réinvestis les surplus que le gouvernement camouflera cette semaine.

Jeudi, le gouvernement Couillard présentera son deuxième budget et devrait annoncer en grande pompe le retour à l’équilibre budgétaire. Sous le couvert du déficit zéro, ce budget camouflera en réalité un surplus d’environ 1,6 milliard $. Dans le contexte actuel d’austérité et de sous-financement, ce surplus devrait être réinvesti dans les services publics, notamment en santé et en éducation.

La définition actuelle de «solde budgétaire au sens de la Loi sur l’équilibre budgétaire» a pour effet de donner une image faussée de la réalité des finances publiques du Québec. Si l’on se fie aux estimations de la dernière mise à jour économique de novembre, le surplus réel de 1,6 milliard $ qui sera réalisé par le gouvernement disparaîtra à la suite de l’inclusion, sous forme de dépenses, d’un versement équivalent au Fonds des générations.

Les prévisions pour les cinq prochaines années annoncent une hausse importante de ces versements au Fonds des générations à plus de 3 milliards $. Il est primordial que les documents budgétaires reflètent le fait que les futurs «déficits zéro» cacheront en fait des surplus importants qui seront affectés exclusivement au remboursement de la dette. Cette décision éminemment politique ne peut être dissimulée derrière un automatisme budgétaire. Dans le contexte où plusieurs services et programmes sont remis en question et où l’on demande d’importants sacrifices aux employées et employés de l’État, la population est en droit de débattre des priorités dans l’affectation de ces surplus.

Un retard en santé et en éducation

Les données montrent des retards importants en termes de financement dans les réseaux de l’éducation et de la santé. Si l’on se compare avec les provinces voisines, on constate que le Québec consacre moins de ressources à la santé et à l’éducation pour chaque citoyenne et citoyen. En santé, Québec investit 3139 $ par habitant, alors que la moyenne des autres provinces est de 3568 $. Il s’agit donc d’un manque à gagner de plus de 400 $ par personne, ou de près de 3 milliards $ pour le réseau de la santé québécois. En éducation, le Québec consacre 2542 $ par habitant alors que les autres provinces n’investissent en moyenne 2807 $ par personne.

Pierre-Antoine Harvey et Erik Bouchard-Boulianne, économistes à la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), Montréal

Samir Khullar (Sugar Sammy): derrière le masque hideux du haineux fédéraste

See this article in English HERE
Samir Khullar (Sugar Sammy): the hideous federastic anti-Québec truth behind the mask.

Opinion courte et claire à partager: « Derrière l’humour, une idéologie »
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«Pour une rare fois, Samir Khullar ne se cache plus derrière l’humour et affirme que la langue française serait « surprotégée » au Québec (je suppose qu’il pense que l’anglais est menacé?) et répète: « Mon pays préféré, c’est le Canada ».
Voici donc qu’il assume enfin clairement SON OEUVRE et ses VISÉES POLITIQUES.
Cet ex-membre des jeunes libéraux et activiste contre l’indépendance du Québec a affirmé en entrevue qu’il serait plus efficace comme humoriste que comme militant libéral et procanadien.
Sa dernière sortie (publicité attaquant la Loi 101) s’inscrit dans une pratique insistante d’un Québec bashing primaire.
En plus, sa gérante Nancy Oeswein, présidente d’Auburn Moon Agency, a envoyé un message « GO FUCK YOURSELF » à Maxime Laporte, président de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal.»

Note: Nancy Oswein nous a envoyé un message dans lequel elle affirme ne pas avoir dit cela, et ne pas avoir été la gérante de Samir Khullar. Nous devons la croire sur parole pour l’instant.
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Résumé en Québécois: « Petite coquerelle d’enfant de chienne. »
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Sugar Sammy pénis CENSURÉ

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Au Québec et dans le monde: une révolution moins « tranquille », enfin

Ceci est une version raccourcie de l’EXCELLENTE ANALYSE de Richard Hir:
 

Tous nos centres de pouvoir en voie d’effondrement 

vendredi 7 juin 2013

Les contraintes du quotidien et les manoeuvres des médias à la solde nous empêchent de voir les événements dans leur perspective. Ainsi, la personne qui suit l’actualité et s’indigne à juste titre des révélations scandaleuses de la Commission Charbonneau perd facilement de vue la séquence de maturation de l’opinion qui nous y a conduit, et où elle mène.

 
 
 (Rappelons d’abord que) la Commission Charbonneau tire son origine de la Commission Bastarache, chargée de faire la lumière sur le processus de nomination des juges par le Gouvernement Charest.
 
À cette occasion, on a découvert un Jean Charest retors et finasseur en qui ils ne pouvaient pas faire confiance, et l’existence d’un système parallèle occulte dont les amis du régime étaient les grands profiteurs, au détriment de l’intérêt collectif et du bien commun.
 
Charest n’allait pas se remettre des accusations portées par son ancien ministre de la justice, Marc Bellemare, jugé par la population infiniment plus crédible que lui, à l’effet que son gouvernement, atteint de magouillite aiguë, était le plus corrompu que le Québec ait connu depuis des décennies (…)
 
Lorsque Jean Charest tente de réduire la pression en annonçant la tenue d’une enquête sur l’industrie de la construction, il obtient le contraire du résultat recherché. Et sa tentative de limiter les pouvoirs et la portée de l’enquête se retourne contre lui, et il doit céder sur toute la ligne.
 
C’est dans ce contexte que survient le Printemps érable lorsque l’annonce de la hausse des droits de scolarité cumulée à une mauvaise gestion de la situation jettent pêle-mêle étudiants et population générale dans la rue pendant plusieurs semaines, à une échelle sans précédent au Québec. On ne parle plus de manifestations, mais d’un véritable soulèvement populaire qui ne prendra fin qu’à l’annonce des élections générales. C’est la Phase 2 du processus qui aboutit à la défaite du Gouvernement Charest le 4 septembre 2012 (…)
 
La tension sociale est si grande que la victoire du PQ est assombrie par un attentat terroriste contre la première ministre élue qui fait un mort, à l’incrédulité générale. Un militant extrémiste anglophone est rapidement maîtrisé dans une opération qui recèle encore de troublantes zones d’ombre.
 
Les médias à la solde se sont efforcés par tous les moyens de minimiser la portée de cet attentat, allant même jusqu’à ne pas évoquer l’hypothèse d’un attentat terroriste, par crainte d’un embrasement social qui menacerait l’emprise des « élites de pouvoir » sur la population.
 
Dans les jours qui suivent l’élection du PQ le 4 septembre 2012, la Phase 3 du processus s’enclenche avec le début des audiences publiques de la Commission Charbonneau (…)
 
Puis on passe à la réalité avec une suite étourdissante de témoins qui viendront confirmer les dires des deux premiers, dans une série d’épisodes colorés frisant presque la caricature (l’ineffable Nicolo Milioto – Monsieur Trottoirs – en train de se bourrer les chaussettes de liasses de billets de banque (…)
 
Les choses se sont corsées avec les témoignages de hauts fonctionnaires de la ville de Montréal qui ont expliqué comment tout le processus d’attribution des contrats était faussé au bénéfice des firmes d’ingénieurs et des entreprises de construction organisées en cartel. On découvre alors que les dirigeants des plus grosses firmes de génie-conseil du Québec sont mouillés jusqu’au trognon dans des combines de rétro- commissions et de financement des partis politiques dont le principal bénéficiaire semble toujours être le PLQ.
 
Puis, en cours de route, surprise ! On apprend que Guy Chevrette, ancien ministre du PQ, serait lui aussi impliqué dans un tel stratagème. (…)
Et plus les travaux de la Commission avancent, plus on découvre que nos élites du monde des affaires se soucient comme d’une guigne des principes de l’éthique. 
 
Ce diagnostic ne se limite pas au secteur de la construction (…)
Avec les accusations de gangstérisme portées par l’Unité permanente anticorruption contre Gilles Vaillancourt, alors maire de Laval, et tous ses acolytes dont le célèbre entrepreneur Tony Accurso, on commence à comprendre que la suite va être à l’avenant, et que nous n’avons encore entraperçu qu’une petite partie de la pointe émergée de l’iceberg.
Ce matin encore, La Presse nous dévoile les dessous de l’affaire des milieux humides à Laval où l’on découvre les liens entre un entrepreneur italo-québécois de premier plan et la mafia (…)
 
Ces accointances mafieuses de l’un des plus importants chefs de file de la communauté des affaires italo-québécoise sont extrêmement préoccupantes en raison de son accès bien connu aux dirigeants libéraux, tant provinciaux que fédéraux (…)
 
Et puis, l’affaire des milieux humides est-elle un cas isolé, ou bien le PLQ se dépêchait-il d’obtempérer à chaque fois que des « personnes d’influence » lui demandaient une faveur dont on se doute bien qu’elle était assortie d’une contrepartie ? De l’argent ? Des avantages en nature ? (…) Des dizaines de millions comme dans le cas du CUSM ? Et qui en a bénéficié ? (…)
 
On découvre donc dans cette séquence comment tous les centres de pouvoir de notre société se retrouvent ébranlés et discréditésà une échelle sans précédent : le pouvoir politique, les pouvoirs de l’argent, le pouvoir syndical. Même les pouvoirs occultes (la mafia) sont menacés par le grand déballage en cours. Leur emprise n’existe qu’à l’abri des regards indiscrets. À partir du moment où les feux se tournent sur eux, cette emprise s’évanouit instantanément (…)
 
Or qu’arrive-t-il à une société qui voit ainsi tous ses centres de pouvoir sombrer dans le discrédit ? L’indignation fait rapidement place à la révolte, puis à la révolution, au fur et à mesure que la situation s’enlise et s’aggrave.
À la faveur de cette révolution survient un renversement de l’ordre établi, étape que nous avons cru pouvoir éviter dans les années 1960 et 1970 (« Révolution tranquille »).
 
Pour déterminer le sort qui nous guette, il faut regarder ce qui se passe autour de nous et à quelles forces nous sommes soumis.
 
La première chose qu’on observe, c’est que le Québec n’est pas la seule société en crise dans le monde occidental. La plupart le sont, à des stades d’avancement divers qui pointent tous dans la même direction. Jamais de mon vivant n’ai-je vécu une telle période de confrontations aussi généralisée sur nos grandes orientations et nos valeurs de société.
 
Il existe également une perception de plus en plus répandue que notre monde est arrivé à un point charnière et que nous sommes sur le bord d’un réalignement majeur, notamment sur le plan économique (…)
 
Or il est déjà très apparent que nous nous orientons dans le sens d’une dislocation, si l’on en juge par le nombre et la fréquence de plus en rapprochée de ses signes annonciateurs (…)
 
Pour y survivre, quatre exigences : concentration géographique, richesse du territoire, solidarité économique, et cohésion sociale et culturelle. Et on découvre que le Québec a d’excellentes chances de survie, car c’est exactement ce qu’il fait depuis 1608 sur le même territoire, avec les mêmes atouts.
 
En effet, au fil des siècles, nous nous sommes moulés dans notre territoire au point de ne faire qu’un avec lui. Par ailleurs, notre cohésion sociale et culturelle, qui constitue justement un des traits les plus forts de notre identité en raison de notre fidélité à la langue française, nous assure d’un avantage important dans un contexte d’adversité (…) 
 
Le Québec est engagé dans une dynamique d’ouverture à la fois pleine de promesses et de menaces (…) Mais le multiculturalisme débridé réserve à ses partisans de très mauvaises surprises, comme on le découvre chaque jour un peu plus en Europe.
 
Il ne s’agit pas de se replier sur un soi ethnique frileux, mais de reconnaître qu’il est toujours plus facile de composer avec des personnes de mêmes affinités. Et plus les circonstances sont difficiles, plus l’exigence des affinités partagées est grande.
 
Pour ceux qui aspirent à l’indépendance du Québec, la période qui s’ouvre va présenter des occasions exceptionnelles. Jamais les forces qui s’y opposent n’auront été aussi faibles, ébranlées qu’elles seront dans leurs propres fondements, et absorbées à assurer leur survie sur tous les plans où elles se déploient.
 
L’occasion est belle de faire surgir de la crise actuelle le projet d’État québécois doté de ses pleins pouvoirs lancé en 1960, et abandonné dans le découragement de la défaite référendaire de 1980. Le pays, nous l’avons (Québec). C’est d’État qu’il nous manque.
 
L’expérience des dernières années nous montre que ce projet n’a fait que gagner en pertinence. Il ne reste plus qu’aux hommes et aux femmes de bonne volonté de s’arracher à la morosité ambiante et à l’emprise du quotidien pour le mener à bon port. Pas question de laisser nos adversaires nous imposer leur lecture de la situation et nous dicter ce qui est bon pour nous.
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Québec Legault = Charest, CAQ = PLQ. Desmarais tire les ficelles

Le « modus operandi » des spoliateurS
Et si vous croyez avoir tout vu…
Legault = Charest, CAQ = PLQ. Dans les deux cas, c’est l’Oncle Paul qui tire les ficelles

Richard Le Hir
Tribune libre de Vigile
samedi 26 novembre 2011      17121 visites      22 messages


Question : Quel rapport y a-t-il entre la crise mondiale, Sarkozy (lequel ?), Desmarais (Paul), Sirois (Charles), Legault (François) et le CAQ (le quoi ?) ?Réponse : Bonne question. Écoutez bien, vous allez être surpris.

Il y a quelques jours, à la recherche de ma ration quotidienne d’informations sur l’évolution de la crise, je me rends sur un site alternatif américain, surtout fréquenté par les spécialistes des marchés financiers, et je tombe sur une manchette qui m’interpelle instantanément : « Sarkozy : La crise de liquidités qui vient de s’amorcer en Europe est attribuable à un problème insoluble de 30 000 milliards » [ma traduction].

Première surprise, le Sarkozy dont il est ici question n’est pas Nicolas, c’est son demi-frère Olivier qui se trouve à être le grand patron de la division des services financiers mondiaux du Groupe Carlyle depuis 2008, ce que j’ignorais, mais que j’ai rapidement découvert en effectuant quelques recherches sur Google ».
Ainsi, on apprend sur Wikipedia que « Pierre-Olivier Sarközy de Nagy-Bocsa, dit Olivier Sarkozy, est un homme d’affaires franco-américain. Il est le demi-frère de Nicolas Sarkozy et est un dirigeant du groupe Carlyle ».
Wikipedia offre un lien qui nous mène directement au Groupe Carlyle, « … une société d’investissement américaine fondée en 1987.

Basé à Washington D.C., il est présent dans de nombreux domaines d’activités, comme l’aéronautique, la défense, l’industrie automobile et des transports, l’énergie, les télécommunications et les médias. Ses investissements sont essentiellement situés en Amérique du Nord, en Europe et en Asie du Sud-Est.
Le groupe possède 89,3 milliards de dollars de capitaux propres et il emploie plus de 515 professionnels de l’investissement dans 21 pays.
Les différentes entreprises de son portefeuille emploient au total plus de 286 000 personnes dans le monde et Carlyle compte environ 1 100 investisseurs répartis dans 31 pays à travers le monde.

Le Groupe Carlyle est dirigé depuis janvier 2003 par Louis Gerstner, ancien patron d’IBM. Parmi ses dirigeants, de nombreuses personnalités se sont succédées, telles que George H. W. Bush ou encore Olivier Sarkozy ».

Notons au passage qu’il s’agit d’un groupe privé, donc qui n’est pas inscrit en bourse et n’est pas tenu de divulguer quelque information que ce soit sur la structure de son capital-actions.

Un peu plus loin dans le texte, on découvre une rubrique intitulée « Principaux investisseurs et conseillers » qui comporte une vingtaine de noms de personnalités issues des milieux d’affaires et de la politique, parmi lesquelles on a la surprise de découvrir les noms de Laurent Beaudoin (Bombardier) et Paul Desmarais (Power Corporation).

En effet, lorsqu’on examine la composition de cette liste, les autres noms qui y figurent sont ceux de personnalités politiques ou d’affaires américaines ou étrangères importantes. Que le Canada soit représenté par deux personnalités d’affaires est déjà surprenant compte tenu de l’importance relative de l’économie canadienne dans l’économie mondiale, et que ces deux personnalités émanent du Québec est un autre facteur de surprise.
Sans vouloir minimiser l’importance de MM. Beaudoin et Desmarais et de leurs entreprises, il reste qu’il y a d’autres grandes entreprises canadiennes dont on est surpris de ne pas trouver de représentants sur cette liste. Qu’on pense seulement aux groupes Thomson ou Weston.

Pour essayer d’y voir plus clair, j’ai consulté également la version anglaise de Wikipedia. Seule différence en ce qui concerne le Canada, c’est qu’on mentionne le nom de l’ancien premier ministre Frank McKenna du Nouveau-Brunswick (l’un des trois saboteurs de l’Accord du Lac Meech, et le premier à avoir renié sa signature) parmi la liste des conseillers politiques, ce qui peut d’autant mieux se comprendre lorsqu’on sait qu’il est membre du groupe Bilderberg (comme Paul Desmarais père s’il faut en croire Wikipedia et le site Argent de Quebecor dans un article assez railleur écrit un jour où PKP devait être « en maudit » contre Desmarais), et qu’il a été ambassadeur du Canada à Washington.
On constate donc que Carlyle est un lieu d’influence important au sein duquel les Desmarais sont particulièrement bien introduits, et la présence d’Olivier Sarkozy au sein de ce groupe nous permet encore mieux de comprendre comment « l’empire » déploie ses tentacules.

Ainsi, en consultant l’annonce de la nomination d’Olivier Sarkozy au poste qu’il occupe présentement chez Carlyle, on découvre qu’il a réalisé un certain nombre de mandats importants, dont un pour la CIBC, une banque canadienne dont le président du conseil d’administration est nul autre que Charles Sirois.

On n’est évidemment pas surpris de voir tout ce beau monde baigner dans les mêmes eaux, mais le fait qu’on les y retrouve nous permet de comprendre qu’elles se rendent volontiers des petits services, du genre « Gratte-moi le dos, je te gratterai le tien », et que le genre de service qu’un Charles Sirois peut rendre à un Paul Desmarais pour le remercier d’avoir mis à sa disposition son carnet de bonnes adresses est d’aider François Legault à constituer rapidement avec sa CAQ une alternative à Jean Charest qui a désormais beaucoup trop de plomb dans l’aile pour se faire réélire.

L’hostilité de Paul Desmarais au mouvement indépendantiste est bien connue, mais jamais auparavant n’a-t-il mis tant d’efforts à s’assurer que le PQ ne prenne pas le pouvoir. La Presse fait tout ce qu’elle peut pour présenter Legault et la CAQ sous le jour le plus favorable. Encore hier, elle tirait une interprétation toute personnelle du dernier sondage CROP. À croire ce qu’elle écrit en grosses lettres, Legault consoliderait son avance…

Sauf que… Legault serait battu par Duceppe à la tête du PQ. Mais ça, c’est écrit en petites lettres. On ne s’attend évidemment à rien d’autre de La Presse. Mais ce genre de manipulation en dit long sur les intentions de ceux qui s’y livrent et trahit aussi l’importance que la question a pour eux.

Le refus de « l’empire » d’envisager une alternance indépendantiste et de chercher par tous les moyens d’en favoriser une autre ne peut s’expliquer que de deux façons.
Ou bien il est convaincu que l’élection d’un nouveau gouvernement indépendantiste règlerait de façon définitive la question de l’indépendance du Québec à l’encontre de sa propre option, ou bien l’arrivée au pouvoir d’un tel gouvernement mettrait gravement en péril ses intérêts d’affaires.

Si la motivation de l’empire est essentiellement politique, la bonne nouvelle pour les indépendantistes, c’est que leur option se porte bien mieux qu’ils ne le pensent. Mais s’il est vrai que la conjoncture externe n’a jamais été plus favorable à l’indépendance, il y a encore loin de la coupe aux lèvres sur le plan interne.

Donc, la motivation principale de l’empire Desmarais/Power Corp est essentiellement liée à la promotion et à la défense de ses intérêts d’affaires, et son engagement fédéraliste est subsidiaire, dans la mesure où il a toujours cru qu’il parviendrait plus facilement à ses fins dans un Canada fédéral que dans un Québec indépendant. Cette conclusion offre aux Québécois une grille de lecture particulièrement éclairante.

En effet, le public québécois peut voir tout d’abord que les intérêts d’affaires de « l’empire » sont non seulement différents des leurs, mais qu’ils y sont diamétralement opposés, et ensuite que « l’empire » est présentement engagé au Québec dans des activités qui revêtent pour lui un intérêt si vital qu’il est hors de question pour lui d’envisager la possibilité de l’élection d’un gouvernement à Québec qu’il ne serait pas en mesure d’influencer ou de contrôler.

Comme j’ai déjà eu l’occasion de le souligner à quelques reprises à propos de « l’empire », et notamment au cours des dernières semaines
http://www.vigile.net/Le-Plan-Nord-… ,
http://www.vigile.net/Power-Corpora… ,
http://www.vigile.net/Francois-Lega… ,
http://www.vigile.net/L-empire-tent… ,
http://www.vigile.net/Pleins-feux-s… ;
http://www.vigile.net/Une-opacite-f… ,
http://www.vigile.net/Les-visees-du…
on ne peut pas reprocher à un loup d’être un loup, mais on peut certainement reprocher au berger de lui ouvrir toutes grandes les portes de la bergerie.

À cet égard, la responsabilité du gouvernement Charest est entière, et elle est d’autant plus grande que le loup s’avance masqué, en se cachant derrière une panoplie de sociétés écrans et d’intermédiaires plus ou moins anonymes qu’il manipule à loisir http://www.vigile.net/Anticosti-les… , http://www.vigile.net/Anticosti-les… , à la connaissance du gouvernement Charest.

Jean Charest est en fonction depuis le 29 avril 2003, soit depuis un peu plus de huit ans. Pendant toutes ces années « l’empire » s’est immiscé jusque dans les derniers recoins de l’État québécois pour faire en sorte que ses intérêts soient bien servis. Il a si bien réussi son coup et il y est si incrusté que son éviction lui causerait un tort irréparable.

En effet, un examen attentif des décisions prises sous le règne Charest non seulement au gouvernement mais au sein des organes qu’il contrôle, comme la Caisse de dépôts, Hydro-Québec et autres, permettrait de mettre en lumière toutes les transactions conclues à l’avantage de l’empire Desmarais/Power Corp, donc nécessairement au détriment des intérêts du Québec et des Québécois.

Il n’a donc pas d’autre choix que de s’assurer du maintien de son contrôle et de son influence sur tout gouvernement appelé à succéder à celui de Jean Charest.
Or le tort causé par Jean Charest à son propre parti est devenu irréparable, et même avec un nouveau chef, l’empire a compris qu’il ne parviendrait pas à reprendre le pouvoir.

D’où ce lapin que l’empire sort de son chapeau sous les traits de Charles Sirois, François Legault et la CAQ. Comme nous l’avons vu plus haut, Charles Sirois « en doit une » à l’empire. Et François Legault veut tellement devenir premier ministre qu’il a retourné sa veste péquiste en pensant que ses chances seraient meilleures s’il n’avait pas l’étiquette « indépendance » collée dans le front.

Sauf que… Advenant qu’il prenne le pouvoir, Legault découvrirait rapidement qu’il a les pieds et les mains liés. À la première velléité menaçante pour « l’empire », Sirois entrerait dans son bureau pour lui dire « Souviens-toi qui t’a fait roi », et François Legault découvrirait que s’il est premier ministre, il est d’abord le premier ministre de ceux à qui il doit ses fonctions avant d’être le premier ministre du Québec. C’est un scénario vieux comme le monde !

Pour les Québécois, la conclusion est très simple : Legault = Charest, CAQ = PLQ. Dans les deux cas, c’est l’Oncle Paul qui tire les ficelles.

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Caricature. Jean (John James) Charest, Desmarais et Power Corp son vrai patron avec la mafia

 

http://pilulerouge-pilulebleue.blogspot.com/2012/08/jean-john-james-charest-desmarais-et.htmlImage

Lettre au Parti libéral du Canada qui s’inquiète au sujet du Québec…

Lettre au Parti libéral du Canada qui se pose des questions sur le Québec

Chers amis du Parti libéral du Canada,


La Presse nous apprenait ce matin que vous vous inquiétez.

Vous vous demandez pourquoi vous n’avez plus d’appuis au Québec.

Et pourquoi les Québécois francophones refusent depuis des années de vous faire confiance.


Vous croyez avoir une explication simple. C’est la faute au scandale des commandites!

Les Québécois vous en veulent encore, croyez-vous.

Et vos grands stratèges ajoutent: c’est parce que nous avons refusé de nous en excuser.


La solution? Un peu de repentance, et vous sortirez de votre pénitence électorale.

Vous repartirez alors à zéro. Vite! Il faut jouer la scène des grandes excuses publiques. Du passé, vous feriez enfin table rase!


Ok. Comment dire, amis libéraux?

C’est plus compliqué que ça.

Ce n’est pas que le scandale des commandites, d’argent ou de corruption. 

Derrière les commandites, il y avait quelque chose de plus gros. De beaucoup plus gros.


C’est que ce scandale ne venait pas de nulle part. Il était le dernier écho du coup de force de 1982.

Je vous parle du rapatriement unilatéral de la constitution.

Je vous parle d’une révolution dans l’histoire constitutionnelle canadienne. Qui s’est jouée contre le Québec.


De l’histoire ancienne? Pas tant que ça.

Une constitution influence en profondeur un peuple. Elle est faite pour ça, d’ailleurs. Une constitution pose les fondements du pouvoir dans un pays. Elle le structure, le charpente.


On peut s’en moquer. Elle ne se moque pas de nous.


Vous vous en souvenez, de 1982?

De la Constitution que Pierre Elliot Trudeau a imposé de force, contre l’Assemblée nationale du Québec, alors qu’il avait promis, au référendum de 1980, de s’ouvrir aux revendications historiques du Québec?

C’est une page noire de notre histoire.


La Constitution de Trudeau nie le Québec.

Il n’est plus un peuple sur deux mais une province sur dix.
Il n’est plus une nation fondatrice, mais une communauté culturelle parmi d’autres
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Le Canada se livrait au même moment au gouvernement des juges, au nom d’une Charte des droits désormais présentée comme un texte sacré. Être Canadien, cela voudrait désormais dire croire religieusement à l’œuvre de Trudeau.


Pour vous, ce Canada, il est sacré. Quiconque le remet en question passe pour hérétique. 

D’ailleurs, au moment de Meech, en 1990, lorsqu’on a cherché à faire reconnaître le Québec comme société distincte, les héritiers de Trudeau s’y sont opposés. On aurait gâché son œuvre.


Au référendum de 1995, les Québécois sont venus bien prêt de quitter ce Canada qui avait renié la théorie des deux peuples fondateurs. 

Ils ont voté oui à 49,4% à l’indépendance. 

Les Québécois francophones ont voté oui à 61%.

Le Canada a eu chaud. Il avait failli se rompre. Il s’est dit: plus jamais ça.


Il a misé sur le plan B. Ça aussi il faut s’en souvenir. Il ne fallait plus accommoder les Québécois mais combattre leur nationalisme. Ce plan B, vous l’avez porté. Il diabolisait le nationalisme québécois. Il menaçait le Québec de partition. Son grand stratège siège encore avec vous, soit dit en passant.


En son cœur, il y avait la loi C-20. Avec elle, le Québec n’a le droit de quitter qu’avec la permission du Parlement fédéral. Ce dernier, par ailleurs, serait seul juge de la clarté de la question référendaire.

On appelle cela une mise en tutelle et un déni du droit à l’autodétermination du Québec.


Les commandites s’inscrivent aussi dans le contexte du Plan B. Il fallait acheter la loyauté. Du moins celle de la frange de leurs élites qui a toujours trouvé dans sa capacité à faire accepter aux Québécois leur subordination politique la condition de ses privilèges. Ça devait être ça, le fédéralisme rentable.


Alors, vous comprenez, tout cela est compliqué. Les Québécois n’ont pas des griefs superficiels à votre égard. Il leur arrive d’avoir plus de mémoire qu’on croit.


Le PLC (le Canada?) veut s’excuser pour quelque chose?


1. Qu’il s’excuse d’avoir imposé au Québec une constitution qui diminuait les pouvoirs de l’Assemblée nationale.


Qu’il s’excuse d’avoir imposé un régime politique où la Cour suprême peut déconstruire la loi 101.


2. Qu’il s’excuse de nous avoir imposé la religion du multiculturalisme qui marginalise chez elle la nation québécoise et justifie l’idéologie des accommodements raisonnables.


Qu’il s’excuse de nous avoir imposé une Charte des droits qui consacre pratiquement le gouvernement des juges.


3. Qu’il s’excuse de nous avoir imposé la loi C-20 et d’avoir mis en tutelle l’Assemblée nationale.


4. Qu’il s’excuse d’avoir diabolisé le nationalisme québécois pendant des années en le présentant comme une passion xénophobe. Qu’il s’excuse d’avoir cherché à acheter la loyauté des Québécois.


Oui. Qu’il s’excuse de tout cela.

Et surtout, qu’il agisse en conséquence.

Qu’il amende sa constitution, qu’il désavoue l’héritage de Trudeau, qu’il s’ouvrira aux revendications historiques du Québec, qu’il n’essaiera plus jamais de nuire à la loi 101 et qu’il plaidera pour son application aux entreprises fédérales, par exemple.


Mais il ne s’excusera pas de ça. Bien sûr que non. Parce qu’il est fier de son héritage. Parce qu’il se croit le gardien du Canada. Parce qu’en renonçant au trudeauisme, qui est l’idéologie officielle du Canada de 1982, il renoncerait à son identité.


C’est justement là le problème du PLC au Québec. C’est l’héritage dont il est fier qui l’empêche de se réconcilier avec les Québécois francophones.

C’est l’idéologie qui lui sert d’identité politique qui l’empêche de renouer avec eux.

Le remariage est impossible.


Les Québécois francophones ne sont pas pressés d’aller vers l’indépendance, d’accord.

Cela ne veut pas dire qu’ils sont prêts à embrasser ceux qui l’ont floué et s’en font encore une fierté.


Amitiés,

Mathieu Bock-Côté

 

(Pierre-Elliott Trudeau)

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Ils veulent transformer Hydro-Québec en HYDRO-CANADA, autre vol du siècle

 

L’autre vol du siècle du PLQ-Power contre les Québécois (raté pour l’instant) après l’île d’Anticosti.

Des milliards et des milliard$, l’économie de tout un peuple est en jeu.

 

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Savez-vous pourquoi John James Charest voulait acheter Hydro-Nouveau-Brunswick (par Hydro-Québec)?
Parce qu’ainsi, en sortant du Québec, Hydro-Québec tombait sous la Loi Constitutionnelle canadienne de 1867, article 92a et Hydro-Québec, LE COEUR DE NOTRE ÉCONOMIE, deviendrait HYDRO-CANADA, ce n’est pas des blagues!

Le peuple Québécois s’est soulevé et Charest a reculé, mais il poursuit son travail de pillage du Québec avec Desmarais (Power Corporation), son ami Thierry Vandal qui est à la tête d’Hydro-Québec, son ami Michael Sabia de la Caisse de dépôt et placement du Québec (les économies de tout un peuple) qui passe du temps chez Desmarais à Sagard et Michel Plessis-Bélair est vice-président du conseil de Power Corp et est au conseil d’administration d’Hydro-Québec.

En prime, les médias répètent que nous sommes pauvres, ce qui est faux et vise à nous convaincre de vendre nos actifs nationaux.
Jean Charogne a endetté le Québec comme jamais et viendra le moment où ils diront qu’ils nous faut de l’argent et vendront des parties d’Hydro-Québec aux firmes de Desmarais.

RÉVEILLONS-NOUS: ILS SONT EN GUERRE CONTRE NOUS.
NOUS NE DEVONS PAS LES LAISSER FAIRE.
C’EST RENDU UNE QUESTION DE SÉCURITÉ NATIONALE POUR LE QUÉBEC.

Lisez le livre de Richard Le Hir « DESMARAIS, DÉPOSSESSION TRANQUILLE »:
http://www.vigile.net/Desmarais-la-depossession

http://www.nonauxhausses.org

Mouvement citoyen national du Québec