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Hydro-Québec: une bombe après l’autre! Attaque contre tout le peuple!

ALARME!    — HYDRO-QUÉBEC —   UNE BOMBE APRÈS L’AUTRE. 

PEUT-ÊTRE LA PLUS GRAVE ATTAQUE CONTRE NOTRE PEUPLE.

DESMARAIS-POWER ET LEURS VALETS DU PARTI LIBÉRAL SONT EN TRAIN DE NOUS DÉPOSSÉDER.

LE SILENCE DES MÉDIAS EST LEUR ALLIÉ.

UNE ENQUÊTE PUBLIQUE D’URGENCE, LA MOINDRE DES CHOSES.

UN NID DE CRABES D’ORDURES.

LISEZ, PARTAGEZ.

TEXTE CHOC DE RICHARD LE HIR 

http://www.vigile.net/Les-loups-sont-dans-la-bergerie-et

Autres aspects « secondaires »:

– Le dossier des éoliennes en service commandé qui produisent de l’électricité à perte, perte compensée par des hausses de tarifs! 
– La catastrophe évitée de justesse de l’achat d’Énergie Nouveau Brunswick, transaction à perte qui visait uniquement à mieux PRIVATISER HYDRO car la transaction l’aurait soumise aux chartes fédérastes.
– La centrale au gaz de Bécancour qui a coûté jusqu’à maintenant plus d’un milliard à Hydro-Québecpour garder fermée cette installation appartenant à… TransCanada Énergie! ON SE FAIT ENCULER SOLIDE.
– Le fameux Plan Nord sur lequel Thierry Vandal, qui vient de démissionner, basait sa stratégie énergétique N’EXISTE PAS. À tel point que des citoyens demandant des fonctionnaires d’obtenir copie de ce plan, ceux-ci les ont référés au site Internet – partisan – du PLQ. 
– Des hausses de tarifs au-delà du coût de la vie, 
– Le développement de petites centrales dont nous n’avons pas besoin, 
– Tolérance de comportements syndicaux inappropriés sur des chantiers de la Côte-nord, 
– Des pylônes faits en Inde
– Des contrats secrets avec des alumineries
– ET ENFIN le gouvernement Couillard qui a permis à Hydro-Québec de garder pour elle les trop-perçus, soit 1,3 milliards $ au cours des six dernières années, dont 280 millions $ en 2013, au lieu de diminuer la facture des consommateurs.

 

Tout le monde en place pour une privatisation !  Grand ménage à Hydro-Québec

Hydro-Québec: Un quadruple départ, dont le PDG T. Vandal, très mystérieux

Le gouvernement Couillard en pleine opération de camouflage

http://www.vigile.net/Un-quadruple-depart-tres

ÇA CHIAIT DÉJÀ EN 2009. COMMUNIQUÉ CHOC de Maîtres Chez Nous. Ahurissant!
(Ma seule réserve sur ce communiqué: il vante l’éolien).
http://www.newswire.ca/fr/story/558547/mcn21-exige-le-congediement-immediat-de-thierry-vandal-et-une-enquete-publique-pour-raisons-economiques

Connaissez-vous Philippe COUILLARD (Parti lbéral) et son entourage?

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CONNAISSEZ-VOUS PHILIPPE COUILLARD (PARTI LIBÉRAL DU QUÉBEC) ET SON ENTOURAGE?
SAVIEZ-VOUS QUE...
Michael Novak était le président du conseil de SNC-Lavalin International lorsque Riad Ben Aissa a transféré plus de 50 millions de dollars dans des comptes bancaires douteux à l’étranger.
Michael Novak était le patron, avec Pierre Duhaime, de Ben Aissa aujourd’hui emprisonné en Suisse.
MÉGAS POTS-DE-VIN: Selon l’UPAC et l’émission Enquête de Radio-Canada, Michael Novak a signé des documents approuvant des transferts de fonds de Riad Ben Aissa.
SNC-Lavalin et Riad Ben Aissa ont transféré 22.5 MILLIONS$ dans un compte bancaire appartenant à Arthur Porter afin d’obtenir le contrat du Centre Universitaire de Santé McGill (CUSM).
La co-présidente de la compagne de Philippe Couillard, l’ex-ministre Kathleen Weil, s’est dite choquée et affirma que c’était un coup bas d’associer Philippe Couillard à Arthur Porter. (Source: Journal de Montréal et Cogeco)
En mars 2011 soit avant que les scandales n’éclaboussent SNC-Lavalin, Michael Novak a vendu la majorité de ses actions dans SNC-Lavalin et récolta la modique somme de 13 millions de dollars.(Source: Globe & Mail)
KATHLEEN WEIL EST L’ÉPOUSE DE MICHAEL NOVAK
L’autre co-président de la campagne de Philippe Couillard est Sam Hamad. Il était un dirigeant du Groupe Roche avant de se lancer en politique.
Philippe Couillard n’a pas peur des conflits d’intérêts. N’a-t’il pas déjà travaillé pendant 4 ans pour une dictature CORROMPUE qui finance l’islam radical à travers le monde ?
Il travaillait pour ARAMCO soit l’entreprise pétrolière étatique de l’Arabie saoudite dont la famille royale tire les ficelles…
Est-ce que Robert Bourassa aurait accepté d’être nommé au comité de surveillance du SCRS à Ottawa ?
L’entreprise PORTER, COULLARD ET ASSOCIÉS a été mise sur pied le 22 juin 2010 soit deux jours avant la nomination de Philippe Couillard au SCRS en compagnie d’Arthur Porter.
Saviez-vous qu’une loi du Ministère de la Santé du Québec empêche les directeurs d’hôpitaux d’avoir d’autres emplois à l’extérieur de leur fonction et qu’ils doivent consacrer leur énergie à leur emploi ?
Philippe Couillard devait connaitre les règlements ou la loi de ce ministère… lorsqu’il travaillait avec Porter au SCRS ou à la minière Canadian Royalties ?
VOTEZ EN TOUTE CONNAISSANCE DE CAUSE ! ==========================================
Le 18 août 2008, Philippe Couillard se joint à Persistence Capital Partners, à titre de partenaire du Fonds d’investissements PCP en santé. Un fond visant à financer des initiatives de santé autant publique que privée.
Il fut également, de 2011 à 2012, conseiller au Groupe Secor, une firme-conseil indépendante de stratégie au Canada.
Le 24 juin 2010. il est nommé au Comité de surveillance des activités de renseignement de sécurité (CSARS) qui exerce de l’extérieur, au nom du Parlement et du public canadien, une surveillance sur le Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS).
Il enseigne la gouvernance des systèmes de santé aux étudiants de l’Université McGill, poste partagé entre les facultés de médecine et de droit.
Il est membre des conseils d’administration de deux sociétés canadiennes de biotechnologie : Amorfix Life Sciences et Thallion Pharmaceuticals, inscrites à la Bourse de Toronto (TSX).
Philippe Couillard fut également membre du conseil consultatif international mis sur pied par le ministre de la santé d’Arabie saoudite, (un pays intégriste islamiste qui applique la charia).
Le 5 avril 2011, il est nommé président du Conseil d’administration de la Fondation de recherche en santé’(FRS) des Compagnies de recherche pharmaceutique du Canada

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Au Québec et dans le monde: une révolution moins « tranquille », enfin

Ceci est une version raccourcie de l’EXCELLENTE ANALYSE de Richard Hir:
 

Tous nos centres de pouvoir en voie d’effondrement 

vendredi 7 juin 2013

Les contraintes du quotidien et les manoeuvres des médias à la solde nous empêchent de voir les événements dans leur perspective. Ainsi, la personne qui suit l’actualité et s’indigne à juste titre des révélations scandaleuses de la Commission Charbonneau perd facilement de vue la séquence de maturation de l’opinion qui nous y a conduit, et où elle mène.

 
 
 (Rappelons d’abord que) la Commission Charbonneau tire son origine de la Commission Bastarache, chargée de faire la lumière sur le processus de nomination des juges par le Gouvernement Charest.
 
À cette occasion, on a découvert un Jean Charest retors et finasseur en qui ils ne pouvaient pas faire confiance, et l’existence d’un système parallèle occulte dont les amis du régime étaient les grands profiteurs, au détriment de l’intérêt collectif et du bien commun.
 
Charest n’allait pas se remettre des accusations portées par son ancien ministre de la justice, Marc Bellemare, jugé par la population infiniment plus crédible que lui, à l’effet que son gouvernement, atteint de magouillite aiguë, était le plus corrompu que le Québec ait connu depuis des décennies (…)
 
Lorsque Jean Charest tente de réduire la pression en annonçant la tenue d’une enquête sur l’industrie de la construction, il obtient le contraire du résultat recherché. Et sa tentative de limiter les pouvoirs et la portée de l’enquête se retourne contre lui, et il doit céder sur toute la ligne.
 
C’est dans ce contexte que survient le Printemps érable lorsque l’annonce de la hausse des droits de scolarité cumulée à une mauvaise gestion de la situation jettent pêle-mêle étudiants et population générale dans la rue pendant plusieurs semaines, à une échelle sans précédent au Québec. On ne parle plus de manifestations, mais d’un véritable soulèvement populaire qui ne prendra fin qu’à l’annonce des élections générales. C’est la Phase 2 du processus qui aboutit à la défaite du Gouvernement Charest le 4 septembre 2012 (…)
 
La tension sociale est si grande que la victoire du PQ est assombrie par un attentat terroriste contre la première ministre élue qui fait un mort, à l’incrédulité générale. Un militant extrémiste anglophone est rapidement maîtrisé dans une opération qui recèle encore de troublantes zones d’ombre.
 
Les médias à la solde se sont efforcés par tous les moyens de minimiser la portée de cet attentat, allant même jusqu’à ne pas évoquer l’hypothèse d’un attentat terroriste, par crainte d’un embrasement social qui menacerait l’emprise des « élites de pouvoir » sur la population.
 
Dans les jours qui suivent l’élection du PQ le 4 septembre 2012, la Phase 3 du processus s’enclenche avec le début des audiences publiques de la Commission Charbonneau (…)
 
Puis on passe à la réalité avec une suite étourdissante de témoins qui viendront confirmer les dires des deux premiers, dans une série d’épisodes colorés frisant presque la caricature (l’ineffable Nicolo Milioto – Monsieur Trottoirs – en train de se bourrer les chaussettes de liasses de billets de banque (…)
 
Les choses se sont corsées avec les témoignages de hauts fonctionnaires de la ville de Montréal qui ont expliqué comment tout le processus d’attribution des contrats était faussé au bénéfice des firmes d’ingénieurs et des entreprises de construction organisées en cartel. On découvre alors que les dirigeants des plus grosses firmes de génie-conseil du Québec sont mouillés jusqu’au trognon dans des combines de rétro- commissions et de financement des partis politiques dont le principal bénéficiaire semble toujours être le PLQ.
 
Puis, en cours de route, surprise ! On apprend que Guy Chevrette, ancien ministre du PQ, serait lui aussi impliqué dans un tel stratagème. (…)
Et plus les travaux de la Commission avancent, plus on découvre que nos élites du monde des affaires se soucient comme d’une guigne des principes de l’éthique. 
 
Ce diagnostic ne se limite pas au secteur de la construction (…)
Avec les accusations de gangstérisme portées par l’Unité permanente anticorruption contre Gilles Vaillancourt, alors maire de Laval, et tous ses acolytes dont le célèbre entrepreneur Tony Accurso, on commence à comprendre que la suite va être à l’avenant, et que nous n’avons encore entraperçu qu’une petite partie de la pointe émergée de l’iceberg.
Ce matin encore, La Presse nous dévoile les dessous de l’affaire des milieux humides à Laval où l’on découvre les liens entre un entrepreneur italo-québécois de premier plan et la mafia (…)
 
Ces accointances mafieuses de l’un des plus importants chefs de file de la communauté des affaires italo-québécoise sont extrêmement préoccupantes en raison de son accès bien connu aux dirigeants libéraux, tant provinciaux que fédéraux (…)
 
Et puis, l’affaire des milieux humides est-elle un cas isolé, ou bien le PLQ se dépêchait-il d’obtempérer à chaque fois que des « personnes d’influence » lui demandaient une faveur dont on se doute bien qu’elle était assortie d’une contrepartie ? De l’argent ? Des avantages en nature ? (…) Des dizaines de millions comme dans le cas du CUSM ? Et qui en a bénéficié ? (…)
 
On découvre donc dans cette séquence comment tous les centres de pouvoir de notre société se retrouvent ébranlés et discréditésà une échelle sans précédent : le pouvoir politique, les pouvoirs de l’argent, le pouvoir syndical. Même les pouvoirs occultes (la mafia) sont menacés par le grand déballage en cours. Leur emprise n’existe qu’à l’abri des regards indiscrets. À partir du moment où les feux se tournent sur eux, cette emprise s’évanouit instantanément (…)
 
Or qu’arrive-t-il à une société qui voit ainsi tous ses centres de pouvoir sombrer dans le discrédit ? L’indignation fait rapidement place à la révolte, puis à la révolution, au fur et à mesure que la situation s’enlise et s’aggrave.
À la faveur de cette révolution survient un renversement de l’ordre établi, étape que nous avons cru pouvoir éviter dans les années 1960 et 1970 (« Révolution tranquille »).
 
Pour déterminer le sort qui nous guette, il faut regarder ce qui se passe autour de nous et à quelles forces nous sommes soumis.
 
La première chose qu’on observe, c’est que le Québec n’est pas la seule société en crise dans le monde occidental. La plupart le sont, à des stades d’avancement divers qui pointent tous dans la même direction. Jamais de mon vivant n’ai-je vécu une telle période de confrontations aussi généralisée sur nos grandes orientations et nos valeurs de société.
 
Il existe également une perception de plus en plus répandue que notre monde est arrivé à un point charnière et que nous sommes sur le bord d’un réalignement majeur, notamment sur le plan économique (…)
 
Or il est déjà très apparent que nous nous orientons dans le sens d’une dislocation, si l’on en juge par le nombre et la fréquence de plus en rapprochée de ses signes annonciateurs (…)
 
Pour y survivre, quatre exigences : concentration géographique, richesse du territoire, solidarité économique, et cohésion sociale et culturelle. Et on découvre que le Québec a d’excellentes chances de survie, car c’est exactement ce qu’il fait depuis 1608 sur le même territoire, avec les mêmes atouts.
 
En effet, au fil des siècles, nous nous sommes moulés dans notre territoire au point de ne faire qu’un avec lui. Par ailleurs, notre cohésion sociale et culturelle, qui constitue justement un des traits les plus forts de notre identité en raison de notre fidélité à la langue française, nous assure d’un avantage important dans un contexte d’adversité (…) 
 
Le Québec est engagé dans une dynamique d’ouverture à la fois pleine de promesses et de menaces (…) Mais le multiculturalisme débridé réserve à ses partisans de très mauvaises surprises, comme on le découvre chaque jour un peu plus en Europe.
 
Il ne s’agit pas de se replier sur un soi ethnique frileux, mais de reconnaître qu’il est toujours plus facile de composer avec des personnes de mêmes affinités. Et plus les circonstances sont difficiles, plus l’exigence des affinités partagées est grande.
 
Pour ceux qui aspirent à l’indépendance du Québec, la période qui s’ouvre va présenter des occasions exceptionnelles. Jamais les forces qui s’y opposent n’auront été aussi faibles, ébranlées qu’elles seront dans leurs propres fondements, et absorbées à assurer leur survie sur tous les plans où elles se déploient.
 
L’occasion est belle de faire surgir de la crise actuelle le projet d’État québécois doté de ses pleins pouvoirs lancé en 1960, et abandonné dans le découragement de la défaite référendaire de 1980. Le pays, nous l’avons (Québec). C’est d’État qu’il nous manque.
 
L’expérience des dernières années nous montre que ce projet n’a fait que gagner en pertinence. Il ne reste plus qu’aux hommes et aux femmes de bonne volonté de s’arracher à la morosité ambiante et à l’emprise du quotidien pour le mener à bon port. Pas question de laisser nos adversaires nous imposer leur lecture de la situation et nous dicter ce qui est bon pour nous.
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Québec Legault = Charest, CAQ = PLQ. Desmarais tire les ficelles

Le « modus operandi » des spoliateurS
Et si vous croyez avoir tout vu…
Legault = Charest, CAQ = PLQ. Dans les deux cas, c’est l’Oncle Paul qui tire les ficelles

Richard Le Hir
Tribune libre de Vigile
samedi 26 novembre 2011      17121 visites      22 messages


Question : Quel rapport y a-t-il entre la crise mondiale, Sarkozy (lequel ?), Desmarais (Paul), Sirois (Charles), Legault (François) et le CAQ (le quoi ?) ?Réponse : Bonne question. Écoutez bien, vous allez être surpris.

Il y a quelques jours, à la recherche de ma ration quotidienne d’informations sur l’évolution de la crise, je me rends sur un site alternatif américain, surtout fréquenté par les spécialistes des marchés financiers, et je tombe sur une manchette qui m’interpelle instantanément : « Sarkozy : La crise de liquidités qui vient de s’amorcer en Europe est attribuable à un problème insoluble de 30 000 milliards » [ma traduction].

Première surprise, le Sarkozy dont il est ici question n’est pas Nicolas, c’est son demi-frère Olivier qui se trouve à être le grand patron de la division des services financiers mondiaux du Groupe Carlyle depuis 2008, ce que j’ignorais, mais que j’ai rapidement découvert en effectuant quelques recherches sur Google ».
Ainsi, on apprend sur Wikipedia que « Pierre-Olivier Sarközy de Nagy-Bocsa, dit Olivier Sarkozy, est un homme d’affaires franco-américain. Il est le demi-frère de Nicolas Sarkozy et est un dirigeant du groupe Carlyle ».
Wikipedia offre un lien qui nous mène directement au Groupe Carlyle, « … une société d’investissement américaine fondée en 1987.

Basé à Washington D.C., il est présent dans de nombreux domaines d’activités, comme l’aéronautique, la défense, l’industrie automobile et des transports, l’énergie, les télécommunications et les médias. Ses investissements sont essentiellement situés en Amérique du Nord, en Europe et en Asie du Sud-Est.
Le groupe possède 89,3 milliards de dollars de capitaux propres et il emploie plus de 515 professionnels de l’investissement dans 21 pays.
Les différentes entreprises de son portefeuille emploient au total plus de 286 000 personnes dans le monde et Carlyle compte environ 1 100 investisseurs répartis dans 31 pays à travers le monde.

Le Groupe Carlyle est dirigé depuis janvier 2003 par Louis Gerstner, ancien patron d’IBM. Parmi ses dirigeants, de nombreuses personnalités se sont succédées, telles que George H. W. Bush ou encore Olivier Sarkozy ».

Notons au passage qu’il s’agit d’un groupe privé, donc qui n’est pas inscrit en bourse et n’est pas tenu de divulguer quelque information que ce soit sur la structure de son capital-actions.

Un peu plus loin dans le texte, on découvre une rubrique intitulée « Principaux investisseurs et conseillers » qui comporte une vingtaine de noms de personnalités issues des milieux d’affaires et de la politique, parmi lesquelles on a la surprise de découvrir les noms de Laurent Beaudoin (Bombardier) et Paul Desmarais (Power Corporation).

En effet, lorsqu’on examine la composition de cette liste, les autres noms qui y figurent sont ceux de personnalités politiques ou d’affaires américaines ou étrangères importantes. Que le Canada soit représenté par deux personnalités d’affaires est déjà surprenant compte tenu de l’importance relative de l’économie canadienne dans l’économie mondiale, et que ces deux personnalités émanent du Québec est un autre facteur de surprise.
Sans vouloir minimiser l’importance de MM. Beaudoin et Desmarais et de leurs entreprises, il reste qu’il y a d’autres grandes entreprises canadiennes dont on est surpris de ne pas trouver de représentants sur cette liste. Qu’on pense seulement aux groupes Thomson ou Weston.

Pour essayer d’y voir plus clair, j’ai consulté également la version anglaise de Wikipedia. Seule différence en ce qui concerne le Canada, c’est qu’on mentionne le nom de l’ancien premier ministre Frank McKenna du Nouveau-Brunswick (l’un des trois saboteurs de l’Accord du Lac Meech, et le premier à avoir renié sa signature) parmi la liste des conseillers politiques, ce qui peut d’autant mieux se comprendre lorsqu’on sait qu’il est membre du groupe Bilderberg (comme Paul Desmarais père s’il faut en croire Wikipedia et le site Argent de Quebecor dans un article assez railleur écrit un jour où PKP devait être « en maudit » contre Desmarais), et qu’il a été ambassadeur du Canada à Washington.
On constate donc que Carlyle est un lieu d’influence important au sein duquel les Desmarais sont particulièrement bien introduits, et la présence d’Olivier Sarkozy au sein de ce groupe nous permet encore mieux de comprendre comment « l’empire » déploie ses tentacules.

Ainsi, en consultant l’annonce de la nomination d’Olivier Sarkozy au poste qu’il occupe présentement chez Carlyle, on découvre qu’il a réalisé un certain nombre de mandats importants, dont un pour la CIBC, une banque canadienne dont le président du conseil d’administration est nul autre que Charles Sirois.

On n’est évidemment pas surpris de voir tout ce beau monde baigner dans les mêmes eaux, mais le fait qu’on les y retrouve nous permet de comprendre qu’elles se rendent volontiers des petits services, du genre « Gratte-moi le dos, je te gratterai le tien », et que le genre de service qu’un Charles Sirois peut rendre à un Paul Desmarais pour le remercier d’avoir mis à sa disposition son carnet de bonnes adresses est d’aider François Legault à constituer rapidement avec sa CAQ une alternative à Jean Charest qui a désormais beaucoup trop de plomb dans l’aile pour se faire réélire.

L’hostilité de Paul Desmarais au mouvement indépendantiste est bien connue, mais jamais auparavant n’a-t-il mis tant d’efforts à s’assurer que le PQ ne prenne pas le pouvoir. La Presse fait tout ce qu’elle peut pour présenter Legault et la CAQ sous le jour le plus favorable. Encore hier, elle tirait une interprétation toute personnelle du dernier sondage CROP. À croire ce qu’elle écrit en grosses lettres, Legault consoliderait son avance…

Sauf que… Legault serait battu par Duceppe à la tête du PQ. Mais ça, c’est écrit en petites lettres. On ne s’attend évidemment à rien d’autre de La Presse. Mais ce genre de manipulation en dit long sur les intentions de ceux qui s’y livrent et trahit aussi l’importance que la question a pour eux.

Le refus de « l’empire » d’envisager une alternance indépendantiste et de chercher par tous les moyens d’en favoriser une autre ne peut s’expliquer que de deux façons.
Ou bien il est convaincu que l’élection d’un nouveau gouvernement indépendantiste règlerait de façon définitive la question de l’indépendance du Québec à l’encontre de sa propre option, ou bien l’arrivée au pouvoir d’un tel gouvernement mettrait gravement en péril ses intérêts d’affaires.

Si la motivation de l’empire est essentiellement politique, la bonne nouvelle pour les indépendantistes, c’est que leur option se porte bien mieux qu’ils ne le pensent. Mais s’il est vrai que la conjoncture externe n’a jamais été plus favorable à l’indépendance, il y a encore loin de la coupe aux lèvres sur le plan interne.

Donc, la motivation principale de l’empire Desmarais/Power Corp est essentiellement liée à la promotion et à la défense de ses intérêts d’affaires, et son engagement fédéraliste est subsidiaire, dans la mesure où il a toujours cru qu’il parviendrait plus facilement à ses fins dans un Canada fédéral que dans un Québec indépendant. Cette conclusion offre aux Québécois une grille de lecture particulièrement éclairante.

En effet, le public québécois peut voir tout d’abord que les intérêts d’affaires de « l’empire » sont non seulement différents des leurs, mais qu’ils y sont diamétralement opposés, et ensuite que « l’empire » est présentement engagé au Québec dans des activités qui revêtent pour lui un intérêt si vital qu’il est hors de question pour lui d’envisager la possibilité de l’élection d’un gouvernement à Québec qu’il ne serait pas en mesure d’influencer ou de contrôler.

Comme j’ai déjà eu l’occasion de le souligner à quelques reprises à propos de « l’empire », et notamment au cours des dernières semaines
http://www.vigile.net/Le-Plan-Nord-… ,
http://www.vigile.net/Power-Corpora… ,
http://www.vigile.net/Francois-Lega… ,
http://www.vigile.net/L-empire-tent… ,
http://www.vigile.net/Pleins-feux-s… ;
http://www.vigile.net/Une-opacite-f… ,
http://www.vigile.net/Les-visees-du…
on ne peut pas reprocher à un loup d’être un loup, mais on peut certainement reprocher au berger de lui ouvrir toutes grandes les portes de la bergerie.

À cet égard, la responsabilité du gouvernement Charest est entière, et elle est d’autant plus grande que le loup s’avance masqué, en se cachant derrière une panoplie de sociétés écrans et d’intermédiaires plus ou moins anonymes qu’il manipule à loisir http://www.vigile.net/Anticosti-les… , http://www.vigile.net/Anticosti-les… , à la connaissance du gouvernement Charest.

Jean Charest est en fonction depuis le 29 avril 2003, soit depuis un peu plus de huit ans. Pendant toutes ces années « l’empire » s’est immiscé jusque dans les derniers recoins de l’État québécois pour faire en sorte que ses intérêts soient bien servis. Il a si bien réussi son coup et il y est si incrusté que son éviction lui causerait un tort irréparable.

En effet, un examen attentif des décisions prises sous le règne Charest non seulement au gouvernement mais au sein des organes qu’il contrôle, comme la Caisse de dépôts, Hydro-Québec et autres, permettrait de mettre en lumière toutes les transactions conclues à l’avantage de l’empire Desmarais/Power Corp, donc nécessairement au détriment des intérêts du Québec et des Québécois.

Il n’a donc pas d’autre choix que de s’assurer du maintien de son contrôle et de son influence sur tout gouvernement appelé à succéder à celui de Jean Charest.
Or le tort causé par Jean Charest à son propre parti est devenu irréparable, et même avec un nouveau chef, l’empire a compris qu’il ne parviendrait pas à reprendre le pouvoir.

D’où ce lapin que l’empire sort de son chapeau sous les traits de Charles Sirois, François Legault et la CAQ. Comme nous l’avons vu plus haut, Charles Sirois « en doit une » à l’empire. Et François Legault veut tellement devenir premier ministre qu’il a retourné sa veste péquiste en pensant que ses chances seraient meilleures s’il n’avait pas l’étiquette « indépendance » collée dans le front.

Sauf que… Advenant qu’il prenne le pouvoir, Legault découvrirait rapidement qu’il a les pieds et les mains liés. À la première velléité menaçante pour « l’empire », Sirois entrerait dans son bureau pour lui dire « Souviens-toi qui t’a fait roi », et François Legault découvrirait que s’il est premier ministre, il est d’abord le premier ministre de ceux à qui il doit ses fonctions avant d’être le premier ministre du Québec. C’est un scénario vieux comme le monde !

Pour les Québécois, la conclusion est très simple : Legault = Charest, CAQ = PLQ. Dans les deux cas, c’est l’Oncle Paul qui tire les ficelles.

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