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L’empire Desmarais/Power (Parti libéral): l’horreur média-démocratique

Si vous reprochez à Pierre-Karl Péladeau de posséder des médias, n’oubliez pas son compétiteur, Desmarais/Power, BEAUCOUP plus puissant ET « propriétaire » du Parti libéral du Québec. actuellement dirigé par Philippe Couillard, successeur de Jean Charest.

Parti libéral téléphone rouge Power corp Desmarais

Charest et Desmarais - caricature garnotte copie

D’abord. un extrait de cet article. (« Paul Desmarais, l’autre histoire », 11 octobre 2013)

« Ce rôle, il l’a résumé dans une entrevue accordée au magazine français Le Point en 2008 : « Si le Québec se sépare ce sera sa fin. Les séparatistes nous conduisent à la dictature des syndicats. »

Dans une entrevue au journal The Gazette en 1971 (et encore en 2008), il expliquait déjà que c’est dans cet objectif – empêcher l’indépendance du Québec et contrer la gauche – qu’il a pris le contrôle de La Presse.

Il ressort clairement que, pour Paul Desmarais, son empire médiatique doit servir à faire accepter sa vision unitaire et anti-souverainiste du Canada ainsi que sa vision anti-syndicale et anti-changement social. C’est exactement ce que son adjoint Claude Frenette a déclaré à un agent de l’ambassade des États-Unis six mois après que Paul Desmarais ait acheté La Presse : « Power Corporation a l’intention d’utiliser le réseau de télévision et de presse qu’elle contrôle au Québec pour aider à battre le séparatisme à l’aide d’opérations de propagande subtiles. »

Charest et Desmarais - 250 000 emplois copie 2

Et ces extraits du texte de Robin Philpot:

Power Paul premier: 40 ans de propagande subtile et moins subtile 

L’État Desmarais et les médias au service du fédéralisme

André Pratte est sans doute, aujourd’hui, le plus fidèle, le plus acharné et le plus besognant des défenseurs des positions politiques des patrons de Power Corporation. Il a cependant gagné à la dure son poste d’éditorialiste en chef du navire amiral médiatique de Power/Gesca même si son père a été proche de Paul Desmarais et membre des conseils d’administration de Power Corporation, de la Financière Power, de Gesca et de La Presse entre 1980 et 1988.

Pratte Charest Mulroney Couillard

DESMARAIS ETC

Paul Desmarais, Nicolas Sarkozy, Jean Charest (ex-PM du Québec)

À la dure, car comme se souviendront tous ceux et celles qui suivent les médias au Québec, il a dû passer par un purgatoire de six mois en 1994 à la suite d’une intervention directe du patron de Power Corporation auprès de la direction du journal La Presse au sujet d’une chronique qu’il avait commise. Et ce purgatoire explique peut-être son zèle actuel. Pour mémoire, rappelons les faits.

« Tout est pourri » est le titre coiffant la chronique du 11 février 1994 d’André Pratte. Le chroniqueur a reproduit certains extraits d’une conversation téléphonique qu’il avait eue avec un lecteur, extraits qu’il qualifie lui-même de « vision confuse et caricaturale de la société québécoise », mais en ajoutant qu’elle avait « son fond de vérité ».

Suit une liste des doléances du lecteur sur Power Corporation. « Tout est dirigé par Power Corporation, tout le monde sait ça. Chrétien, Johnson, c’est Power Corporation […] On est tellement pourris qu’on s’en vient pire que les Américains. Mais c’est pas eux qui ont le contrôle, c’est Power Corporation. » Un fond de vérité? À vous de juger!

Toujours est-il que Paul Desmarais aurait appelé directement le vice-président et éditeur adjoint de La Presse, feu Claude Masson, qui a démis André Pratte de ses fonctions. Une semaine plus tard, monsieur Pratte a été réintégré suite aux protestations du syndicat et d’une grève des signatures dans l’édition du journal du 17 février. Réintégré oui, mais avec une lettre de réprimande à son dossier et une prolongation de six mois de sa période d’essai aux fonctions de chroniqueur du journal.

L’anecdote est loin d’être banale dès lors que le patron de son journal détient 70 % de la presse écrite au Québec. Car il s’agit d’un avertissement sans appel, une sorte d’intimidation semblable à une poursuite bâillon ou SLAPP. Quel jeune journaliste et quel journaliste d’expérience oseraient dire la moindre chose défavorable à Power Corporation dans quelque journal que ce soit?

D’abord, il ne le ferait pas dans les journaux de Gesca. Mais il ne le ferait pas non plus dans les quelques autres journaux qui existent, ni sur les ondes de la télévision ou de la radio. Songeant à son avenir dans ce pays où les débouchés dans le journalisme de langue française sont très très limités, ce journaliste, jeune ou vieux, se dirait « un jour je vais peut-être vouloir travailler pour un journal de Gesca ». Donc, pas touche!

DESMARAIS ET POWER BOYCOTT

Desmarais - Empire Desmarais et parti libéral

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2014 : l’ultime offensive des NéoLibéraux contre le peuple

Texte complet ici

« Tout se passe en fait tel que prévu.

banques (4 bonhommes tassés)
L’objectif des NéoLibéraux, ici comme ailleurs, est clair : c’est la mainmise de grandes entreprises intégrées sur l’ensemble des ressources et la concentration de la richesse entre les mains d’un groupe de plus en plus restreint de joueurs.
(Au Québec, l’ennemi numéro 1 du peuple reste Power Corp./Desmarais/Parti libéral.)

Indignation - caricature - souper au milieu et police autour

Pendant des années, les NéoLibéraux ont mis en place tous les outils pour y parvenir :
– le contrôle de la monnaie par les banques privées,
– l’endettement des États et des particuliers,
– les agences de notation,
– la spéculation boursière,
– les outils de contrôle économique internationaux (OMC, BM, FMI, G8 et G20, ententes de libre-échange),
– la légalisation de l’évasion fiscale,
– les baisses d’impôt pour les entreprises,
– la rémunération des dirigeants exempte d’impôt,
– le contrôle des richesses naturelles,
– l’or noir et les pétrodollars,
– le blocage des protocoles de réduction des gaz à effet de serre,
– l’encerclement de la Russie par l’OTAN,
– la supposée guerre contre le terrorisme,
– le contrôle des médias de communication et des partis politiques dans le but de contrôler les élections et les gouvernements, etc.

Les NéoLibéraux sont maintenant parvenus à la «solution finale»: le démantèlement de l’État providence (redistributeur de la richesse), de l’État social, au profit d’un État purement contrôleur au service des intérêts économiques.

Capture
BANQUE SCOTIA.
MAIS NOUS POUVONS ENCORE AGIR ET RÉAGIR.

Au Québec, la seule inconnue politique est l’arrivée de Pierre Péladeau à la tête du Parti québécois, avec la souveraineté comme objectif premier. Ce nouveau joueur, dont l’appui populaire, mais aussi le statut, sont sans précédent, peut modifier la trajectoire de tous les acteurs en présence : il représente une possibilité, la dernière sans doute, de débloquer l’impasse du statut politique du Québec, sans toutefois apporter de réponse définitive à l’impasse du néolibéralisme.

Constitution René Lévesque

Je ne vois pas d’autre voie satisfaisante de sortie de crise qu’ un recours à la souveraineté du peuple, s’exprimant par une assemblée constituante non partisane, pour permettre une réforme en profondeur de nos institutions démocratiques (économiques, sociales et politiques) et une reprise effective du pouvoir par le peuple, et pour inscrire ces nouvelles règles du jeu dans une première véritable constitution démocratique du Québec. Et cela, c’est une Révolution…tranquille espérons-le, mais c’est la seule véritable solution. Preuve que c’est possible : certains pays ont commencé à le faire avec d’étonnants résultats : la Bolivie, l’Équateur, les pays bolivariens d’Amérique latine en général, l’Islande, et peut-être la Tunisie.

Roméo Bouchard, citoyen  constituant, Saint-Germain-de-Kamouraska. 27 décembre 2014. 

Hydro-Québec: vaste conspiration de spoliation contre tous les Québécois!

Lien pour le présent article (2015) 

Autre dossier choc de Richard Le Hir (2015)

Le manque de transparence d’Hydro-Québec (2015)

LISEZ! PARTAGEZ!

La première ressource du Québec est l’hydroélectricité, et le Québec est la cible d’une vaste entreprise de collusion secrète dont LE BUT est d’endetter et de dévaluer Hydro-Québec DÉLIBÉRÉMENT pour favoriser sa privatisation. Les traîtres sont infiltrés partout: Hydro-Québec, le gouvernement, Power Corp./Desmarais et les médias.

Hydro-Québec 001

La manœuvre implique la construction de nombreux barrages inutiles (la rivière Romaine, la rivière Ouiatchouan) et l’implantation de gigantesques parcs à éolienne.
Toutes ces infrastructures sont SUPERFLUES: avec les énormes surplus énergétiques créés par Hydro-Québec, on n’en a PAS BESOIN, alors pourquoi s’acharnent-ils?!
Des infrastructures financées par TOUS les contribuables québécois qui subissent des hausses de leurs factures d’électricité bien au-delà du taux de l’inflation.

Ces opérations, volontairement conçues pour spolier les Québécois, s’est opérée jusqu’à maintenant dans un silence complet grâce à la complicité des gouvernements tous liés de près à Power Corporation comme il l’a été largement démontré.
Une complicité partagée par les médias d’information, eux-mêmes contrôlés soit par les conglomérats impliqués dans cette entreprise de dépossession, soit par des gouvernements complices.

Hydro-Québec: une bombe après l’autre! Attaque contre tout le peuple!

ALARME!    — HYDRO-QUÉBEC —   UNE BOMBE APRÈS L’AUTRE. 

PEUT-ÊTRE LA PLUS GRAVE ATTAQUE CONTRE NOTRE PEUPLE.

DESMARAIS-POWER ET LEURS VALETS DU PARTI LIBÉRAL SONT EN TRAIN DE NOUS DÉPOSSÉDER.

LE SILENCE DES MÉDIAS EST LEUR ALLIÉ.

UNE ENQUÊTE PUBLIQUE D’URGENCE, LA MOINDRE DES CHOSES.

UN NID DE CRABES D’ORDURES.

LISEZ, PARTAGEZ.

TEXTE CHOC DE RICHARD LE HIR 

http://www.vigile.net/Les-loups-sont-dans-la-bergerie-et

Autres aspects « secondaires »:

– Le dossier des éoliennes en service commandé qui produisent de l’électricité à perte, perte compensée par des hausses de tarifs! 
– La catastrophe évitée de justesse de l’achat d’Énergie Nouveau Brunswick, transaction à perte qui visait uniquement à mieux PRIVATISER HYDRO car la transaction l’aurait soumise aux chartes fédérastes.
– La centrale au gaz de Bécancour qui a coûté jusqu’à maintenant plus d’un milliard à Hydro-Québecpour garder fermée cette installation appartenant à… TransCanada Énergie! ON SE FAIT ENCULER SOLIDE.
– Le fameux Plan Nord sur lequel Thierry Vandal, qui vient de démissionner, basait sa stratégie énergétique N’EXISTE PAS. À tel point que des citoyens demandant des fonctionnaires d’obtenir copie de ce plan, ceux-ci les ont référés au site Internet – partisan – du PLQ. 
– Des hausses de tarifs au-delà du coût de la vie, 
– Le développement de petites centrales dont nous n’avons pas besoin, 
– Tolérance de comportements syndicaux inappropriés sur des chantiers de la Côte-nord, 
– Des pylônes faits en Inde
– Des contrats secrets avec des alumineries
– ET ENFIN le gouvernement Couillard qui a permis à Hydro-Québec de garder pour elle les trop-perçus, soit 1,3 milliards $ au cours des six dernières années, dont 280 millions $ en 2013, au lieu de diminuer la facture des consommateurs.

 

Tout le monde en place pour une privatisation !  Grand ménage à Hydro-Québec

Hydro-Québec: Un quadruple départ, dont le PDG T. Vandal, très mystérieux

Le gouvernement Couillard en pleine opération de camouflage

http://www.vigile.net/Un-quadruple-depart-tres

ÇA CHIAIT DÉJÀ EN 2009. COMMUNIQUÉ CHOC de Maîtres Chez Nous. Ahurissant!
(Ma seule réserve sur ce communiqué: il vante l’éolien).
http://www.newswire.ca/fr/story/558547/mcn21-exige-le-congediement-immediat-de-thierry-vandal-et-une-enquete-publique-pour-raisons-economiques

Québécois, danger: vous êtes actionnaires de l’ennemi Power Corporation (Desmarais)

 

(Source: « Desmarais: Dépossession tranquille », Richard Le Hir, éditions Les Intouchables, 2012, p. 265)

 » Tous les Québécois sont indirectement des actionnaires de Power Corporation (Desmarais) par le truchement de la Caisse de dépôt et placement du Québec qui détient beaucoup d’actions de Power.

Vu les 40 milliards$ perdus par la Caisse en 2008, vu le passage soudain et mystérieux de l’ancien président de la Caisse, Henri-Paul Rousseau, au service de Power Corporation à la suite de cette perte, et vu aussi les liens du président actuel de la Caisse, Michael Sabia avec l’empire Desmarais (… la transparence des finances de Power CONCERNE TOUS LES QUÉBÉCOIS car la sécurité de votre retraite pourrait en être affectée….)

Mais la transparence fait cruellement défaut dans les dossiers d’Hydro-Québec, des Lucides, du gaz de schiste, de l’Île d’Anticosti, du Plan Nord, de l’Accord économique Canada/Europe (AÉCGC/UE), ou de la construction du CHUM (…) l’Empire avance toujours masqué, en manipulant des pions qui lui sont acquis. »

Extrait de la liste de ces pions:
Nicolas Sarkozy, Jean Charest, Maurice Strong, Thierry Vandal (Hydro), Michel Plessis-Bélair  (Hydro), Lucien Bouchard (gaz de schistes, pétrole albertain), Pierre-Marc Johnson, Henri-Paul Rousseau, Loïk Le Floch-Prigent, Me Albert Wildgen, Total, GDF Suez, Veolia, Dalkia, etc.

Organigramme de participations à Power Corporation..

Plainte criminelle en France contre Frère/Desmarais. Une leçon aux Québécois

Le duo Desmarais/Frère face à une plainte au criminel en France.

Voilà un autre exemple montrant comment ces « bonnes entreprises créant de l’emploi » n’hésite pas à arnaquer la population.

La plainte exige d’annuler la nomination de Jean-Pierre JOUYET au poste de D-G de la Caisse des Dépôts et Consignations.

Des arnaques corporatives semblables ont-elles été commises au Québec contre l’intérêt de la population?


Jouyet est-il l’équivalent français et tout aussi « obligé envers Desmarais » que HENRI-PAUL ROUSSEAU (Caisse de dépôts et de placements du Québec)?
« …. M. JOUYET se trouverait dans une situation de conflit d’intérêts qui ne lui aurait pas permis de postuler à la CDC.
Il n’a donc rien fait, préservant les intérêts de FRÈRE et DESMARAIS, ceux de la CDC et les siens propres.
M. JOUYET a ensuite accédé à la tête de la CDC pour poursuivre dans cette voie et, pire, faire acquérir par la CDC les actifs que veulent céder FRÈRE et DESMARAIS à commencer par la participation qu’ils détiennent en GDF-SUEZ, SUEZ ENVIRONNEMENT et TOTAL.

Attention ici: Ils affichent une moins-value de plus de 2, 5 MILLIARDS € sur ces positions et leur projet est de les céder à la CDC, évidemment pas à la valeur de marché, mais avec une très confortable plus-value comme ils l’ont fait jusqu’à présent, la CDC acceptant de les débarrasser de leurs actifs en les surpayant comme cela a été le cas avec QUICK.

Le mode opératoire de JOUYET sera le même que celui utilisé lors de la fusion de GDF avec SUEZ, à savoir invoquer le patriotisme économique pour tenter de justifier ces opérations injustifiables qui coûtent des Milliards € aux contribuables.

À la lumière de ces éléments, on comprend parfaitement la volonté et surtout l’intérêt de messieurs FRERE et DESMARAIS de faire nommer leur obligé, M. JOUYET, au poste éminent de D-G de la CDC afin qu’il puisse continuer à servir leurs intérêts, c’est-à-dire étouffer l’affaire QUICK/GDFSUEZ et permettre l’acquisition, par la CDC, des actifs dont FRÈRE et DESMARAIS veulent se débarrasser. »

Québec Legault = Charest, CAQ = PLQ. Desmarais tire les ficelles

Le « modus operandi » des spoliateurS
Et si vous croyez avoir tout vu…
Legault = Charest, CAQ = PLQ. Dans les deux cas, c’est l’Oncle Paul qui tire les ficelles

Richard Le Hir
Tribune libre de Vigile
samedi 26 novembre 2011      17121 visites      22 messages


Question : Quel rapport y a-t-il entre la crise mondiale, Sarkozy (lequel ?), Desmarais (Paul), Sirois (Charles), Legault (François) et le CAQ (le quoi ?) ?Réponse : Bonne question. Écoutez bien, vous allez être surpris.

Il y a quelques jours, à la recherche de ma ration quotidienne d’informations sur l’évolution de la crise, je me rends sur un site alternatif américain, surtout fréquenté par les spécialistes des marchés financiers, et je tombe sur une manchette qui m’interpelle instantanément : « Sarkozy : La crise de liquidités qui vient de s’amorcer en Europe est attribuable à un problème insoluble de 30 000 milliards » [ma traduction].

Première surprise, le Sarkozy dont il est ici question n’est pas Nicolas, c’est son demi-frère Olivier qui se trouve à être le grand patron de la division des services financiers mondiaux du Groupe Carlyle depuis 2008, ce que j’ignorais, mais que j’ai rapidement découvert en effectuant quelques recherches sur Google ».
Ainsi, on apprend sur Wikipedia que « Pierre-Olivier Sarközy de Nagy-Bocsa, dit Olivier Sarkozy, est un homme d’affaires franco-américain. Il est le demi-frère de Nicolas Sarkozy et est un dirigeant du groupe Carlyle ».
Wikipedia offre un lien qui nous mène directement au Groupe Carlyle, « … une société d’investissement américaine fondée en 1987.

Basé à Washington D.C., il est présent dans de nombreux domaines d’activités, comme l’aéronautique, la défense, l’industrie automobile et des transports, l’énergie, les télécommunications et les médias. Ses investissements sont essentiellement situés en Amérique du Nord, en Europe et en Asie du Sud-Est.
Le groupe possède 89,3 milliards de dollars de capitaux propres et il emploie plus de 515 professionnels de l’investissement dans 21 pays.
Les différentes entreprises de son portefeuille emploient au total plus de 286 000 personnes dans le monde et Carlyle compte environ 1 100 investisseurs répartis dans 31 pays à travers le monde.

Le Groupe Carlyle est dirigé depuis janvier 2003 par Louis Gerstner, ancien patron d’IBM. Parmi ses dirigeants, de nombreuses personnalités se sont succédées, telles que George H. W. Bush ou encore Olivier Sarkozy ».

Notons au passage qu’il s’agit d’un groupe privé, donc qui n’est pas inscrit en bourse et n’est pas tenu de divulguer quelque information que ce soit sur la structure de son capital-actions.

Un peu plus loin dans le texte, on découvre une rubrique intitulée « Principaux investisseurs et conseillers » qui comporte une vingtaine de noms de personnalités issues des milieux d’affaires et de la politique, parmi lesquelles on a la surprise de découvrir les noms de Laurent Beaudoin (Bombardier) et Paul Desmarais (Power Corporation).

En effet, lorsqu’on examine la composition de cette liste, les autres noms qui y figurent sont ceux de personnalités politiques ou d’affaires américaines ou étrangères importantes. Que le Canada soit représenté par deux personnalités d’affaires est déjà surprenant compte tenu de l’importance relative de l’économie canadienne dans l’économie mondiale, et que ces deux personnalités émanent du Québec est un autre facteur de surprise.
Sans vouloir minimiser l’importance de MM. Beaudoin et Desmarais et de leurs entreprises, il reste qu’il y a d’autres grandes entreprises canadiennes dont on est surpris de ne pas trouver de représentants sur cette liste. Qu’on pense seulement aux groupes Thomson ou Weston.

Pour essayer d’y voir plus clair, j’ai consulté également la version anglaise de Wikipedia. Seule différence en ce qui concerne le Canada, c’est qu’on mentionne le nom de l’ancien premier ministre Frank McKenna du Nouveau-Brunswick (l’un des trois saboteurs de l’Accord du Lac Meech, et le premier à avoir renié sa signature) parmi la liste des conseillers politiques, ce qui peut d’autant mieux se comprendre lorsqu’on sait qu’il est membre du groupe Bilderberg (comme Paul Desmarais père s’il faut en croire Wikipedia et le site Argent de Quebecor dans un article assez railleur écrit un jour où PKP devait être « en maudit » contre Desmarais), et qu’il a été ambassadeur du Canada à Washington.
On constate donc que Carlyle est un lieu d’influence important au sein duquel les Desmarais sont particulièrement bien introduits, et la présence d’Olivier Sarkozy au sein de ce groupe nous permet encore mieux de comprendre comment « l’empire » déploie ses tentacules.

Ainsi, en consultant l’annonce de la nomination d’Olivier Sarkozy au poste qu’il occupe présentement chez Carlyle, on découvre qu’il a réalisé un certain nombre de mandats importants, dont un pour la CIBC, une banque canadienne dont le président du conseil d’administration est nul autre que Charles Sirois.

On n’est évidemment pas surpris de voir tout ce beau monde baigner dans les mêmes eaux, mais le fait qu’on les y retrouve nous permet de comprendre qu’elles se rendent volontiers des petits services, du genre « Gratte-moi le dos, je te gratterai le tien », et que le genre de service qu’un Charles Sirois peut rendre à un Paul Desmarais pour le remercier d’avoir mis à sa disposition son carnet de bonnes adresses est d’aider François Legault à constituer rapidement avec sa CAQ une alternative à Jean Charest qui a désormais beaucoup trop de plomb dans l’aile pour se faire réélire.

L’hostilité de Paul Desmarais au mouvement indépendantiste est bien connue, mais jamais auparavant n’a-t-il mis tant d’efforts à s’assurer que le PQ ne prenne pas le pouvoir. La Presse fait tout ce qu’elle peut pour présenter Legault et la CAQ sous le jour le plus favorable. Encore hier, elle tirait une interprétation toute personnelle du dernier sondage CROP. À croire ce qu’elle écrit en grosses lettres, Legault consoliderait son avance…

Sauf que… Legault serait battu par Duceppe à la tête du PQ. Mais ça, c’est écrit en petites lettres. On ne s’attend évidemment à rien d’autre de La Presse. Mais ce genre de manipulation en dit long sur les intentions de ceux qui s’y livrent et trahit aussi l’importance que la question a pour eux.

Le refus de « l’empire » d’envisager une alternance indépendantiste et de chercher par tous les moyens d’en favoriser une autre ne peut s’expliquer que de deux façons.
Ou bien il est convaincu que l’élection d’un nouveau gouvernement indépendantiste règlerait de façon définitive la question de l’indépendance du Québec à l’encontre de sa propre option, ou bien l’arrivée au pouvoir d’un tel gouvernement mettrait gravement en péril ses intérêts d’affaires.

Si la motivation de l’empire est essentiellement politique, la bonne nouvelle pour les indépendantistes, c’est que leur option se porte bien mieux qu’ils ne le pensent. Mais s’il est vrai que la conjoncture externe n’a jamais été plus favorable à l’indépendance, il y a encore loin de la coupe aux lèvres sur le plan interne.

Donc, la motivation principale de l’empire Desmarais/Power Corp est essentiellement liée à la promotion et à la défense de ses intérêts d’affaires, et son engagement fédéraliste est subsidiaire, dans la mesure où il a toujours cru qu’il parviendrait plus facilement à ses fins dans un Canada fédéral que dans un Québec indépendant. Cette conclusion offre aux Québécois une grille de lecture particulièrement éclairante.

En effet, le public québécois peut voir tout d’abord que les intérêts d’affaires de « l’empire » sont non seulement différents des leurs, mais qu’ils y sont diamétralement opposés, et ensuite que « l’empire » est présentement engagé au Québec dans des activités qui revêtent pour lui un intérêt si vital qu’il est hors de question pour lui d’envisager la possibilité de l’élection d’un gouvernement à Québec qu’il ne serait pas en mesure d’influencer ou de contrôler.

Comme j’ai déjà eu l’occasion de le souligner à quelques reprises à propos de « l’empire », et notamment au cours des dernières semaines
http://www.vigile.net/Le-Plan-Nord-… ,
http://www.vigile.net/Power-Corpora… ,
http://www.vigile.net/Francois-Lega… ,
http://www.vigile.net/L-empire-tent… ,
http://www.vigile.net/Pleins-feux-s… ;
http://www.vigile.net/Une-opacite-f… ,
http://www.vigile.net/Les-visees-du…
on ne peut pas reprocher à un loup d’être un loup, mais on peut certainement reprocher au berger de lui ouvrir toutes grandes les portes de la bergerie.

À cet égard, la responsabilité du gouvernement Charest est entière, et elle est d’autant plus grande que le loup s’avance masqué, en se cachant derrière une panoplie de sociétés écrans et d’intermédiaires plus ou moins anonymes qu’il manipule à loisir http://www.vigile.net/Anticosti-les… , http://www.vigile.net/Anticosti-les… , à la connaissance du gouvernement Charest.

Jean Charest est en fonction depuis le 29 avril 2003, soit depuis un peu plus de huit ans. Pendant toutes ces années « l’empire » s’est immiscé jusque dans les derniers recoins de l’État québécois pour faire en sorte que ses intérêts soient bien servis. Il a si bien réussi son coup et il y est si incrusté que son éviction lui causerait un tort irréparable.

En effet, un examen attentif des décisions prises sous le règne Charest non seulement au gouvernement mais au sein des organes qu’il contrôle, comme la Caisse de dépôts, Hydro-Québec et autres, permettrait de mettre en lumière toutes les transactions conclues à l’avantage de l’empire Desmarais/Power Corp, donc nécessairement au détriment des intérêts du Québec et des Québécois.

Il n’a donc pas d’autre choix que de s’assurer du maintien de son contrôle et de son influence sur tout gouvernement appelé à succéder à celui de Jean Charest.
Or le tort causé par Jean Charest à son propre parti est devenu irréparable, et même avec un nouveau chef, l’empire a compris qu’il ne parviendrait pas à reprendre le pouvoir.

D’où ce lapin que l’empire sort de son chapeau sous les traits de Charles Sirois, François Legault et la CAQ. Comme nous l’avons vu plus haut, Charles Sirois « en doit une » à l’empire. Et François Legault veut tellement devenir premier ministre qu’il a retourné sa veste péquiste en pensant que ses chances seraient meilleures s’il n’avait pas l’étiquette « indépendance » collée dans le front.

Sauf que… Advenant qu’il prenne le pouvoir, Legault découvrirait rapidement qu’il a les pieds et les mains liés. À la première velléité menaçante pour « l’empire », Sirois entrerait dans son bureau pour lui dire « Souviens-toi qui t’a fait roi », et François Legault découvrirait que s’il est premier ministre, il est d’abord le premier ministre de ceux à qui il doit ses fonctions avant d’être le premier ministre du Québec. C’est un scénario vieux comme le monde !

Pour les Québécois, la conclusion est très simple : Legault = Charest, CAQ = PLQ. Dans les deux cas, c’est l’Oncle Paul qui tire les ficelles.

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