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Référendum de 1995 sur l’indépendance du Québec: que s’est-il donc passé?

Les fédérastes appellent ça la « démocratie » du Canada, « le meilleur pays du monde ».

200 000 personnes ont voté sans exister.

32 000 personnes ne vivant pas au Québec ont voté.

Plusieurs milliers d’immigrants acceptés en vitesse au Québec par Ottawa avec ordre de voter Non.

  • Pierre-F. Côté Directeur-général des élections du Québec

Dans certaines circonscriptions, le nombre d’électeurs a explosé, par exemple dans Westmount (majoritairement Non à l’indépendance): 16 000 électeurs de plus; par contre, dans Hochelaga (majoritaire Oui à l’indépendance): 900 électeurs de plus (soit une augmentation normale).

Nous avons perdu par 52 000 votes, soit un déplacement de 26 000 votes.

VITE une carte d’électeur (non, il n’y en a pas!)
Vive l’indépendance du Québec!

Vidéo, 10 minutes, explications de Gilles Rhéaume http://www.tagtele.com/videos/voir/61482/

Référendum volé Robin Philpot

Autre lien: Robin Philpot, « Le référendum volé » http://service.vigile.quebec/Le-referendum-vole-resume-par
« En intervenant massivement, l’État canadien et des Canadiens de l’extérieur du Québec ont violé de manière flagrante les lois québécoises, les règles d’un État de droit international des peuples à disposer d’eux-mêmes. »

Dans Le Monde Diplomatique: http://www.monde-diplomatique.fr/2006/01/BRAULT/13094

« … vaste opération frauduleuse à laquelle ont pris part le gouvernement du Canada, des dirigeants d’entreprise et des sociétés d’Etat. Sans enquête ni délai, 42 375 immigrants ont reçu prématurément leur citoyenneté avant le référendum. Un témoin rapporte que, pour clore la cérémonie de naturalisation, un responsable a déclaré : « Maintenant que vous êtes citoyen du Canada, vous savez pour qui voter. 

… avec ces deux seules manœuvres, on obtient déjà 45 617 voix « frauduleuses ». Ces faits ne constituent, pour lui, que la pointe émergée de l’iceberg. »

Livre de R. Philpot: http://www.amazon.ca/Le-R%C3%A9f%C3%A9rendum-vol%C3%A9-Robin-Philpot/dp/2895491895

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Québec: déclaration d’indépendance à l’ONU

L’empire Desmarais/Power (Parti libéral): l’horreur média-démocratique

Si vous reprochez à Pierre-Karl Péladeau de posséder des médias, n’oubliez pas son compétiteur, Desmarais/Power, BEAUCOUP plus puissant ET « propriétaire » du Parti libéral du Québec. actuellement dirigé par Philippe Couillard, successeur de Jean Charest.

Parti libéral téléphone rouge Power corp Desmarais

Charest et Desmarais - caricature garnotte copie

D’abord. un extrait de cet article. (« Paul Desmarais, l’autre histoire », 11 octobre 2013)

« Ce rôle, il l’a résumé dans une entrevue accordée au magazine français Le Point en 2008 : « Si le Québec se sépare ce sera sa fin. Les séparatistes nous conduisent à la dictature des syndicats. »

Dans une entrevue au journal The Gazette en 1971 (et encore en 2008), il expliquait déjà que c’est dans cet objectif – empêcher l’indépendance du Québec et contrer la gauche – qu’il a pris le contrôle de La Presse.

Il ressort clairement que, pour Paul Desmarais, son empire médiatique doit servir à faire accepter sa vision unitaire et anti-souverainiste du Canada ainsi que sa vision anti-syndicale et anti-changement social. C’est exactement ce que son adjoint Claude Frenette a déclaré à un agent de l’ambassade des États-Unis six mois après que Paul Desmarais ait acheté La Presse : « Power Corporation a l’intention d’utiliser le réseau de télévision et de presse qu’elle contrôle au Québec pour aider à battre le séparatisme à l’aide d’opérations de propagande subtiles. »

Charest et Desmarais - 250 000 emplois copie 2

Et ces extraits du texte de Robin Philpot:

Power Paul premier: 40 ans de propagande subtile et moins subtile 

L’État Desmarais et les médias au service du fédéralisme

André Pratte est sans doute, aujourd’hui, le plus fidèle, le plus acharné et le plus besognant des défenseurs des positions politiques des patrons de Power Corporation. Il a cependant gagné à la dure son poste d’éditorialiste en chef du navire amiral médiatique de Power/Gesca même si son père a été proche de Paul Desmarais et membre des conseils d’administration de Power Corporation, de la Financière Power, de Gesca et de La Presse entre 1980 et 1988.

Pratte Charest Mulroney Couillard

DESMARAIS ETC

Paul Desmarais, Nicolas Sarkozy, Jean Charest (ex-PM du Québec)

À la dure, car comme se souviendront tous ceux et celles qui suivent les médias au Québec, il a dû passer par un purgatoire de six mois en 1994 à la suite d’une intervention directe du patron de Power Corporation auprès de la direction du journal La Presse au sujet d’une chronique qu’il avait commise. Et ce purgatoire explique peut-être son zèle actuel. Pour mémoire, rappelons les faits.

« Tout est pourri » est le titre coiffant la chronique du 11 février 1994 d’André Pratte. Le chroniqueur a reproduit certains extraits d’une conversation téléphonique qu’il avait eue avec un lecteur, extraits qu’il qualifie lui-même de « vision confuse et caricaturale de la société québécoise », mais en ajoutant qu’elle avait « son fond de vérité ».

Suit une liste des doléances du lecteur sur Power Corporation. « Tout est dirigé par Power Corporation, tout le monde sait ça. Chrétien, Johnson, c’est Power Corporation […] On est tellement pourris qu’on s’en vient pire que les Américains. Mais c’est pas eux qui ont le contrôle, c’est Power Corporation. » Un fond de vérité? À vous de juger!

Toujours est-il que Paul Desmarais aurait appelé directement le vice-président et éditeur adjoint de La Presse, feu Claude Masson, qui a démis André Pratte de ses fonctions. Une semaine plus tard, monsieur Pratte a été réintégré suite aux protestations du syndicat et d’une grève des signatures dans l’édition du journal du 17 février. Réintégré oui, mais avec une lettre de réprimande à son dossier et une prolongation de six mois de sa période d’essai aux fonctions de chroniqueur du journal.

L’anecdote est loin d’être banale dès lors que le patron de son journal détient 70 % de la presse écrite au Québec. Car il s’agit d’un avertissement sans appel, une sorte d’intimidation semblable à une poursuite bâillon ou SLAPP. Quel jeune journaliste et quel journaliste d’expérience oseraient dire la moindre chose défavorable à Power Corporation dans quelque journal que ce soit?

D’abord, il ne le ferait pas dans les journaux de Gesca. Mais il ne le ferait pas non plus dans les quelques autres journaux qui existent, ni sur les ondes de la télévision ou de la radio. Songeant à son avenir dans ce pays où les débouchés dans le journalisme de langue française sont très très limités, ce journaliste, jeune ou vieux, se dirait « un jour je vais peut-être vouloir travailler pour un journal de Gesca ». Donc, pas touche!

DESMARAIS ET POWER BOYCOTT

Desmarais - Empire Desmarais et parti libéral

Québec: une voile pour la mer!

Québec Voilier indépendance

 

 

 

 

 

Paul Piché, « Voilà ce que nous voulons »: https://www.youtube.com/watch?v=wBIrkJxDxk4

Non, y’a rien qui nous gêne de s’afficher à ses côtés.
Non, il n’est pas qu’un vieux rêve, Il est aussi c’qu’il a semé.
C’qu’on veut n’a pas d’odeur, de sang, de race ou de religion.
Tous nos espoirs sont à l’heure d’une cité libre sans cloison.
On ne veut pas s’isoler ni rien qui nous renferme.
Que notre volonté soit citoyenne, soumise à la seule race humaine.

Voilà c’qui nous voulons, sur ce coin de la terre
Voilà c’que nous cherchons, une voile pour la mer.

Les acteurs sont en scène, le rideau ne veut pas lever.
On exigerait qu’ils obtiennent une permission d’exister.
On ne veut ni d’un droit ni d’votre autorité.
Que notre volonté soit sans oeillères, on ne veut plus de ces frontières.

Voilà c’que nous voulons,sur ce coin de la terre
Voilà c’que nous cherchons, une voile pour la mer.

Non c’est pas l’bout d’nos peines,
se tenir droit sans déployer l’étendard de la haine,
le seul qu’il faudra piétiner.
Cessez d’vous demander comment nous satisfaire.
Que notre volonté soit sans mystère
c’est toujours le monde à refaire.

Voilà c’que nous voulons, sur ce coin de la terre
Voilà c’que nous cherchons, une voile pour la mer
Voilà c’que nous voulons.

Pierre-Karl Péladeau: grand dossier pour comprendre le personnage

Voici un dossier remarquable pour mieux connaître Pierre-Karl Péladeau, homme d’affaires Québécois, candidat favori et probable du Parti Québécois souverainiste (mai 2015), aspirant au poste de Premier ministre et ardent défenseur de l’indépendance du Québec.

http://meteopolitique.com/Fiches/ethique/42/Pierre-Karl-Peladeau-un-libertarien-en-politique.htm

Péladeau MacLean 2

Foglia Pierre et Péladeau

Péladeau (PKP, Parti Québécois): programme pour l’indépendance et l’économie du Québec

(Lien)

Résumé du programme de Pierre-Karl Péladeau, député du Parti Québécois et candidat à la chefferie du P.Q. et au poste de Premier ministre du Québec:

Péladeau image résumé programme

01 – SOUVERAINETÉ ÉCONOMIQUE
– Développer et protéger nos sièges sociaux
– Promouvoir le concept de « préférence québécoise »

02 – DÉVELOPPEMENT DES RÉGIONS
« Contrairement à M. Couillard, je crois en nos régions. »
– Mettre en place un instrument de soutien économique : « Développement Québec »
– Définir les pouvoirs d’intervention économique des régions dans un
Québec indépendant.

03 – ÉTAT JUSTE ET EFFICACE
– Accélérer la lutte à l’évasion fiscale et aux paradis fiscaux
– Assainir les finances publiques
– Améliorer la qualité et la prestation des services publics
– Limiter l’augmentation du fardeau fiscal des Québécois

04 – ÉCONOMIE VERTE ET DURABLE
– Faire du Québec, d’ici 10 ans, un chef de file mondial en transport
électrique
– Opérer une transition du pétrole vers les énergies vertes

05 – ÉCONOMIE DE PARTENAIRES
– Permettre aux employés de participer à la propriété de l’entreprise
– Favoriser une culture du partenariat entre employeurs et employés

06 – POLITIQUE MANUFACTURIÈRE
– Élaborer une politique manufacturière à mettre en œuvre par « Développement Québec »

07 – STRATÉGIE NUMÉRIQUE
– Définir les contours d’un Grand sommet numérique
– Récupérer les compétences en matière de communication.
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(P.S.: Chaque « province » canadienne est en réalité un État, mais pas souverain pour l’instant).
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« En accédant à l’indépendance et donc en se libérant des contraintes imposées par le gouvernement fédéral, l’économie québécoise cessera de faire les frais des stratégies économiques d’Ottawa qui nuisent à son épanouissement.
J’entends démontrer comment l’État du Québec doit mieux appuyer l’économie, les entrepreneurs et les régions afin de créer des emplois et propulser notre économie nationale.
J’ai l’intention de promouvoir un Québec qui sera plus riche et dont l’État aura les moyens d’assurer l’égalité des chances.
Et je tiens à convaincre que l’État du Québec sera plus juste et efficace avec les nouveaux moyens qu’offrira l’indépendance nationale.
Nous ne saurions convaincre nos concitoyens d’entériner ce choix déterminant pour notre nation autrement qu’en leur démontrant que le Québec sera plus riche, plus prospère et plus à l’avant-garde. »

« Le Canada se désintègre et le Québec est devenu un pays à part » (Université de Toronto, étude)

Extraits d’un article choc (du 3 juin 2014) qui a aussi été publié dans les journaux canadiens anglais.

québec n'égale pas le canada« Le Canada se désintègre. C’est le diagnostic brutal que pose le chercheur Michael Valpy après avoir ausculté le pays pendant 18 mois.
Les Canadiens ont un certain attachement au pays, mais le Canada est devenu un assemblage de «communautés insulaires» qui ne s’adressent plus la parole. »
(Les souverainistes Québécois le savent et le disent depuis très longtemps)

Capture 1Capture 2

« Pour beaucoup de Québécois, le Canada est une terre étrangère. Ils visitent Toronto, parfois Vancouver, mais sont souvent plus familiers avec New York ou l’Europe qu’avec le Canada anglais.

Les médias canadiens-anglais ont célébré l’«agonie du séparatisme» depuis la défaite du Parti Québecois aux  élections québécoises du 7 avril 2014, mais Valpy a un regard fort différent.

Dans ses valeurs, dans son identité, le Québec est devenu «un pays à part», dit-il. »

VOIR AUSSI: Le territoire du Québec souverain

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(Vidéo) « Ce que le Québec indépendant fera différemment ». Il sera gagnant!

« Ce que le Québec indépendant fera de différent. »
La plupart des réponses sont dans cette vidéo de 9 minutes, de l’Assemblée nationale du Québec.
Voici chaque point abordé par le ministre Bernard Drainville (Parti Québécois, souverain):


1. Au lieu d’avoir un poids politique réduit à 23% à Ottawa, nous serons 100% dans NOTRE Assemblée nationale avec NOS lois
2. Abolition du SÉNAT ($$$) et du LIEUTENANT-GOUVERNEUR-Monarchie ($$$)
3. Les transferts qu’on envoie à Ottawa (64 MILLIARDS$$$/an) resteront désormais au Québec au lieu de contribuer à un fédéral qui ne fonctionne pas
4. Fini de PAYER EN DOUBLE pour des programmes (santé mentale, transport, environnement, agriculture ETC).
5. On payera pour UN État et UNE bureaucratie, au lieu de DEUX (gains d’efficacité)
6. Au lieu que nos impôts payent pour aider le secteur AUTOMOBILE DE L’ONTARIO ou le PÉTROLE D’ALBERTA et de Saskatchewan, on gardera cet argent pour favoriser NOTRE économie et NOS énergies 

7. Au lieu de payer pour le Bas Churchill, on payera pour NOS projets hydroélectriques (Nous payons pour aider Terre-Neuve à construire une structure électrique marine pour lui éviter de passer chez nous!) 

8. On ne sera plus obligés d’aller en COUR contre le fédéral pour lui faire respecter ses engagements (exemple Aveos / Air Canada)   

9. On payera pour UNE police nationale au lieu de deux (GRC), et on sera plus efficace contre la corruption et la collusion, on aura accès aux informations au lieu de se battre avec la GRC qui les garde 

10. On pourra avoir notre propre REGISTRE des armes à feu au lieu de se battre contre le fédéral qui fait tout pour le détruire même si le Québec a payé des centaines de millions$! 

11. On n’aura pas à supporter des débats sur l’avortement et la peine de mort 

12. On ne sera plus pris avec la loi C-10 (JEUNES CRIMINELS) qui nous obligera à payer pour un système qui ne marche pas, le fédéral nous obligera à payer pour construire davantage de PRISONS au lieu de ce qu’on veut: davantage de réhabilitation, le système QUÉBÉCOIS à ce chapitre FONCTIONNE. 

13. On n’aura plus à se battre pour avoir une JUSTICE FRANCOPHONE, un VÉRIFICATEUR GÉNÉRAL francophone 

14. On n’aura plus à FINANCER le système canadien MULTICULTURALISTE qui attaque NOS PROPRES intérêts, qui dit à nos immigrants: « Vous pouvez vous ghettoiser, pas besoin de vous intégrer aux Québécois ». 

15. Nous aurions respecté le traité de KYOTO au lieu d’en être sorti de force par le fédéral. « C’EST UNE HONTE, CE N’EST LE PAYS QUE LES QUÉBÉCOIS VEULENT. C’EST ÇA LE CANADA DONT VOUS ÊTES FIERS? LA CHICANE VIENT DE OTTAWA. »
16. On n’aura plus à payer pour de la propagande comme rendre hommage à la guerre de 1812, etc.
17. Nous pourrons construire une société qui nous ressemble dans un projet qui nous rassemble au lieu de la DIVISION ET DISCORDE FÉDÉRALE.
18. L’indépendance ne réglera pas tous les problèmes MAIS nous aurons les MOYENS de les régler.

Les Québécois marchent la tête haute à la face du monde

Quel beau texte plein de vérités qui remettent les pendules à l’heure.

« Nos ennemis (surtout canadiens) ont dit et répéteront que les Québécois ne sont pas à la hauteur économiquement, que nous sommes les plus endettés (ce qui est faux), que nous sommes des incapables.
Diatribes absurdes!
Sans pétrole, sans gaz, sans faveurs fédérales, contre tous les obstacles posés sur notre chemin (surtout par le fédéral canadien), nous avons réussi à construire une des économies les plus prospères, les plus diversifiées et les plus résilientes de la planète (28e au monde).

Nous n’avons pas réussi tout ça en faisant la guerre, en écrasant les autres. Non, les Québécois ont fait leur place en montrant de la  résistance, en étant créatifs, persévérants, audacieux, ouverts, patients et solidaires. »

MARCHONS LA TÊTE HAUTE, LA SOUVERAINETÉ NOUS FERA RÉALISER NOTRE PLEIN POTENTIEL.

Le peuple québécois peut marcher la tête haute.
www.lactualite.com/actualites/politique/le-peuple-quebecois-peut-marcher-la-tete-haute/

Le Canada (« corps étranger »): DIX GIFLES contres le Québec en 2013 seulement.

(Par Jean-François Lisée, ministre au gouvernement du Parti Québécois)

Pour tout vous dire, ça m’est venu comme ça, l’expression voulant que le Canada apparaissait « de plus en plus comme un corps étranger » dans l’expérience québécoise.

Les journalistes tentaient de me faire (commenter) le bond de 33 % à 44 % de l’intention de vote souverainiste entre deux récents sondages.

Je m’y suis refusé, trouvant beaucoup plus importante la tendance lourde qui fait en sorte que l’attachement des Québécois envers le Canada s’amenuise, notamment chez les jeunes Québécois.
On est en présence d’une «décanadianisation» du Québec et, chez nos voisins, d’une «déquébécisation» du Canada.

Il ne faut pas faire la souveraineté « contre le Canada ». La raison de faire la souveraineté est positive: devenir maître de son destin. Mais affirmer qu’elle ne doit être QUE positive serait, pour reprendre ses propres termes, « occulter une réalité ».


Quelle est-elle? Sans revenir au passé — Crise d’octobre, Constitution en Coup d’État, manoeuvres antidémocratiques, scandale des commandites, la liste est longue! — la simple revue des dossiers courants est accablante pour notre voisin canadien:

1.
Le pont Champlain est de responsabilité fédérale. Il vieillit prématurément. Mais le Canada refuse de nous le remplacer si nous ne payons pas pour la facture, en nous imposant un péage que la totalité des intervenants montréalais refuse.
Cette idée vient-elle du Québec? Non. Elle vient de l’extérieur.

2.
Les milliards$ du Fonds de travailleurs participent à l’activité économique de la métropole et des régions du Québec d’une façon tangible et démontrée, mais Ottawa veut leur couper les ailes, contre la totalité des intervenants — patronaux, syndicaux et gouvernementaux — québécois. Cette idée vient-elle du Québec? Non. Elle vient de l’extérieur.

3.
Ottawa a introduit une réforme de l’Assurance-emploi qui appauvrit les régions du Québec et déstructure les industries saisonnières. Le Québec tout entier — patrons, syndiqués, maires, partis nationaux — demande des correctifs importants, sans succès. Cette idée vient-elle du Québec? Non. Elle vient de l’extérieur.

4.
Ottawa a décidé de détruire son registre des armes à feu. Le Québec doit se battre jusqu’en Cour suprême pour supplier le fédéral de lui laisser la part de données venant du Québec et payée par les contribuables québécois. Ottawa refuse et tient à cette destruction massive. Cette idée vient-elle du Québec? Non. Elle vient de l’extérieur.

5.
Après avoir financé à coups de milliards de dollars les industries albertaines et terre-neuviennes du pétrole et l’industrie nucléaire ontarienne sans jamais soutenir l’énergie propre québécoise (on ne lui demandait d’ailleurs pas), Ottawa vient de décider d’accorder une garantie de prêt à l’hydro-électricité terre-neuvienne, faisant ainsi une concurrence déloyale à notre société d’État. Cette idée vient-elle du Québec? Non. Elle vient de l’extérieur.

6.
Ottawa est obsédé par l’idée de créer sa propre Commission nationale des valeurs mobilières, dont le siège serait à Toronto, affaiblissant ainsi Montréal comme ville financière. Même si la Cour suprême a semoncé le gouvernement Harper, il maintient sa volonté d’aller de l’avant, contre le voeu de tous les acteurs économiques québécois. Cette idée vient-elle du Québec? Non. Elle vient de l’extérieur.

7.
En matière environnementale, le Canada a renié sa signature sur l’entente de Kyoto et est toujours considéré comme un des principaux empêcheurs internationaux de trouver un nouvel accord sur le réchauffement de la planète. Cette position vient-elle du Québec? Non. Elle vient de l’extérieur.

8.
En matière d’aide internationale, Ottawa sabre dans ses budgets, favorise les groupes religieux de l’ouest du pays pour la part restante, faisant en sorte que les Organisations de coopération internationale québécoise, qui naguère avaient 25 % du financement, n’en ont plus que 10 %. Cette idée vient-elle du Québec? Non. Elle vient de l’extérieur.

9. 

Dans son combat constant contre la science, Ottawa a mis fin à la formule de recensement long de Statistique Canada, affaiblissant l’outil utilisé par les chercheurs du pays, y compris l’Institut de la statistique du Québec, pour guider les législateurs dans leur travail. Cette idée vient-elle du Québec? Non. Elle vient de l’extérieur.

10. 

Ottawa a appuyé en 2013 une cause qui veut remettre en question la capacité pour les Québécois de déterminer leur avenir selon la règle internationalement reconnue du 50% +1.

Le fédéral avait lui-même adopté il y a 15 ans la « Loi sur la clarté » qui attaque elle aussi le 50%+1.
Tous les partis politiques québécois ont critiqué la décision fédérale. Cette idée vient-elle du Québec? Non. Elle vient de l’extérieur.

AJOUTONS:
Le gouvernement fédéral vient d’annoncer des contrats d’une valeur de 100 milliards$ (payés à 15-20% par le Québec) pour des navires militaires, mais SANS RETOMBÉES POUR LE QUÉBEC.

À la lecture de cette liste du Top-10 des actions fédérales en territoire québécois en 2013, comment ne pas conclure que le Canada agit comme une force externe pour, à répétition, mettre des bâtons dans les roues du Québec?

Comment ne pas constater qu’Ottawa ne reflète pas ainsi, au niveau fédéral, des débats locaux québécois, mais se heurte de plein fouet à des consensus québécois? Comment ne pas admettre que le pouvoir fédéral agit de plus en plus comme un corps étranger qui nuit à notre développement?

Du mépris, oui

Les faits sont têtus. Ils n’appellent ni à une rectitude politique qui escamoterait la réalité actuelle des relations Canada-Québec, ni à la langue de bois.

Il y a du mépris dans l’équation. C’est le mépris grandissant des décideurs fédéraux envers le Québec, ses consensus, ses intérêts. Refuser de le voir et de le dire serait refuser la transparence et l’honnêteté.

Le Canada que les fédéralistes aiment, aimaient, ou voudraient aimer, disparait sous nos yeux et sous leurs yeux. Ce serait les mépriser que de ne pas les amener à ce constat, aussi brutal que la réalité de l’action fédérale.

Sur beaucoup des 10 points soulevés, l’attitude fédérale ne tient pas au seul Harper, mais survivrait à son remplacement par un autre parti fédéral.

Décanadianisation

Le second argument à l’appui du caractère de plus en plus étranger du Canada au Québec tient à l’évolution de l’identité québécoise.

Depuis 2004, et pour la première fois de notre histoire, une majorité de Québécois, toutes langues confondues, s’estiment d’abord Québécois, plutôt que d’abord canadiens.

Pire, l’attachement au Canada est en régression forte, surtout chez les 18-24 ans.
J’ai traité de ces questions en détail dans deux billets:

Mais il y a aussi une tendance à la Déquébécisation du Canada, porté par le fait que, pour la première fois de son histoire, une majorité des Canadiens hors Québec (61 %) estiment que le Canada se porterait mieux si le Québec partait. (Voir ici)

C’est donc dire — et ne le prenez pas mal — que pour une part croissante de nos voisins, le Québec apparaît de plus en plus comme un corps étranger…

SOLUTION SOUVERAINETÉ